{"id":75606,"date":"2026-07-16T11:55:01","date_gmt":"2026-07-16T11:55:01","guid":{"rendered":"https:\/\/dekkbi.com\/?p=75606"},"modified":"2026-07-16T11:57:58","modified_gmt":"2026-07-16T11:57:58","slug":"rdc-deux-mois-apres-lannonce-dune-17e-epidemie-debola-un-virus-qui-progresse-plus-vite-que-la-riposte","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dekkbi.com\/?p=75606","title":{"rendered":"RDC: deux mois apr\u00e8s l\u2019annonce d\u2019une 17e \u00e9pid\u00e9mie d\u2019Ebola, un virus qui progresse plus vite que la riposte"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le 15 mai 2026, la R\u00e9publique d\u00e9mocratique du Congo (RDC) annon\u00e7ait qu\u2019une 17\u1d49 \u00e9pid\u00e9mie d\u2019Ebola avait \u00e9t\u00e9 d\u00e9tect\u00e9e dans l\u2019est de son territoire, avec la province de l\u2019Ituri comme \u00e9picentre. Deux mois plus tard, la progression du virus Bundibugyo est plus rapide que la riposte mise en place. Explications.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Par : Patient Ligodi &#8211; SOURCE RFI <\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Au bout du fil, il y a du bruit. Des voix s&rsquo;\u00e9l\u00e8vent, quelqu&rsquo;un crie. Rodrigue Alitanou, directeur des op\u00e9rations de l\u2019ONG Alliance for International Medical Action (Alima), cherche un coin plus calme dans la cour de son bureau \u00e0 Bunia, dans le nord-est de la R\u00e9publique d\u00e9mocratique du Congo (<strong>RDC<\/strong>). \u00ab\u00a0<em>Pardon, les amis, pardon. Je suis dans une interview<\/em>\u00a0\u00bb, lance-t-il \u00e0 la cantonade avant de reprendre son souffle. Ce 15 juillet 2026, cela fait deux mois, jour pour jour, que la 17\u1d49 \u00e9pid\u00e9mie d&rsquo;<strong>Ebola<\/strong>\u00a0a \u00e9t\u00e9 officiellement d\u00e9clar\u00e9e en RDC.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Sur le terrain, le bruit ne retombe jamais vraiment : celui des centres de traitement qui tournent \u00e0 plein r\u00e9gime, celui des alertes communautaires qui s&rsquo;accumulent, celui aussi des gr\u00e8ves qui \u00e9clatent quand les primes tardent \u00e0 venir.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Deux mois apr\u00e8s son premier cas confirm\u00e9, l&rsquo;\u00e9pid\u00e9mie continue de gagner du terrain, et personne, \u00e0 ce stade, ne sait o\u00f9 se situe son pic.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Plus 750 d\u00e9c\u00e8s et plus de 2 000 cas d\u00e9tect\u00e9s<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L&rsquo;histoire commence \u00e0 Mongbwalu, dans le territoire de Djugu, dans la province orientale de l\u2019Ituri, fin avril. Selon la chronologie \u00e9tablie par le Centre d&rsquo;op\u00e9rations d&rsquo;urgence de sant\u00e9 publique (Cousp), un premier cas suspect d\u00e9veloppe ses sympt\u00f4mes le 24 avril. Quelques jours plus tard, un deuxi\u00e8me cas appara\u00eet dans la m\u00eame famille : la transmission intra domiciliaire est d\u00e9j\u00e0 l\u00e0, avant m\u00eame que quiconque ne prononce le mot Ebola. Le 27 avril, le premier patient meurt. Le lendemain, le second. Ce n&rsquo;est que le 11 mai, avec la r\u00e9union d&rsquo;urgence et le d\u00e9ploiement d&rsquo;une \u00e9quipe d&rsquo;investigation \u00e0 Mongbwalu et Rwampara, que l&rsquo;alerte est prise au s\u00e9rieux. Les pr\u00e9l\u00e8vements suivent le 12 mai, les analyses approfondies \u00e0 l&rsquo;Institut national de recherche biom\u00e9dicale (INRB) de Kinshasa le 13 : huit \u00e9chantillons sur treize reviennent positifs \u00e0 un Ebolavirus non-Za\u00efre. Le s\u00e9quen\u00e7age tranchera le 15 mai : virus Bundibugyo. Ce jour-l\u00e0, le minist\u00e8re de la Sant\u00e9 d\u00e9clare officiellement la 17\u1d49 \u00e9pid\u00e9mie du pays. Deux jours plus tard, l&rsquo;OMS la classe \u00ab&nbsp;urgence de sant\u00e9 publique de port\u00e9e internationale&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Depuis, la courbe ne s&rsquo;est jamais vraiment invers\u00e9e. Selon M\u00e9decins sans fronti\u00e8res (MSF), le nombre de cas confirm\u00e9s a tripl\u00e9 en moins de cinq semaines, passant de 650 \u00e0 pr\u00e8s de 2 000 au 12 juillet, tandis que les d\u00e9c\u00e8s ont plus que quintupl\u00e9 sur la m\u00eame p\u00e9riode, de 130 \u00e0 plus de 700.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">L\u2019\u00e9pid\u00e9mie d&rsquo;Ebola qui progresse le plus vite<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Semaine apr\u00e8s semaine, les chiffres du Cousp racontent la m\u00eame histoire : les semaines \u00e9pid\u00e9miologiques 25 et 26, \u00e0 cheval sur juin et juillet, ont chacune d\u00e9pass\u00e9 300 nouveaux cas confirm\u00e9s. Au 13 juillet, le bilan s&rsquo;\u00e9tablit \u00e0 2 011 cas et 754 morts, soit une l\u00e9talit\u00e9 de 37,5 %. MSF la qualifie d\u00e9j\u00e0 de troisi\u00e8me plus importante \u00e9pid\u00e9mie d&rsquo;Ebola jamais recens\u00e9e, et de celle qui progresse le plus vite. Elle a d\u00e9pass\u00e9, en deux mois, la moiti\u00e9 du nombre de cas enregistr\u00e9s lors de la pr\u00e9c\u00e9dente grande \u00e9pid\u00e9mie du pays, celle de 2018-2020, qui avait dur\u00e9 pr\u00e8s de deux ans.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L&rsquo;Ituri reste, deux mois plus tard, le principal foyer de l&rsquo;\u00e9pid\u00e9mie : 89,9 % des cas, 83,7 % des d\u00e9c\u00e8s, concentr\u00e9s notamment \u00e0 Bunia, Rwampara, Mongbwalu, Nizi et Nyankunde. Mais la carte s&rsquo;est \u00e9largie. Le Nord-Kivu, touch\u00e9 depuis plusieurs semaines, cumule 182 cas. Deux provinces sont venues s&rsquo;ajouter ces derniers jours : le Haut-U\u00e9l\u00e9, o\u00f9 14 cas ont \u00e9t\u00e9 confirm\u00e9s \u2013 dont sept reclass\u00e9s comme import\u00e9s de la zone de sant\u00e9 de Nia-Nia, tous d\u00e9c\u00e9d\u00e9s en communaut\u00e9 avant m\u00eame d&rsquo;atteindre une structure de sant\u00e9 \u2013 et la Tshopo, o\u00f9 Kisangani se trouve d\u00e9sormais concern\u00e9e par quatre cas rattach\u00e9s au m\u00eame corridor \u00e9pid\u00e9miologique. \u00ab&nbsp;<em>On est sur un carrefour, au niveau de l&rsquo;Ituri \u00e0 Bunia, un carrefour qui relie plusieurs provinces&nbsp;<\/em>\u00bb, explique Rodrigue Alitanou. C&rsquo;est par ce carrefour, selon lui, que les poches de contamination se rallument au fil des d\u00e9placements de population.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Un retard entre d\u00e9ni et d\u00e9lais<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00ab&nbsp;<em>L&rsquo;\u00e9pid\u00e9mie va plus vite que la r\u00e9ponse.<\/em>&nbsp;\u00bb La phrase revient plusieurs fois dans la bouche du directeur des op\u00e9rations d&rsquo;Alima. Il ne la prononce pas comme un constat d&rsquo;\u00e9chec, mais comme la description d&rsquo;un rapport de force qui ne s&rsquo;est jamais invers\u00e9 depuis mai.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Deux facteurs l&rsquo;expliquent, selon lui : le d\u00e9ni initial des populations, dans un territoire qui avait d\u00e9j\u00e0 connu Ebola par le pass\u00e9, et le temps qu&rsquo;il a fallu \u00e0 la riposte pour se mettre en place, temps pendant lequel le virus a continu\u00e9 de circuler, invisible, dans plusieurs zones de sant\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Sur le terrain, ce retard se lit dans les chiffres du suivi des contacts. Au 13 juillet, seuls 67,4 % des contacts recens\u00e9s au niveau national avaient \u00e9t\u00e9 effectivement vus, tr\u00e8s en de\u00e7\u00e0 du seuil de 95 % recommand\u00e9 par les autorit\u00e9s sanitaires. En Ituri, sept zones de sant\u00e9 n&rsquo;avaient m\u00eame pas transmis leur rapport de suivi ce jour-l\u00e0. Au Haut-U\u00e9l\u00e9, \u00e0 peine plus d&rsquo;un contact sur deux avait \u00e9t\u00e9 retrouv\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Or, chaque contact non vu est une cha\u00eene de transmission qui continue de courir, quelque part, sans que personne ne le sache encore.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Des centres qui d\u00e9bordent, des patients qui arrivent trop tard<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00c0 Bunia, le centre de traitement d&rsquo;Elikya, dot\u00e9 de 90 lits, fonctionne presque en permanence, \u00e0 pleine capacit\u00e9. \u00ab&nbsp;<em>Les gens nous disent r\u00e9guli\u00e8rement qu&rsquo;ils pr\u00e9f\u00e8rent attendre chez eux et ne venir que lorsqu&rsquo;un lit se lib\u00e8re<\/em>&nbsp;\u00bb, raconte Sylvie Kaczmarczyk, coordinatrice des urgences de MSF sur place. La cons\u00e9quence, dit-elle, ce sont des patients qui arrivent d\u00e9j\u00e0 dans un \u00e9tat critique. \u00c0 Mongbwalu, le m\u00e9decin responsable des programmes de MSF, Ayokunnu Raji, dresse un bilan comparable : 57 survivants soign\u00e9s depuis le lancement des interventions de l&rsquo;ONG, contre plus de 110 patients d\u00e9c\u00e9d\u00e9s. Le rapport du Cousp donne, pour l&rsquo;ensemble du pays, une photographie de cette saturation : au 13 juillet, le taux d&rsquo;occupation des structures d&rsquo;isolement atteignait 120,6 % au Nord-Kivu et 82,7 % en Ituri, o\u00f9 753 patients \u00e9taient hospitalis\u00e9s, dont 246 cas confirm\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Rodrigue Alitanou d\u00e9crit, lui, l&rsquo;autre versant du m\u00eame probl\u00e8me : les d\u00e9c\u00e8s communautaires, ces patients qui meurent chez eux avant m\u00eame d&rsquo;avoir crois\u00e9 un soignant. C&rsquo;est l\u00e0, selon lui, qu&rsquo;une partie d\u00e9cisive de la transmission continue de se jouer&nbsp;: dans les foyers, les march\u00e9s, les enterrements, plus que dans les centres de traitement eux-m\u00eames.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Des soignants entre riposte, d\u00e9c\u00e8s et gr\u00e8ves<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Il y a toujours deux menaces, selon Rodrigue Alitanou : le d\u00e9ni, qui recule progressivement gr\u00e2ce aux sensibilisations, et les mouvements sociaux du personnel soignant, li\u00e9s \u00e0 des retards ou des d\u00e9saccords sur les primes. \u00ab&nbsp;<em>L&rsquo;exemple concret, c&rsquo;est l&rsquo;arr\u00eat de la prise en charge<\/em>&nbsp;\u00bb, explique-t-il. Un centre en gr\u00e8ve ne peut plus faire le triage des nouveaux cas. Ceux-ci restent alors dans les communaut\u00e9s ou dans des structures non sp\u00e9cialis\u00e9es, avec un risque de contamination accru, et, pour les malades d\u00e9j\u00e0 hospitalis\u00e9s dont les soins s&rsquo;interrompent, un risque de d\u00e9c\u00e8s plus \u00e9lev\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le rapport du Cousp du 13 juillet confirme, sans le nommer comme une gr\u00e8ve, un sympt\u00f4me du m\u00eame mal \u00e0 Rwampara : les activit\u00e9s d&rsquo;enterrements dignes et s\u00e9curis\u00e9s y sont paralys\u00e9es faute de paiement des \u00e9quipes charg\u00e9es de les mener. Le document mentionne \u00e9galement une r\u00e9sistance communautaire \u00e0 Mandima et neuf rapports en attente \u00e0 Nizi, o\u00f9 une dotation de kits est pr\u00e9vue pour tenter de d\u00e9bloquer la situation.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les soignants eux-m\u00eames paient un tribut \u00e0 cette \u00e9pid\u00e9mie. En Ituri, 114 membres du personnel de premi\u00e8re ligne ont \u00e9t\u00e9 infect\u00e9s depuis le d\u00e9but de la riposte, selon le Cousp : 58 en sont sortis gu\u00e9ris, 20 sont encore hospitalis\u00e9s, 36 sont morts, soit une l\u00e9talit\u00e9 de 31,6 %, sup\u00e9rieure \u00e0 celle observ\u00e9e dans la population g\u00e9n\u00e9rale. Bunia, Rwampara et Mongbwalu concentrent l&rsquo;essentiel de ces contaminations. \u00ab&nbsp;<em>Le risque z\u00e9ro n&rsquo;existe pas<\/em>&nbsp;\u00bb, reconna\u00eet Rodrigue Alitanou, qui confirme qu&rsquo;Alima elle-m\u00eame a \u00e9t\u00e9 touch\u00e9e malgr\u00e9 les protocoles de protection en place. Il assure que la prise en charge des soignants infect\u00e9s est imm\u00e9diate, et que l&rsquo;issue est, pour la plupart des cas enregistr\u00e9s depuis le d\u00e9but de la riposte, favorable.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Aucun traitement ni vaccin valid\u00e9, mais deux essais th\u00e9rapeutiques<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pendant que le virus avance, la recherche tente de le rattraper. Il n&rsquo;existe \u00e0 ce jour aucun traitement ni vaccin valid\u00e9 contre le virus Ebola-Bundibugyo. Depuis le 6 juillet, l&rsquo;essai PARTNERS, coordonn\u00e9 par l&rsquo;OMS avec la participation d&rsquo;Alima, teste deux nouvelles mol\u00e9cules chez des patients d\u00e9j\u00e0 confirm\u00e9s, dans l&rsquo;un des centres de Bunia.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Depuis le 14 juillet, un second essai a d\u00e9marr\u00e9 : EBO-PEP \u2013 coordonn\u00e9 par Alima, l&rsquo;INRB et l&rsquo;ANRS Maladies infectieuses \u00e9mergentes \u2013 \u00e9value l&rsquo;antiviral oral obeldesivir comme traitement pr\u00e9ventif chez les personnes ayant eu un contact \u00e0 haut risque avec un cas confirm\u00e9, dans les cinq jours suivant l&rsquo;exposition. Environ 1 000 participants sont attendus, suivis quotidiennement, pendant 21 jours, \u00e0 partir des centres adoss\u00e9s aux structures d&rsquo;Alima \u00e0 Bunia et Rwampara.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Un troisi\u00e8me essai, \u00e0 vis\u00e9e observationnelle, doit quant \u00e0 lui d\u00e9marrer dans les prochaines semaines, selon Rodrigue Alitanou, pour mieux comprendre l&rsquo;\u00e9volution clinique de la maladie. \u00ab&nbsp;<em>On est dans la pr\u00e9vention, et on est dans le th\u00e9rapeutique<\/em>&nbsp;\u00bb, r\u00e9sume-t-il, en d\u00e9crivant les deux premiers essais comme les deux faces d&rsquo;une m\u00eame strat\u00e9gie : emp\u00eacher la maladie de se d\u00e9clarer chez les expos\u00e9s, et mieux soigner ceux qui l&rsquo;ont d\u00e9j\u00e0 contract\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Une question qui reste ouverte<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Enfin, Rodrigue Alitanou formule un plaidoyer : celui d&rsquo;une coordination nationale qui parvienne enfin \u00e0 agir simultan\u00e9ment dans les zones d\u00e9j\u00e0 touch\u00e9es et dans celles qui ne le sont pas encore, plut\u00f4t que de courir, comme aujourd&rsquo;hui, apr\u00e8s une \u00e9pid\u00e9mie qui a toujours une longueur d&rsquo;avance.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Sur le terrain, en marge des \u00e9changes officiels, cette pr\u00e9occupation trouve un \u00e9cho. Un m\u00e9decin impliqu\u00e9 dans la riposte \u00e0 Mongbwalu, qui s&rsquo;exprime sous couvert d&rsquo;anonymat, estime que certains piliers de la coordination, en particulier la surveillance et la mobilisation communautaire, peinent encore \u00e0 fonctionner de fa\u00e7on homog\u00e8ne, et que les zones non encore touch\u00e9es restent insuffisamment pr\u00e9par\u00e9es pour \u00e9viter que de nouveaux foyers ne s&rsquo;y installent. Cette m\u00eame source \u00e9voque \u2013 comme hypoth\u00e8se personnelle et non comme une projection officielle \u2013 la possibilit\u00e9 que l&rsquo;\u00e9pid\u00e9mie se prolonge bien au-del\u00e0 de cette ann\u00e9e, si la dynamique actuelle ne s&rsquo;inverse pas.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Deux mois apr\u00e8s son premier cas confirm\u00e9, l&rsquo;\u00e9pid\u00e9mie du Bundibugyo n&rsquo;a, \u00e0 ce stade, pas encore atteint son pic. C&rsquo;est ce que confirme Rodrigue Alitanou, depuis cette cour de Bunia o\u00f9 le bruit, ce jour comme les autres, n&rsquo;a jamais vraiment cess\u00e9.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le 15 mai 2026, la R\u00e9publique d\u00e9mocratique du Congo (RDC) annon\u00e7ait qu\u2019une 17\u1d49 \u00e9pid\u00e9mie d\u2019Ebola avait \u00e9t\u00e9 d\u00e9tect\u00e9e dans l\u2019est<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":72561,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[51],"tags":[],"class_list":["post-75606","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-general"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/75606","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=75606"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/75606\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":75608,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/75606\/revisions\/75608"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/72561"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=75606"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=75606"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=75606"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}