{"id":7441,"date":"2023-02-24T12:42:10","date_gmt":"2023-02-24T12:42:10","guid":{"rendered":"https:\/\/dekkbi.com\/?p=7441"},"modified":"2023-02-24T12:42:11","modified_gmt":"2023-02-24T12:42:11","slug":"deux-decennies-dexistence-20-temps-dhistoires-les-moments-forts-du-journal","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dekkbi.com\/?p=7441","title":{"rendered":"Deux d\u00e9cennies d\u2019existence : 20 temps d\u2019histoires ! \u2013 Les moments forts du journal"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Ce 24 f\u00e9vrier, Le Quotidien boucle ses 20 ans d\u2019existence. C\u2019est \u00e0 la fois rien et aussi beaucoup. Bien s\u00fbr, il va continuer \u00e0 rayonner. Mais, il est n\u00e9 et a grandi dans un environnement hostile. Il a d\u00fb lutter contre des vents contraires, surmonter des obstacles pour atteindre ses 20 ans. Dans un environnement concurrentiel et pr\u00e9caris\u00e9, Le Quotidien devait cr\u00e9er sa propre personnalit\u00e9 \u00e9ditoriale. Et il l\u2019a r\u00e9ussi. Chaque matin, il raconte des histoires, rencontre des hommes qui font le S\u00e9n\u00e9gal et aussi l\u2019Afrique\u2026 Dans cette \u00e9dition, Le Quotidien vous d\u00e9taille ses 20 temps d\u2019histoires.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Num\u00e9ro 00 : L\u2019Acte de naissance<br><\/strong>Ces dossiers qui ont perdu Mame Madior Boye\u2026 C\u2019est l\u2019acte de naissance du Quotidien. Il est le premier num\u00e9ro du journal qui est sorti dans les kiosques pour la premi\u00e8re fois le 24 f\u00e9vrier 2003. Depuis cette \u00e9dition, Le Quotidien, manag\u00e9 par une \u00e9quipe de jeunes rompus \u00e0 la t\u00e2che et pr\u00eats \u00e0 relever les d\u00e9fis, r\u00e9ussit son entr\u00e9e dans la presse s\u00e9n\u00e9galaise de mani\u00e8re fracassante.<br>Les 20 ans d\u2019existence du journal co\u00efncident avec le 6003\u00e8me num\u00e9ro. Un long chemin parcouru avec une identit\u00e9 \u00e9ditoriale unique. Elle inspire les autres titres du pays.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Entretien avec Idrissa Seck en prison : Un scoop in\u00e9dit&nbsp;<\/strong><br>Ecrou\u00e9 pour atteinte \u00e0 la s\u00fbret\u00e9 de l\u2019Etat, Idrissa Seck s\u2019est retrouv\u00e9 dans le viseur du r\u00e9gime de Me Abdoulaye Wade apr\u00e8s des ann\u00e9es de complicit\u00e9. Il est conduit \u00e0 l\u2019\u00e9chafaud politico-judiciaire suite \u00e0 des accusations de d\u00e9tournement de deniers publics dans le cadre des chantiers de Thi\u00e8s. Quelques jours apr\u00e8s son placement sous mandat de d\u00e9p\u00f4t, l\u2019ex-Premier ministre rencontre un reporter du Quotidien au parloir. Dans cette interview in\u00e9dite, l\u2019enfant putatif d\u00e9nonce un complot d\u2019Etat, balaie les accusations \u00abfallacieuses\u00bb du clan Wade.<br>Cette sortie avait mis l\u2019Administration sens dessus dessous, irrit\u00e9 encore un r\u00e9gime qui ne lui a rien pardonn\u00e9. Idy, qui s\u2019\u00e9tait retrouv\u00e9 entre les mains du couple Diakhat\u00e9 (Seynabou Ndiaye, Doyenne des juges, et Cheikh Tidiane, pr\u00e9sident de la Haute cour de justice), avait finalement obtenu un non-lieu. Blanchi par la Justice, il avait \u00e9chou\u00e9 \u00e0 la porte du second tour lors de la Pr\u00e9sidentielle de 2007 face \u00e0 son ancien mentor.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Arrestation de l\u2019Administrateur g\u00e9n\u00e9ral : La naissance du monstre<\/strong><br>Le vendredi 9 juillet 2004, Madiambal Diagne, directeur de publication du journal Le Quotidien, est arr\u00eat\u00e9, puis inculp\u00e9 et plac\u00e9 en d\u00e9tention. Le pouvoir visait ses deux articles qui mettaient en cause la promotion de juges \u00abdociles\u00bb et d\u00e9non\u00e7aient les \u00abvell\u00e9it\u00e9s de plus en plus affirm\u00e9es de mettre \u00e0 des postes strat\u00e9giques des magistrats sous les ordres\u00bb du pouvoir pr\u00e9sidentiel. Alors que le deuxi\u00e8me avait livr\u00e9 des informations d\u00e9taill\u00e9es sur une affaire de corruption \u00e0 la direction des Douanes.<br>Evidemment, le r\u00e9gime de Wade n\u2019a jamais remis en cause la v\u00e9racit\u00e9 de ses informations, mais il reprochait au directeur de publication du Quotidien, leur divulgation. Somm\u00e9 de r\u00e9v\u00e9ler le nom de ses informateurs, Madiambal Diagne a refus\u00e9 de s\u2019ex\u00e9cuter.<br>Apr\u00e8s son audition \u00e0 la Dic, il est d\u00e9f\u00e9r\u00e9 au Parquet. Il passera plus de 7 heures dans les caves du Palais de justice, ancien Bloc des Madeleines. Apr\u00e8s son face-\u00e0-face avec la Doyenne des juges, Mme Seynabou Ndiaye Diakhat\u00e9, M. Diagne est plac\u00e9 sous mandat de d\u00e9p\u00f4t sur la base du fameux article 80. Les chefs d\u2019inculpation sont lourds&nbsp;: publication de correspondances et de rapports secrets du ministre de l\u2019Economie et des finances relatifs \u00e0 une affaire judiciaire en cours, diffusion de fausses nouvelles, d\u2019actes et man\u0153uvres compromettant la s\u00e9curit\u00e9 publique, occasionnant des troubles politiques graves.<br>En sortant des tiroirs poussi\u00e9reux ce dispositif judiciaire, qui avait servi au r\u00e9gime socialiste de Abdou Diouf, pour l\u2019envoyer en prison une vingtaine de fois au motif de \u00abtroubles \u00e0 l\u2019ordre public\u00bb, Me Wade franchit un cap dans sa tentative de museler la presse. Quatre ans seulement apr\u00e8s son \u00e9lection \u00e0 la Pr\u00e9sidence.<br>C\u2019est un virage \u00e0 360 degr\u00e9s que le Pr\u00e9sident Wade venait d\u2019op\u00e9rer dans sa gestion des affaires publiques. Lui qui a encens\u00e9 les m\u00e9dias. D\u00e8s son accession \u00e0 la magistrature supr\u00eame, le d\u00e9fil\u00e9 des directeurs de publication n\u2019a jamais cess\u00e9 \u00e0 la Dic, devenue bras arm\u00e9 de l\u2019Etat. Pris dans une affaire, qui a un \u00e9cho national et international, l\u2019Etat va l\u00e2cher du lest&nbsp;: apr\u00e8s 17 jours de d\u00e9tention, Madiambal Diagne obtient une libert\u00e9 provisoire.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Journ\u00e9e sans presse : L\u2019acte de r\u00e9sistance<br><\/strong>D\u00e8s l\u2019arrestation du directeur de publication du journal Le Quotidien le 9 juillet 2004, la mobilisation est imm\u00e9diate. Dans un \u00e9lan spontan\u00e9, les journalistes, \u00e9diteurs, d\u00e9fenseurs des droits de l\u2019Homme, opposants politiques, envahissent la rue pour mettre la pression sur le r\u00e9gime de Wade. Ils demandent sa lib\u00e9ration et aussi l\u2019abrogation de textes jug\u00e9s liberticides, avec en t\u00eate de liste l\u2019article 80, sur les actes de nature \u00e0 compromettre la s\u00e9curit\u00e9 publique. D\u2019un commun accord, les \u00e9diteurs d\u00e9cr\u00e8tent une journ\u00e9e sans presse&nbsp;: 9 sur dix quotidiens, qui composent la presse priv\u00e9e, d\u00e9cident de ne pas para\u00eetre le lundi 12 juillet 2004. Alors que les radios priv\u00e9es Fm diffusent la musique avec des chansons au vitriol contre les r\u00e9gimes qui tuent les libert\u00e9s.<br>Un \u00e9ditorial commun intitul\u00e9 \u00abTous contre le monstre\u00bb -la censure- a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9 samedi par les dix journaux priv\u00e9s du S\u00e9n\u00e9gal, accompagn\u00e9, en guise d\u2019invitation \u00e0 arr\u00eater tout le monde ou personne, de la reproduction des deux articles de Madiambal Diagne. Pour les \u00e9diteurs, \u00able pouvoir a choisi la strat\u00e9gie de l\u2019intimidation et l\u2019escalade afin d\u2019installer la panique dans nos rangs. Cette option bien pens\u00e9e, savamment planifi\u00e9e et froidement ex\u00e9cut\u00e9e, a pour objectif clair de semer une honteuse culture d\u2019autocensure dans les r\u00e9dactions. Un plan de guerre contre notre corporation\u2026\u00bb.<br><strong>La promesse de Abdoulaye Wade<\/strong><br>Cette affaire devient ainsi un caillou dans la chaussure du Pr\u00e9sident Wade, embarrass\u00e9 par la tournure des \u00e9v\u00e8nements. Elle le rattrape lors de sa visite en France. Il se prononce alors en faveur de l\u2019abrogation de l\u2019article 80, qui faisait partie de ses promesses de campagne, mais il en a eu recours \u00e0 souhait durant son r\u00e8gne.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Attaque contre Le Quotidien :&nbsp; Le coup de col\u00e8re et marketing de Me Wade<br><\/strong>Dans la foul\u00e9e de la r\u00e9\u00e9lection de Wade \u00e0 la Pr\u00e9sidentielle, le journal poursuit ses enqu\u00eates sur la d\u00e9t\u00e9rioration des finances publiques. Enivr\u00e9 par les r\u00e9v\u00e9lations du Quotidien sur la situation \u00e9conomique du pays, Me Abdoulaye Wade s\u2019en prend publiquement au journal. C\u2019\u00e9tait lors d\u2019une rencontre \u00e0 la Pr\u00e9sidence. C\u2019\u00e9tait en mars 2007, au lendemain de sa r\u00e9\u00e9lection au premier tour. Apr\u00e8s plus de 30 jours de silence absolu, il organise une conf\u00e9rence de presse \u00e0 la Pr\u00e9sidence. Il prend le journal en mondovision et encha\u00eene avec un one-man-show. Il est pris en photo avec l\u2019\u00e9dition du jour. Ce qui inspire une campagne de communication&nbsp;avec un message inspirant&nbsp;: Faites comme lui, lisez Le Quotidien.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Sortie de Idy de prison : L\u2019origine du Protocole de Rebeuss<\/strong><br>\u00abProtocole de Rebeuss\u00bb. Si le terme est plus c\u00e9l\u00e8bre et adopt\u00e9 par tous, c\u2019est qu\u2019il faut le rappeler, c\u2019est Le Quotidien qui l\u2019avait ainsi baptis\u00e9 dans son \u00e9dition du 13 novembre 2006, pages 8 et 9. Quelques mois auparavant, le journal avait qualifi\u00e9 ces n\u00e9gociations entre Wade et Idy, \u00e0 sa Une, de \u00abPacte de Rebeuss\u00bb. Sur la base d\u2019un accord financier parce qu\u2019il \u00e9tait question de \u00abpayer\u00bb, \u00abrembourser\u00bb, d\u2019\u00abacompte\u00bb et de \u00abcompte bancaire\u00bb. Sur la base d\u2019un accord politique aussi parce qu\u2019il s\u2019agissait de modalit\u00e9s de la candidature de Idrissa Seck et de la r\u00e9\u00e9lection de Abdoulaye Wade \u00e0 la Pr\u00e9sidentielle de 2007. Dans ces discussions, il y avait aussi deux \u00e9missaires : Me Nafissatou Diop Ciss\u00e9 pour le prisonnier, Me Ousmane S\u00e8ye pour le Pr\u00e9sident.<br>Il faut souligner aussi que ce que nous avons appel\u00e9 \u00abProtocole de Rebeuss\u00bb \u00e9tait une version de Idrissa Seck, en son temps, apr\u00e8s sa lib\u00e9ration le 7 f\u00e9vrier 2006. Version contest\u00e9e dans l\u2019\u00e9dition du lendemain par l\u2019avocat de l\u2019Etat, Me Ousmane S\u00e8ye, qui d\u00e9clarait que l\u2019ancien Pm avait \u00abd\u00e9form\u00e9 le contenu des n\u00e9gociations\u00bb. Et plus tard d\u2019ailleurs, Wade avait brandi \u00e0 la t\u00e9l\u00e9 son \u00abprotocole\u00bb, qu\u2019il estimait \u00eatre \u00able bon\u00bb.<br>A relire ce fameux \u00abProtocole\u00bb, l\u2019on peut admettre la comparaison entre les conditions de la gr\u00e2ce de Macky \u00e0 Karim Wade et celles du non-lieu de Wade \u00e0 Idy. Dans les deux cas, il y a le r\u00f4le discret de l\u2019Administration p\u00e9nitentiaire, un accord de non-triomphalisme et sans manifestation apr\u00e8s lib\u00e9ration, un voyage \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur, etc.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Naissance de Weekend Magazine, Premi\u00e8re Fm, Cocorico, l\u2019Imprimerie du Quotidien : La mont\u00e9e en puissance&nbsp;<\/strong><br>L\u2019ann\u00e9e 2007 marque le d\u00e9but de la croissance du Groupe Avenir Communication. Apr\u00e8s avoir impos\u00e9 Le Quotidien dans l\u2019espace des m\u00e9dias au bout de quatre ans, Weekend Magazine na\u00eet dans l\u2019all\u00e9gresse. Comme le journal, il r\u00e9ussit \u00e0 s\u2019imposer avec sa propre ligne \u00e9ditoriale. L\u2019Admi\u00adnistrateur g\u00e9n\u00e9ral \u00e9largit le groupe avec un journal satirique&nbsp;: Cocorico. Ce quotidien est n\u00e9 en m\u00eame temps que la radio, Premi\u00e8re Fm. Avec Le Quotidien, Weekend Magazine, Cocorico, Premi\u00e8re Fm et l\u2019Imprimerie du Quotidien, Avenir Communication devient l\u2019un des groupes de presse les plus puissants de l\u2019espace m\u00e9diatique. Face \u00e0 cette mont\u00e9e en puissance, le r\u00e9gime d\u00e9cida de d\u00e9manteler l\u2019empire de Madiambal Diagne dont la notori\u00e9t\u00e9 ne cesse de cro\u00eetre.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Blocage de Premi\u00e8re Fm :&nbsp; Le sabotage du r\u00e9gime de Wade&nbsp;<\/strong><br>Avec un poids m\u00e9diatique aussi important, le Groupe Avenir Communication se retrouve dans le viseur du pouvoir lib\u00e9ral. La Premi\u00e8re Fm est emp\u00each\u00e9e d\u2019\u00e9mettre par l\u2019Autorit\u00e9 de r\u00e9gulation des postes et t\u00e9l\u00e9communications (Artp), bras arm\u00e9 du r\u00e9gime de Me Wade qui veut liquider le patron de l\u2019entreprise. Elle prit d\u2019assaut le si\u00e8ge du journal avec une escouade de gendarmes pour emp\u00eacher la radio d\u2019\u00e9mettre. Alors qu\u2019on est \u00e0 la veille d\u2019une Pr\u00e9sidentielle 2007 cruciale pour Me Wade. La fr\u00e9quence acquise par Premi\u00e8re Fm est remise en cause. Elle est bloqu\u00e9e pendant 6 mois alors que le personnel \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 recrut\u00e9. Plus tard, une mauvaise fr\u00e9quence lui sera attribu\u00e9e, mais le mal \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 fait. En r\u00e9ussissant \u00e0 saboter le lancement de la radio, le dessein du pouvoir lib\u00e9ral \u00e9tait de mettre \u00e0 terre le Groupe Avenir Communication. Ses responsables avaient m\u00eame appel\u00e9 \u00e0 boycotter la presse priv\u00e9e en repr\u00e9sailles \u00e0 leurs lignes \u00e9ditoriales jug\u00e9es critiques.<br>Au bout de quelques mois, Premi\u00e8re Fm et Cocorico vont cesser d\u2019\u00e9mettre et de para\u00eetre \u00e0 cause des assauts r\u00e9p\u00e9t\u00e9s d\u2019un r\u00e9gime dont l\u2019objectif \u00e9tait de mettre \u00e0 terre une entreprise. En d\u00e9pit des efforts inlassables de l\u2019Administrateur g\u00e9n\u00e9ral de garder en vie toutes les entit\u00e9s de l\u2019entreprise, c\u2019est la fin d\u2019une \u00e9poque.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Tiken Jah Fakoly, personae non grata : L\u2019autre arr\u00eat\u00e9 Ousmane Ngom<\/strong><br>Sur la sc\u00e8ne de l\u2019Institut culturel L\u00e9opold S\u00e9dar Senghor de Dakar le 13 d\u00e9cembre 2007, il avait donn\u00e9 son avis sur le d\u00e9bat sur la d\u00e9volution monarchique du pouvoir au S\u00e9n\u00e9gal. \u00abSi Karim Wade ne veut pas qu\u2019on l\u2019attaque, il n\u2019a qu\u2019\u00e0 rester au berceau\u00bb, avait lanc\u00e9 devant le public, Tiken Jah Fakoly. Le reggaeman ivoirien avait lanc\u00e9 une bombe derri\u00e8re lui. Passablement agac\u00e9 par cette d\u00e9claration, le ministre de l\u2019Int\u00e9rieur le d\u00e9clara personae non grata au S\u00e9n\u00e9gal.<br>Il est joint par t\u00e9l\u00e9phone, au lendemain de cette mesure, \u00e0 Abidjan. Tiken Jah Fakoly fut \u00e9tonn\u00e9, mais avait pri\u00e9 les autorit\u00e9s de revenir sur cette d\u00e9cision et soutenu qu\u2019elles ne vont pas r\u00e9ussir \u00e0 le b\u00e2illonner et qu\u2019il va continuer d\u2019ass\u00e9ner ses v\u00e9rit\u00e9s si le S\u00e9n\u00e9gal vire \u00e0 la d\u00e9rive. Le rasta ivoirien fut autoris\u00e9 \u00e0 revenir par Me Wade, qui s\u2019est montr\u00e9 incr\u00e9dule en apprenant que Ousmane Ngom avait pris cette mesure \u00e0 son encontre\u2026<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Rencontre avec Jean-Claude Mimran : Les v\u00e9rit\u00e9s sal\u00e9es du roi du sucre<\/strong><br>13 septembre 2012, Mimran brise le silence dans ce journal.<br>C\u2019est un scoop in\u00e9dit pour la 30e fortune de France, dans son chalet de Gstaad, station de ski hupp\u00e9e de la jet-set et de la haute-soci\u00e9t\u00e9 internationale, nich\u00e9e \u00e0 1050 m\u00e8tres d\u2019altitude dans le canton de Berne en Suisse. C\u2019est dans cet endroit que cet homme, qui est voisin de Johnny Halliday, du Prince Victor Emmanuel de Savoie, fils du dernier Roi d\u2019Italie, Umberto II, et de Marie-Jos\u00e9 de Belgique, qui partage les pistes de promenade avec le Roi Constantin II de Gr\u00e8ce et la Reine Anne-Marie de Danemark, s\u2019est entretenu avec Le Quotidien.<br>C\u2019est un homme simple. Jean-Claude Mimran \u00e9tait v\u00eatu d\u2019un pantalon jean avec une liquette en lin blanc et de sandales aux pieds. Les seuls signes de richesse ou d\u2019opulence dans la demeure sont le cigare entre les doigts et quelques tableaux de grands ma\u00eetres qui tapissent certains murs.<br>Il avait \u00e0 ses c\u00f4t\u00e9s son collaborateur, Mamadou Diagna Ndiaye, celui qu\u2019il couvre de l\u2019attribut&nbsp;: \u00abMa main droite et ma main gauche.\u00bb Dans la famille Mimran, le travail est \u00e9rig\u00e9 en culte. Pendant plus d\u2019une heure trente d\u2019entretien, le roi du sucre n\u2019avait rien \u00e9lud\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Entretien de Alex Segura : \u00abBient\u00f4t, les salaires pourraient ne pas \u00eatre pay\u00e9s\u00bb<\/strong><br>Le vendredi 16 mai 2008, le S\u00e9n\u00e9gal se d\u00e9battait dans les effets de la crise alimentaire mondiale et la hausse g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e des prix des produits de premi\u00e8re consommation. La situation \u00e9tait si difficile que l\u2019Etat, \u00e0 force de subventionner les denr\u00e9es de premi\u00e8re n\u00e9cessit\u00e9, en arrivait \u00e0 ne plus pouvoir payer ses fournisseurs et accumulait les d\u00e9ficits. Une situation si inqui\u00e9tante que le repr\u00e9sentant-r\u00e9sident du Fonds mon\u00e9taire international (Fmi), Alex Segura, n\u2019a pas h\u00e9sit\u00e9 \u00e0 sortir de sa r\u00e9serve pour accorder \u00e0 cette date, une interview retentissante dont le titre \u00e0 la Une du journal disait nettement&nbsp;:&nbsp;\u00abBient\u00f4t, les salaires des fonctionnaires pourraient ne pas \u00eatre pay\u00e9s.\u00bb<br>Parlant des mesures prises par l\u2019Etat pour endiguer la hausse des prix, il disait d\u00e8s l\u2019entame&nbsp;:&nbsp;\u00abL\u2019Etat a pris des mesures sur la fiscalit\u00e9, sur la suspension de droits de douane et de la Tva sur certaines denr\u00e9es de premi\u00e8re n\u00e9cessit\u00e9. Elles ne sont pas efficaces et sont en train de d\u00e9s\u00e9quilibrer les finances publiques. C\u2019est d\u2019ailleurs des mesures qui n\u2019ont pas eu un effet notable sur les prix.\u00bb L\u2019analyste de Bretton Woods ajoutera plus loin&nbsp;:&nbsp;\u00abSi les factures impay\u00e9es au secteur priv\u00e9 ne sont pas compl\u00e8tement \u00e9limin\u00e9es, le syst\u00e8me \u00e9conomique va s\u2019effondrer.\u00bb A la question de savoir s\u2019il ne pr\u00e9conisait pas un retour aux politiques d\u2019ajustement structurel, Segura r\u00e9torquera&nbsp;:&nbsp;\u00abCe n\u2019est pas parce que le Fmi le dit, mais l\u2019Etat n\u2019a pas le choix. Nous ne sommes que des conseillers \u00e9conomiques de l\u2019Etat, nous regardons les finances publiques, les recettes et les d\u00e9penses publiques. Et nous disons que le syst\u00e8me ne tient plus. Si vous n\u2019ajustez pas les d\u00e9penses, dans quelques mois, vous ne serez plus en mesure de payer les d\u00e9penses de la Fonction publique. S\u2019il n\u2019y a pas d\u2019ajustement, avec ou sans le Fmi, le syst\u00e8me des finances publiques va s\u2019effondrer.\u00bb<br>Cet entretien a \u00e9tabli la r\u00e9putation de Alex Segura dont malheureusement, beaucoup d\u2019es\u00adprits n\u00e9gatifs n\u2019ont retenu que l\u2019Affaire de la mallette, dans laquelle le r\u00e9gime du Pr\u00e9sident Wade a failli ruiner sa carri\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Drogue dans la police : Stup\u00e9fiant !<\/strong><br>Stup\u00e9fiant&nbsp;! C\u2019\u00e9tait le titre de la Une du gros scoop sorti par Le Quotidien le 12 septembre 2013. Patron de l\u2019Ocritis, Commissaire Cheikhna Ke\u00efta accuse le Directeur g\u00e9n\u00e9ral de la Police nationale (Dgpn) d\u2019\u00eatre au c\u0153ur du r\u00e9seau de trafic de drogue nig\u00e9rian \u00e0 Dakar. La R\u00e9publique est secou\u00e9e. Il s\u2019en suivra une r\u00e9action \u00abPath\u00e9tique\u00bb du ministre de l\u2019Int\u00e9rieur de l\u2019\u00e9poque, le G\u00e9n\u00e9ral Path\u00e9 Seck. Sans mesurer la gravit\u00e9 des accusations du Commissaire Ke\u00efta, il r\u00e9duit l\u2019affaire \u00e0 un simple affrontement entre deux hauts fonctionnaires de la police. Quelques jours plus tard, Abdoulaye Niang sera d\u00e9barqu\u00e9 et remplac\u00e9 par Anna S\u00e9mou Faye \u00e0 la t\u00eate de la Dgpn. Ke\u00efta sera radi\u00e9 des rangs de la police. Path\u00e9 Seck sera aussi limog\u00e9 du minist\u00e8re de l\u2019Int\u00e9rieur et remplac\u00e9 par Abdoulaye Daouda Diallo.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>K\u00e9ba Keinde, patron de Mfc : Le patron de Millenium Finance Corporation brise le silence<\/strong><br>Dans son \u00e9dition du 30 septembre 2013, Le Quotidien publie une interview exclusive de K\u00e9ba Keinde. La parole du patron de Millenium Finance Corporation est rare. Sa r\u00e9ussite dans son domaine d\u2019activit\u00e9 est remarquable et notoirement reconnue, aussi bien sur la place financi\u00e8re de Duba\u00ef que dans le monde. Pourtant, le banquier d\u2019affaires, K\u00e9ba Keinde, est tenu \u00e9loign\u00e9 de son pays natal \u00e0 la suite d\u2019une inculpation judiciaire du fait de l\u2019affaire de pots-de-vin pour l\u2019acquisition de la licence de t\u00e9l\u00e9phonie par la compagnie de t\u00e9l\u00e9phonie Sudatel. Clamant son innocence, il exprime son souhait de servir son pays en aidant \u00e0 trouver des financements structurants.<br>Install\u00e9 \u00e0 Duba\u00ef depuis 2005, l\u2019ancien candidat 2.0 \u00e0 la Pr\u00e9sidentielle dirige dans la cit\u00e9 d\u2019affaire dubaiote, une banque d\u2019affaires et une banque d\u2019investissements dont la principale vocation est de mobiliser des financements, des investissements priv\u00e9s et publics vers l\u2019Afrique, notamment en provenance du Moyen-Orient et de l\u2019Asie.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>L\u2019ancien chef de la Transition mauritanienne parle : Ould Vall enl\u00e8ve le turban<\/strong><br>Il a parl\u00e9 deux fois dans Le Quotidien&nbsp;: chef de la Tran\u00adsition mauritanienne (2005-2007), il avait accord\u00e9 une interview \u00e0 notre envoy\u00e9 sp\u00e9cial lors de la Pr\u00e9sidentielle de 2007. Ely Mohamed Ould Vall, qui avait renvers\u00e9 Ould Taya, avait organis\u00e9 une Pr\u00e9si\u00addentielle libre et d\u00e9mocratique qui avait sacr\u00e9 Sidy Ould Mohamed. Lequel sera renvers\u00e9 plus tard par Aziz. Cela l\u2019avait rendu amer, et pouss\u00e9 \u00e0 devenir un opposant radical de son cousin.<br>De passage \u00e0 Dakar, l\u2019ancien dirigeant mauritanien, dans notre \u00e9dition du 21 octobre 2015, s\u2019\u00e9tait \u00e9panch\u00e9 sur la situation dans son pays, avec la gouvernance du Pr\u00e9sident Ould Abdel Aziz, auquel il ne reconna\u00eet aucune l\u00e9gitimit\u00e9. Com\u00adparant avec ce qu\u2019avait \u00e9t\u00e9 la Mauritanie lors de son passage aux affaires, et de ce qu\u2019il avait laiss\u00e9, celui qui avait volontairement renonc\u00e9 au pouvoir soutenait que les perspectives qui se dessinent pour son pays \u00e9taient sombres. \u00abLa Mauri\u00adtanie est totalement d\u00e9labr\u00e9e\u00bb, avait-il dit.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Fuite au Concours g\u00e9n\u00e9ral : Reprise des \u00e9preuves de maths<\/strong><br>Le 16 juin 2019, Le Quotidien annonce la fuite des \u00e9preuves de math\u00e9matiques du Concours g\u00e9n\u00e9ral des \u00e9l\u00e8ves de Terminale. Il sera d\u00e9cid\u00e9 la reprise \u00absuite \u00e0 des dysfonctionnements\u00bb. Alors que l\u2019ann\u00e9e d\u2019avant, une histoire de fuites avait r\u00e9vuls\u00e9 les autres lyc\u00e9es. \u00abPour conserver la cr\u00e9dibilit\u00e9 du concours et assurer les m\u00eames chances aux candidats, j\u2019ai d\u00e9cid\u00e9 de faire reprendre l\u2019\u00e9preuve le jeudi 20 juin dans toutes les douze acad\u00e9mies qui avaient pr\u00e9sent\u00e9 des candidats dans cette discipline et pour ce niveau\u00bb, indique le minist\u00e8re de l\u2019Education nationale dans un communiqu\u00e9.<br>Sans les citer, les dysfonctionnements sont li\u00e9s au libell\u00e9 des exercices qui sont impossibles \u00e0 r\u00e9soudre. En plus, une partie des \u00e9preuves avait \u00e9t\u00e9 trait\u00e9e par des \u00e9l\u00e8ves de certains \u00e9tablissements. Cette situation avait pouss\u00e9 certains parents d\u2019\u00e9l\u00e8ves \u00e0 demander la reprise du Concours g\u00e9n\u00e9ral au \u00abnom de l\u2019\u00e9quit\u00e9\u00bb. Mamadou Talla a donn\u00e9 suite \u00e0 ces revendications, en assurant que l\u2019Office du Bac mettra \u00e0 la disposition des candidats, \u00ables informations relatives aux modalit\u00e9s pratiques\u00bb. Ce nouvel impair risque de d\u00e9lester \u00e0 ce concours, son prestige si des soup\u00e7ons entourent chaque ann\u00e9e son d\u00e9roulement.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Sodida, Adama Diop, Djily Mbaye et Diamniadio : Une histoire de si\u00e8ges<\/strong><br>La folle aventure du Quotidien a d\u00e9but\u00e9 aux Hlm, rue 14 prolong\u00e9e, Sodida. C\u2019est un b\u00e2timent R+1, peint en beige, qui sert de r\u00e9daction au journal pendant quatre ans. Avec la cr\u00e9ation de nouveaux produits, le Groupe Avenir Communication d\u00e9m\u00e9nage \u00e0 la Cit\u00e9 Adama Diop de Yoff. L\u2019immeuble R+3, compos\u00e9 de nombreux bureaux, est le symbole de grandeur de l\u2019entreprise, qui compte Le Quotidien, Weekend Magazine, Cocorico, Premi\u00e8re Fm et l\u2019Imprimerie du Quotidien. Puis en 2011, Le Quotidien, Weekend Magazine et l\u2019imprimerie d\u00e9m\u00e9nagent \u00e0 la Cit\u00e9 Djily Mbaye de Yoff.<br>Avec la construction d\u2019un nouveau si\u00e8ge \u00e0 Diamniadio, le Groupe Avenir Communication se projette sur l\u2019avenir dans cette ville o\u00f9 sortent les grands chantiers de l\u2019Etat. C\u2019est le c\u0153ur de l\u2019Administration publique. Le futur du groupe s\u2019\u00e9crit ici avec les nouveaux projets num\u00e9riques, qui vont accompagner ce d\u00e9m\u00e9nagement.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Affaire Thione Seck :&nbsp;La v\u00e9rit\u00e9 des Pv<\/strong><br>Le 11 juin 2015, Le Quotidien publie les Pv d\u2019audition de Thione Seck dont l\u2019arrestation pour une affaire de faux billets ressemblait \u00e0 un conte de\u2026 faits. Mais les Pv, \u00e9tablis par la Section de recherches de la gendarmerie, mettent \u00e0 nu un vaste r\u00e9seau de trafic de faux billets. La filature fut longue et \u00e9prouvante. Au bout de leurs investigations, les hommes du Commandant Issa Diack, patron de la Section de recherches, ont r\u00e9ussi \u00e0 d\u00e9manteler ce gang pr\u00e9sum\u00e9 de trafiquants dont les chefs d\u2019orchestre sont Thione Seck et Ablaye Djit\u00e8ye, plac\u00e9s sous mandat de d\u00e9p\u00f4t pour association de malfaiteurs, blanchiment de capitaux, contrefa\u00e7on de signes mon\u00e9taires ayant cours l\u00e9gal.<br>Face aux enqu\u00eateurs, le lead vocal du Raam Daan a servi un concert de d\u00e9n\u00e9gations. Mais, on a trouv\u00e9 \u00e9videmment chez lui 50 millions d\u2019euros de faux billets (plus de 32 milliards F Cfa). C\u2019est, dit-il, le prix pay\u00e9 par un promoteur gambien vivant en Su\u00e8de pour effectuer 105 concerts \u00e0 travers le monde. Thione en superstar\u2026<br>Dans ses explications, il avait sign\u00e9 un contrat avec des promoteurs gambiens pour une s\u00e9rie de concerts \u00e0 travers le monde. C\u2019\u00e9tait le jackpot. Le contrat de ses r\u00eaves. Il sera arr\u00eat\u00e9 et \u00e9crou\u00e9 pendant 6 mois. Relax\u00e9 en premi\u00e8re instance parce qu\u2019il n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 assist\u00e9 par son avocat au moment des auditions, il sera condamn\u00e9 \u00e0 3 ans dont 8 mois ferme par le juge d\u2019Appel pour \u00abmise en circulation de faux billets, association de malfaiteurs\u00bb. Il a n\u00e9anmoins ordonn\u00e9 la restitution de ses 32 millions de F Cfa, qui ont \u00e9t\u00e9 saisis par les gendarmes de la Section de recherches lors de son arrestation, avant qu\u2019ils ne soient confisqu\u00e9s par la Justice. Il avait renonc\u00e9 \u00e0 son pourvoi en cassation et sign\u00e9 en m\u00eame temps la fin d\u2019une proc\u00e9dure judiciaire qui a dur\u00e9 5 ans. Cette f\u00e2cheuse parenth\u00e8se dans le parcours de sa vie l\u2019avait d\u00e9go\u00fbt\u00e9. Elle lui avait rappel\u00e9, comme il l\u2019affirmait, l\u2019incertitude qui entoure le destin d\u2019un homme. Touch\u00e9 mais pas coul\u00e9, Thione Seck \u00e9tait reparti vers de nouvelles conqu\u00eates en lan\u00e7ant l\u2019album Cedeao en ch\u0153ur. Il part en laissant derri\u00e8re lui un projet inachev\u00e9, apr\u00e8s son d\u00e9c\u00e8s le 14 mars 2021.<br>La publication de ces Pv avait aussi valu au directeur de publication du Quotidien, son placement sous contr\u00f4le judiciaire. Il sera plus tard lev\u00e9 par le juge d\u2019instruction.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Suppression du poste de Premier ministre : Une r\u00e9v\u00e9lation de taille<br><\/strong>6 avril 2019&nbsp;: alors que tout le pays bruit des sp\u00e9culations sur le nom et le profil du prochain chef du gouvernement, Le Quotidien r\u00e9v\u00e9la la d\u00e9cision du chef de l\u2019Etat de supprimer le poste en question. Dans la foul\u00e9e de sa r\u00e9\u00e9lection triomphale \u00e0 la Pr\u00e9sidentielle de 2019, Macky d\u00e9cide de tenter la gestion centralis\u00e9e du pouvoir. Le propos est pass\u00e9 inaper\u00e7u dans son discours d\u2019investiture, et pourtant Macky Sall avait an\u00adnonc\u00e9 la couleur. Le Pr\u00e9sident r\u00e9\u00e9lu avait d\u00e9clar\u00e9 le 2 avril dernier, apr\u00e8s sa prestation de serment : \u00abJe compte saisir l\u2019Assembl\u00e9e nationale afin qu\u2019elle accompagne les changements dans la gouvernance de l\u2019Ex\u00e9cutif pour un meilleur suivi des politiques publiques.\u00bb Peu nombreux sont ceux qui se sont interrog\u00e9s sur le sens de cette phrase et sur les fameux changements dont parlait le chef de l\u2019Etat. Alors qu\u2019il s\u2019agit de la suppression du poste de Premier ministre.<br>Avec cette r\u00e9forme, Macky Sall avait donn\u00e9 l\u2019impression de faire un saut dans le pass\u00e9. Ce n\u2019est pas la premi\u00e8re fois que le S\u00e9n\u00e9gal d\u00e9cidait de supprimer le poste de Premier ministre. La premi\u00e8re fois, ce fut juste apr\u00e8s la crise que le pays avait connue, avec la dualit\u00e9 au sommet de l\u2019Ex\u00e9cutif, entre Ma\u00admadou Dia et L\u00e9opold Sen\u00adghor. Victorieux de son bras de fer, le Pr\u00e9sident-po\u00e8te d\u00e9cidera de faire pi\u00e8ce \u00e0 l\u2019institution primatorale. Le pays connut ainsi un hiatus de 1963 \u00e0 1970, quand il d\u00e9cida de nommer Abdou Diouf \u00e0 ce poste. Ce dernier, qui sera le seul Premier ministre de Senghor apr\u00e8s Mamadou Dia, occupera la station pendant dix ans, sans interruption.<br>Deve\u00adnu chef de l\u2019Etat en 1981, Abdou Diouf tentera aussi l\u2019exp\u00e9rience en 1983. Habib Thiam, qui avait \u00e9t\u00e9 Premier mi\u00adnistre, sera \u00e9cart\u00e9 au profit de Moustapha Niasse, qui cumulait alors le poste avec son portefeuille des Affaires \u00e9trang\u00e8res. Il pr\u00e9sentera rapidement un projet de r\u00e9forme constitutionnelle \u00e0 l\u2019Assembl\u00e9e nationale, pour se retrouver apr\u00e8s, simple ministre des Affaires \u00e9trang\u00e8res.<br>Dans les deux cas, les deux chefs de l\u2019Etat avaient leurs objectifs dont on peut imaginer qu\u2019ils ne sont pas les m\u00eames que ceux de Macky Sall.<br>Mahammed Dionne est reconduit pour exp\u00e9dier les affaires courantes, notamment pour faire passer cette r\u00e9forme aupr\u00e8s de l\u2019Assembl\u00e9e nationale. Avec la majorit\u00e9 confortable dont il dispose \u00e0 l\u2019Assembl\u00e9e nationale \u00e0 l\u2019\u00e9poque, le projet est adopt\u00e9 et la r\u00e9forme act\u00e9e tr\u00e8s rapidement. Avec cette mesure, les membres du gouvernement rendaient directement compte au pr\u00e9sident de la R\u00e9publique. Dionne est nomm\u00e9 Secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral de la Pr\u00e9si\u00addence. Le poste de Premier ministre sera r\u00e9tabli le 15 d\u00e9cembre 2021 par l\u2019Assembl\u00e9e nationale pour lui permettre, disait-il, de mieux assurer son mandat de pr\u00e9sident de l\u2019Union africaine. Plusieurs mois apr\u00e8s le r\u00e9tablissement, Amadou Ba a \u00e9t\u00e9 choisi comme chef de gouvernement.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ce 24 f\u00e9vrier, Le Quotidien boucle ses 20 ans d\u2019existence. C\u2019est \u00e0 la fois rien et aussi beaucoup. Bien s\u00fbr,<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":7442,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[21],"tags":[],"class_list":["post-7441","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-societe"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/7441","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=7441"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/7441\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":7443,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/7441\/revisions\/7443"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/7442"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=7441"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=7441"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=7441"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}