{"id":70257,"date":"2026-04-01T11:32:25","date_gmt":"2026-04-01T11:32:25","guid":{"rendered":"https:\/\/dekkbi.com\/?p=70257"},"modified":"2026-04-01T11:37:49","modified_gmt":"2026-04-01T11:37:49","slug":"artemis-ii-qui-sont-les-quatre-astronautes-qui-senvoleront-vers-la-lune","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dekkbi.com\/?p=70257","title":{"rendered":"Artemis II: qui sont les quatre astronautes qui s&rsquo;envoleront vers la Lune?"},"content":{"rendered":"\n<p>Pour la premi\u00e8re fois depuis 54 ans, des humains quitteront de nouveau l&rsquo;orbite basse terrestre. Envoy\u00e9s dans l&rsquo;espace par la plus puissante fus\u00e9e jamais construite (le Space Launch System), quatre astronautes contourneront ensuite la Lune \u00e0 bord de la capsule Orion avant de revenir sur Terre. Jamais des humains n&rsquo;auront \u00e9t\u00e9 si \u00e9loign\u00e9s de notre plan\u00e8te. Ce voyage de dix jours fait figure de test\u00a0: avec le programme Artemis, l&rsquo;agence spatiale am\u00e9ricaine Nasa et ses partenaires internationaux ambitionnent de ramener l&rsquo;humanit\u00e9 sur la Lune afin d&rsquo;y installer une pr\u00e9sence durable, point de d\u00e9part pour des futures missions habit\u00e9es vers Mars. Les quatre astronautes d&rsquo;Artemis\u00a0II suscitent l&rsquo;engouement international.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Par : Stefanie Sch\u00fcler &#8211; SOURCE RFI<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab<em>\u00a0Nos chefs ont d\u00fb se demander s&rsquo;ils avaient choisi la bonne \u00e9quipe parce que nous \u00e9tions en retard\u2026 tous les quatre.<\/em>\u00a0\u00bb Christina Koch se souvient en riant de ce 7\u00a0mars 2023, quand elle, Reid Wiseman, Victor Glover et Jeremy Hansen sont convoqu\u00e9s au Johnson Space Center de la Nasa, \u00e0 Houston, au Texas, pour un briefing interne. \u00ab\u00a0<em>\u00ab\u00a0Que diriez-vous de voler \u00e0 bord d&rsquo;Artemis\u00a0II ?\u00a0\u00bb\u00a0Quand cette question nous est pos\u00e9e, \u00e7a me semble surr\u00e9aliste\u00a0<\/em>\u00bb, avoue Victor Glover. \u00ab\u00a0<em>Notre premi\u00e8re r\u00e9action n&rsquo;\u00e9tait pas de sortir de la pi\u00e8ce en sautant de joie,\u00a0<\/em>rench\u00e9rit Reid Wiseman.\u00a0<em>J&rsquo;ai tout de suite pens\u00e9 \u00e0 l&rsquo;immensit\u00e9 du boulot \u00e0 venir et \u00e0 tout ce qui p\u00e8serait sur nos \u00e9paules.\u00a0<\/em>\u00bb C&rsquo;est avec ces mots que les astronautes de l&rsquo;\u00e9quipe d&rsquo;Artemis II racontent dans un\u00a0<strong>podcast de la Nasa<\/strong>\u00a0le moment qui a chang\u00e9 leur vie\u00a0: l&rsquo;annonce de leur s\u00e9lection pour \u00eatre les premiers humains \u00e0 quitter l&rsquo;orbite basse terrestre et \u00e0 s&rsquo;envoler vers la Lune depuis plus de cinquante ans.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Un \u00e9quipage diversifi\u00e9 et international<\/h2>\n\n\n\n<p>Les premi\u00e8res et derni\u00e8res missions lunaires habit\u00e9es datent du programme Apollo. Entre 1968 et 1972, la Nasa envoie 24&nbsp;astronautes vers notre satellite naturel. Tous sont des hommes blancs, et tous sont \u00c9tatsuniens. Douze d&rsquo;entre eux alunissent, dont un seul civil.<\/p>\n\n\n\n<p>Quand le 3 avril 2023 l&rsquo;\u00e9quipage d&rsquo;Artemis II est d\u00e9voil\u00e9 au monde, c&rsquo;est une v\u00e9ritable rupture avec ce pass\u00e9 uniforme\u00a0: sous des airs de superh\u00e9ros, mis en sc\u00e8ne par le r\u00e9alisateur Sami Aziz comme dans un film hollywoodien,\u00a0<strong>un \u00ab<em>crew\u00a0<\/em>\u00bb aussi in\u00e9dit qu&rsquo;historique<\/strong>\u00a0qui appara\u00eet \u00e0 l&rsquo;image\u00a0: \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de l&rsquo;astronaute am\u00e9ricain Reid Wiseman se tient une femme am\u00e9ricaine, Christina Koch, un Afro-Am\u00e9ricain, Victor Glover, ainsi qu&rsquo;un grand gaillard que l&#8217;embl\u00e8me rouge et blanc sur sa combinaison identifie comme premier non-Am\u00e9ricain sur une mission lunaire\u00a0: le Canadien Jeremy Hansen.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Reid Wiseman&nbsp;: le commandant<\/h2>\n\n\n\n<p>Lors de ses apparitions en public, Reid Wiseman incarne le commandant id\u00e9al&nbsp;: sourire franc et engageant, il allie autorit\u00e9 naturelle et profonde humilit\u00e9. D\u00e8s que la situation se pr\u00e9sente, il r\u00e9p\u00e8te \u00e0 qui veut l&rsquo;entendre que ses trois co\u00e9quipiers d&rsquo;Artemis II sont \u00ab&nbsp;<em>les personnes les plus remarquables&nbsp;<\/em>\u00bb qu&rsquo;il ait jamais rencontr\u00e9es et que \u00ab&nbsp;<em>c&rsquo;est tellement cool de passer du temps avec eux<\/em>&nbsp;\u00bb. Mais derri\u00e8re cette facette publique du \u00ab&nbsp;<em>copain de la porte d&rsquo;\u00e0 c\u00f4t\u00e9<\/em>&nbsp;\u00bb&nbsp;se cache l&rsquo;un des talents les plus brillants parmi les astronautes de la Nasa.<\/p>\n\n\n\n<p>Depuis sa s\u00e9lection comme astronaute en 2009, Reid Wiseman gravit tous les \u00e9chelons de l&rsquo;agence spatiale am\u00e9ricaine en occupant des positions cl\u00e9, au sol comme dans l&rsquo;espace. En 2014, il passe 165\u00a0jours \u00e0 bord de la Station spatiale internationale (ISS), en compagnie notamment de l&rsquo;Allemand Alexander Gerst, qui devient son ami proche. Reid Wiseman \u00e9crit l&rsquo;histoire, en \u00e9tant le premier astronaute \u00e0 partager son quotidien spatial avec le grand public via les r\u00e9seaux sociaux. Le compte Twitter de la Nasa conna\u00eet des chiffres de consultations exorbitants. Durant ces mois, il effectue \u00e9galement deux sorties spatiales et d\u00e9tient, \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque, le record de recherches scientifiques effectu\u00e9es pendant son s\u00e9jour \u00e0 bord de l&rsquo;ISS. Mais Reid Wiseman n&rsquo;est pourtant pas homme \u00e0 se prendre trop au s\u00e9rieux.\u00a0\u00c0 son retour sur Terre, il raconte dans une\u00a0<strong>conversation enregistr\u00e9e en 2015 avec des employ\u00e9s de Google<\/strong>\u00a0avoir \u00e9galement \u00e9tabli le record de prise de poids dans l&rsquo;espace\u00a0: \u00ab\u00a0<em>La faute aux g\u00e2teaux au chocolat\u00a0! j&rsquo;ai d\u00fb renouveler une bonne partie de ma garde robe en rentrant.<\/em>\u00a0\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>En 2017, Reid Wiseman ne retourne pas dans l&rsquo;espace, mais prend le commandement de NEEMO&nbsp;21, une mission sous-marine mise en place par la Nasa pour simuler des op\u00e9rations lunaires, avant de rejoindre le Bureau des astronautes qu&rsquo;il dirige de 2020 \u00e0 2022. C&rsquo;est le plus haut poste administratif de la Nasa. Reid Wiseman est alors le chef de tous les astronautes am\u00e9ricains, responsables de leur entra\u00eenement et des assignations de mission.<\/p>\n\n\n\n<p>Avant d&rsquo;int\u00e9grer la Nasa, Reid Wiseman a \u00e9t\u00e9 membre de l&rsquo;arm\u00e9e am\u00e9ricaine, d&rsquo;abord dans la marine, puis comme pilote de chasse. Il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9ploy\u00e9 au Moyen-Orient et en Am\u00e9rique du Sud. Aujourd&rsquo;hui \u00e2g\u00e9 de 50&nbsp;ans, cet ing\u00e9nieur de formation n&rsquo;aurait pas pu r\u00eaver meilleur aboutissement \u00e0 sa carri\u00e8re&nbsp;: commander la mission Artemis&nbsp;II et ramener pour la premi\u00e8re fois depuis plus d&rsquo;un demi-si\u00e8cle les humains vers la Lune. Reid Wiseman ne d\u00e9voile que peu de choses de sa vie priv\u00e9e. Il est veuf depuis 2020, quand sa femme meurt des suites d&rsquo;un cancer. Il a deux filles.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Victor Glover&nbsp;: le pilote<\/h2>\n\n\n\n<p>Avec 167&nbsp;jours pass\u00e9s \u00e0 bord de l&rsquo;ISS, le Californien Victor Glover a m\u00eame deux jours d&rsquo;exp\u00e9rience spatiale de plus que Reid Wiseman. Entre novembre 2020 et mai 2021, il travaille comme ing\u00e9nieur a\u00e9ronautique sur l&rsquo;ISS. Il pilote d&rsquo;ailleurs lui-m\u00eame sa capsule, une Crew Dragon, vers la station spatiale. Ces longs mois dans l&rsquo;espace ne l&#8217;emp\u00eachent pas de s&rsquo;occuper des devoirs de ses filles adolescentes&nbsp;: Victor Glover en a quatre et \u00e0 bient\u00f4t 50&nbsp;ans, il se qualifie lui-m\u00eame de \u00ab&nbsp;<em>papa de filles compl\u00e8tement gaga<\/em>&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Enfant, Victor veut \u00eatre policier, comme son p\u00e8re. C&rsquo;est en regardant \u00e0 la t\u00e9l\u00e9 l&rsquo;un des lancements de la navette spatiale Challenger qu&rsquo;il commence \u00e0 r\u00eaver d&rsquo;un avenir dans l&rsquo;espace. Mais d&rsquo;abord, le jeune Afro-Am\u00e9ricain s&rsquo;engage dans l&rsquo;arm\u00e9e o\u00f9 il devient pilote de chasse, comme Reid Wiseman. Victor Glover participe \u00e0 24\u00a0missions a\u00e9riennes pendant la guerre en Irak et atterrit plus de 400\u00a0fois sur des porte-avions. Sa famille m\u00e8ne une vie nomade au gr\u00e9 de ses affectations. En 2013, il est assistant s\u00e9natorial de l&rsquo;ancien candidat r\u00e9publicain \u00e0 la pr\u00e9sidence John McCain quand il re\u00e7oit un appel de la Nasa l&rsquo;informant qu&rsquo;il est s\u00e9lectionn\u00e9 pour devenir astronaute. \u00ab\u00a0<em>Je n&rsquo;y croyais pas<\/em>\u00a0\u00bb, raconte-t-il dans un\u00a0<strong>portrait que l&rsquo;agence spatiale am\u00e9ricaine a diffus\u00e9<\/strong>\u00a0\u00e0 l&rsquo;occasion de sa nomination pour la mission Artemis\u00a0II. \u00ab\u00a0<em>J&rsquo;avais des doutes. Je ne me sentais pas \u00e0 la hauteur pour ce boulot. Mais \u00eatre un mari, \u00eatre p\u00e8re est \u00e9galement accompagn\u00e9 de doutes. Il faut apprendre \u00e0 vivre avec.<\/em>\u00a0\u00bb Et des doutes, il en faut pour une mission vers la Lune, estime Victor Glover. \u00ab\u00a0<em>Il en va de notre s\u00e9curit\u00e9.<\/em>\u00a0\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Durant la mission Artemis&nbsp;II, Victor Glover occupera la deuxi\u00e8me place du commandement \u00e0 bord d&rsquo;Orion, apr\u00e8s Reid Wiseman. Si n\u00e9cessaire, il devra contr\u00f4ler manuellement la capsule spatiale durant son tour autour de la Lune et son retour vers la Terre. Victor Glover sera le premier Noir \u00e0 entrer en orbite lunaire.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Christina Koch&nbsp;: sp\u00e9cialiste de mission<\/h2>\n\n\n\n<p>De tout l&rsquo;\u00e9quipage d&rsquo;Artemis&nbsp;II, Christina Koch est l&rsquo;astronaute la plus exp\u00e9riment\u00e9e. De mars 2019 \u00e0 f\u00e9vrier 2020, elle passe 328&nbsp;jours cons\u00e9cutifs \u00e0 bord de l&rsquo;ISS, presque autant de temps que Reid Wiseman et Victor Glover r\u00e9unis. Cette ing\u00e9nieure en \u00e9lectrotechnique et physique est une habitu\u00e9e quand il s&rsquo;agit de briser les plafonds de verre&nbsp;: dans l&rsquo;espace, elle participe \u00e0 six sorties extrav\u00e9hiculaires dont les trois premi\u00e8res exclusivement f\u00e9minines.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c2g\u00e9e de 47&nbsp;ans, Christina Koch est la plus jeune des quatre astronautes de l&rsquo;\u00e9quipage et la seule \u00e0 ne pas avoir un pass\u00e9 militaire. Elle adore les d\u00e9fis. Elle cherche constamment \u00e0 se d\u00e9passer, que ce soit en escaladant des parois rocheuses vertigineuses dans son temps libre ou en testant des instruments spatiaux en plein hiver \u00e0 -80\u00b0C en Antarctique ou dans une station de recherche au Groenland. Depuis l&rsquo;enfance, elle aime \u00ab&nbsp;<em>les choses qui m&rsquo;ont fait r\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 la grandeur de l&rsquo;Univers, \u00e0 ma place dans celui-ci et \u00e0 tout ce qu&rsquo;il y avait \u00e0 explorer<\/em>&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;expertise scientifique de Christina Koch sera cruciale durant la mission Artemis&nbsp;II.&nbsp;\u00c0 commencer par les premi\u00e8res 24&nbsp;heures apr\u00e8s le lancement pendant lesquelles c&rsquo;est elle qui contr\u00f4lera notamment le bon fonctionnement des syst\u00e8mes de support-vie, c&rsquo;est-\u00e0-dire l&rsquo;ensemble des \u00e9quipements de la capsule Orion qui assurent la survie de l&rsquo;\u00e9quipage, comme l&rsquo;oxyg\u00e8ne, l&rsquo;eau, l&rsquo;alimentation, le traitement des d\u00e9chets et la temp\u00e9rature \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur du vaisseau. Ces tests seront effectu\u00e9s durant les deux tours d&rsquo;Orion autour de la Terre. \u00ab&nbsp;<em>Si les toilettes ne fonctionnent pas correctement, nous ne partons pas vers la Lune&nbsp;<\/em>\u00bb, pr\u00e9vient Christina Koch.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Jeremy Hansen&nbsp;: sp\u00e9cialiste de mission<\/h2>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;<em>Je vais enfin retourner vers la Lune o\u00f9 j&rsquo;ai d\u00e9j\u00e0 pass\u00e9 une bonne partie de mon enfance<\/em>&nbsp;\u00bb, se r\u00e9jouit Jeremy Hansen avec un sourire malicieux. Petit, ce Canadien, originaire d&rsquo;Ailsa Craig, \u00e0 l&rsquo;ouest de Toronto, entreprend en effet de nombreux vols imaginaires vers la Lune. Depuis son vaisseau spatial install\u00e9 dans une cabane dans les arbres de la ferme familiale, il parcourt des millions de kilom\u00e8tres dans sa t\u00eate. Mais en ce d\u00e9but de l&rsquo;ann\u00e9e 2026, d\u00e9sormais \u00e2g\u00e9 de 50&nbsp;ans, il est de fait le seul astronaute au sein de l&rsquo;\u00e9quipage d&rsquo;Artemis&nbsp;II \u00e0 ne jamais avoir embarqu\u00e9 sur un vol spatial.<\/p>\n\n\n\n<p>Jeremy Hansen sera le premier non-\u00c9tatsunien qui entrera en orbite lunaire. Pour l&rsquo;ASC (l&rsquo;Agence spatiale canadienne), c&rsquo;est la r\u00e9compense d&rsquo;ann\u00e9es d&rsquo;efforts scientifiques&nbsp;: le Canada con\u00e7oit le Canadarm&nbsp;3, un syst\u00e8me robotis\u00e9 intelligent, qui doit \u00eatre install\u00e9 sur la future station orbitale lunaire, Gateway. Comme d&rsquo;autres pays qui collaborent scientifiquement au programme Artemis, le Canada re\u00e7oit en \u00e9change des places pour des astronautes \u00e0 bord des vols vers la Lune. Jeremy Hansen est le premier \u00e0 partir. La mission Artemis&nbsp;II est la cons\u00e9cration d&rsquo;une d\u00e9termination sans faille&nbsp;: admis \u00e0 12&nbsp;ans chez les cadets de l&rsquo;air canadiens, il m\u00e8ne ensuite une carri\u00e8re chez les forces a\u00e9riennes royales canadiennes en tant que pilote de chasse. Il rejoint ensuite le corps des astronautes de l&rsquo;ASC et devient m\u00eame le premier non-Am\u00e9ricain \u00e0 diriger une formation pour la classe d&rsquo;astronautes de la Nasa. Jeremy Hansen n&rsquo;a toujours qu&rsquo;un seul objectif en t\u00eate&nbsp;: quitter la Terre \u00e0 bord d&rsquo;une fus\u00e9e. Il s&rsquo;est pr\u00e9par\u00e9 \u00e0 son s\u00e9jour spatial en participant \u00e0 des simulations&nbsp;: six jours sous terre en Sardaigne, sept jours dans l&rsquo;Aquarius, un habitat sous-marin install\u00e9 \u00e0 20&nbsp;m\u00e8tres sous la surface.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0&nbsp;bord d&rsquo;Orion, il collectera des donn\u00e9es scientifiques sur les capacit\u00e9s du vaisseau et l&rsquo;endurance humaine. Mais en cas d&rsquo;urgence, Jeremy Hansen sait \u00e9galement piloter la capsule spatiale, comme l&rsquo;ensemble des membres de l&rsquo;\u00e9quipage d&rsquo;ailleurs. Car c&rsquo;est un principe de la Nasa : quand on envoie des Humains si loin de la Terre, chaque membre de l&rsquo;\u00e9quipage doit savoir tout faire \u00e0 bord du vaisseau. En cas de situation d&rsquo;urgence, ces connaissances partag\u00e9es diminuent le risque.<\/p>\n\n\n\n<p>Reid Wiseman, Victor Glover, Christina Koch et Jeremy Hansen se sont entra\u00een\u00e9s dur pendant deux ans. Tous les quatre se disent tr\u00e8s soud\u00e9s. Cette coh\u00e9sion de l&rsquo;\u00e9quipage, la confiance mutuelle, sont n\u00e9cessaires. Les quatre astronautes passeront 10&nbsp;jours dans une capsule spatiale de la taille d&rsquo;une fourgonnette. Dans cet espace r\u00e9duit, \u00ab<em>&nbsp;il faut de la patience et beaucoup d&#8217;empathie&nbsp;<\/em>\u00bb, souligne Jeremy Hansen qui explique l&rsquo;importance de \u00ab&nbsp;<em>savoir se mettre \u00e0 la place de l&rsquo;autre<\/em>&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Jenni Gibbons et Andre Douglas&nbsp;: les rempla\u00e7ants<\/h2>\n\n\n\n<p>Ils ne sont pas sous les feux des projecteurs. Le grand public ne conna\u00eet ni leurs noms, ni leurs visages. Et pourtant depuis deux ans ils sont de tous les entra\u00eenements de l&rsquo;\u00e9quipage Artemis\u00a0II.\u00a0<strong>Jenni Gibbons<\/strong>\u00a0et\u00a0<strong>Andre Douglas<\/strong>\u00a0sont respectivement rempla\u00e7ante de Jeremy Hansen et suppl\u00e9ant des trois astronautes am\u00e9ricains. Ils ont \u00e9t\u00e9 s\u00e9lectionn\u00e9s par l&rsquo;Agence spatiale canadienne et la Nasa pour le cas o\u00f9 l&rsquo;un des quatre astronautes devrait \u00eatre emp\u00each\u00e9 de partir vers la Lune.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Paradoxe lunaire<\/h2>\n\n\n\n<p>Alors que pour Donald Trump, le programme Artemis, qui vise \u00e0 ramener les humains sur la Lune, doit servir \u00e0 \u00ab<em>\u00a0affirmer la supr\u00e9matie des \u00c9tats-Unis dans l&rsquo;espace<\/em>\u00a0\u00bb et \u00e0 \u00ab\u00a0<em>inspirer la prochaine g\u00e9n\u00e9ration d&rsquo;explorateurs am\u00e9ricains<\/em>\u00a0\u00bb, comme le stipule\u00a0<strong>un d\u00e9cret sign\u00e9 par le pr\u00e9sident en d\u00e9cembre dernier<\/strong>, les quatre astronautes d&rsquo;Artemis\u00a0II ne cessent de r\u00e9p\u00e9ter qu&rsquo;ils partent vers la Lune \u00ab\u00a0<em>pour toute l&rsquo;humanit\u00e9<\/em>\u00a0\u00bb et que ce voyage extraordinaire, le plus lointain jamais entrepris par des humains, n&rsquo;est possible \u00ab\u00a0<em>que gr\u00e2ce \u00e0 une coop\u00e9ration scientifique multilat\u00e9rale et inclusive<\/em>\u00a0\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Il est de tradition que les astronautes baptisent leur vaisseau spatial. Reid Wiseman, Victor Glover, Christina Koch et Jeremy Hansen ont choisi le nom \u00ab&nbsp;Integrity&nbsp;\u00bb (int\u00e9grit\u00e9 en fran\u00e7ais) pour leur capsule Orion. Ce nom deviendra leur indicatif radio. On entendra \u00ab&nbsp;<em>Integrity, vous me recevez&nbsp;? Ici Houston&nbsp;<\/em>\u00bb, depuis la salle de contr\u00f4le de la Nasa durant la mission.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pour la premi\u00e8re fois depuis 54 ans, des humains quitteront de nouveau l&rsquo;orbite basse terrestre. 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