{"id":69804,"date":"2026-03-20T10:28:27","date_gmt":"2026-03-20T10:28:27","guid":{"rendered":"https:\/\/dekkbi.com\/?p=69804"},"modified":"2026-03-20T10:28:27","modified_gmt":"2026-03-20T10:28:27","slug":"municipales-2026-cinq-enjeux-incontournables-a-lapproche-du-second-tour","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dekkbi.com\/?p=69804","title":{"rendered":"Municipales 2026: cinq enjeux incontournables \u00e0 l\u2019approche du second tour"},"content":{"rendered":"\n<p>L\u2019\u00e9crasante majorit\u00e9 des communes fran\u00e7aises ont d\u00e9j\u00e0 \u00e9lu leur \u00e9dile, mais la bataille reste acharn\u00e9e dans les derni\u00e8res villes qui ouvriront leurs bureaux de vote le 22 mars. R\u00e9gies par diff\u00e9rentes logiques locales, ces courses aux mairies pr\u00e9sentent plusieurs enjeux \u00e0 surveiller.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Par : Jean-Baptiste Breen &#8211; SOURCE RFI<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Seules 6 % des communes fran\u00e7aises n\u2019ont pas \u00e9lu leur maire d\u00e8s le premier tour. Marqu\u00e9 par des enjeux locaux sp\u00e9cifiques, le millier de villes qui verront leurs habitants se d\u00e9placer aux bureaux de vote une seconde fois le 22 mars, m\u00e9rite une attention particuli\u00e8re dans la derni\u00e8re ligne droite des municipales.<\/p>\n\n\n\n<p>Alors que plusieurs villes peuvent tomber dans l\u2019escarcelle du Rassemblement national, la majorit\u00e9 pr\u00e9sidentielle peine toujours \u00e0 tisser un maillage local fort tandis que certains bastions de la droite et de la gauche pourraient virer de bord. Exclue des accords nationaux d\u2019une partie de la gauche au premier tour, lLFI (La France insoumise) se place d\u00e9sormais en faiseuse de roi, pr\u00eatant main-forte aux listes socialistes ou \u00e9cologistes dispos\u00e9es \u00e0 faire alliance.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Ces villes qui peuvent basculer dans l\u2019escarcelle du RN<\/h2>\n\n\n\n<p>Ancr\u00e9e \u00e0 gauche pendant la seconde moiti\u00e9 du XXe si\u00e8cle par l\u2019h\u00e9g\u00e9monie municipale de Gaston Deferre, Marseille bascule \u00e0 droite en 1995 pendant 25 ans sous Jean-Claude Gaudin. Repass\u00e9e \u00e0 gauche en 2020 avec l\u2019\u00e9lection de l\u2019\u00e9cologiste Mich\u00e8le Rubirola, remplac\u00e9e quelques mois plus tard par le maire actuel \u2013 et candidat \u00e0 sa succession \u2013 Beno\u00eet Payan, la cit\u00e9 phoc\u00e9enne pourrait pour la premi\u00e8re fois tomber aux mains de l\u2019extr\u00eame droite. Le socialiste, arriv\u00e9 certes en premi\u00e8re position le 15 mars avec 36,7 % des voix, est talonn\u00e9 par le candidat du Rassemblement national Franck Allisio (35,02&nbsp;%).<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/s.rfi.fr\/media\/display\/83127834-23b1-11f1-b1ae-005056a90284\/w:1024\/marseille-3.png\" alt=\"Source : minist\u00e8re de l\u2019Int\u00e9rieur (r\u00e9sultats)\"\/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Source : minist\u00e8re de l\u2019Int\u00e9rieur (r\u00e9sultats)&nbsp;\u00a9 Alexandre Neracoulis \/ Studio graphique FMM<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Beno\u00eet Payan a pourtant refus\u00e9 syst\u00e9matiquement d\u2019accepter la main tendue par le candidat LFI, S\u00e9bastien Delogu (11,94 %), tenant le cap annonc\u00e9 avant le premier tour par\u00a0<strong>Olivier Faure<\/strong>. Le d\u00e9but\u00e9 insoumis a finalement retir\u00e9 sa liste sans se priver de fustiger les \u00ab\u00a0<em>paris incons\u00e9quents de Beno\u00eet Payan<\/em>\u00a0\u00bb.\u00a0La gauche pourrait ainsi \u00e9viter une fragmentation trop importante de ses forces \u00e0 l\u2019approche d\u2019une triangulaire entre les socialistes, le parti \u00e0 la flamme et la candidate divers droite Martine Vassal, forte de 12,41\u00a0% des voix malgr\u00e9 un slogan de campagne aux allures p\u00e9tainistes.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans le Var voisin, une autre grande ville portuaire du littoral m\u00e9diterran\u00e9en \u2013 marqu\u00e9 par un vote particuli\u00e8rement favorable au Rassemblement national \u2013 pourrait \u00e9lire une \u00e9dile d\u2019extr\u00eame droite. \u00c0 Toulon, la d\u00e9put\u00e9e RN Laure Lavalette a survol\u00e9 le premier tour, ayant r\u00e9colt\u00e9 42,05 % des voix. Propuls\u00e9e \u00e0 la t\u00eate du conseil municipal en 2023 apr\u00e8s la condamnation d\u2019Hubert Falco, la maire actuelle de la ville Jos\u00e9e Massi (divers droite) est loin derri\u00e8re avec 29,54 %.<\/p>\n\n\n\n<p>Arriv\u00e9 en troisi\u00e8me position avec 15,71 %, le candidat les R\u00e9publicains Michel Bonnus a annonc\u00e9 son retrait de la course, au profit de la maire sortante, pour faire front contre le Rassemblement national. Le 17 mars, Jos\u00e9e Massi a appel\u00e9 les Toulonnais au \u00ab&nbsp;<em>rassemblement&nbsp;<\/em>\u00bb face \u00e0 la menace de l&rsquo;extr\u00eame droite tout en qualifiant de \u00ab&nbsp;<em>d\u00e9sastre&nbsp;<\/em>\u00bb le mandat de Jean-Marie Le Chevallier, maire du Front national de Toulon entre 1995 et 2001.<\/p>\n\n\n\n<p>Plusieurs autres municipalit\u00e9s, principalement du sud, ont port\u00e9 des candidats d\u2019extr\u00eame droite au second tour. \u00c0 Nice, le duel Estrosi-Ciotti n\u2019en finit pas de faire des \u00e9tincelles. Le candidat d&rsquo;extr\u00eame droite UDR devance de pr\u00e8s de 13 points le maire sortant avec 43,43 % contre 30,92 %. L&rsquo;\u00e9cologiste Juliette Chesnel-Le Roux, cr\u00e9dit\u00e9e de 11,93 % de suffrages exprim\u00e9s au premier tour, n&rsquo;a conclu aucune alliance et a choisi de se maintenir dans le climat hyper-m\u00e9diatis\u00e9 d&rsquo;une campagne ni\u00e7oise qui&nbsp;occulte d\u2019autres courses municipales comme \u00e0 N\u00eemes ou \u00e0 Montauban, o\u00f9 le RN et l\u2019Union de la gauche sont au coude \u00e0 coude.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Villes o\u00f9 les macronistes peuvent sauver la face<\/h2>\n\n\n\n<p>Le spectre de la d\u00e9b\u00e2cle de 2020 de La R\u00e9publique en marche \u2013 devenue Renaissance \u2013 aux municipales plane toujours sur le parti pr\u00e9sidentiel. Apr\u00e8s le premier tour, la formation revendique quelque 130 villes conquises d\u00e8s le 14 mars. La plupart d\u2019entre elles seraient toutefois des petites ou moyennes villes, souvent avec une ou deux listes seulement, soulignent\u00a0<strong><em>Lib\u00e9ration<\/em>\u00a0<\/strong>et\u00a0<strong>Radio France<\/strong>.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans les plus grandes villes, la macronie se range bien souvent derri\u00e8re d\u2019autres partis de droite ou du centre, comme \u00e0 Marseille o\u00f9 elle a soutenu Martine Vassal. Rares sont les villes qui comptent des fid\u00e8les du gouvernement en lice au second tour. Quand c\u2019est le cas, ces candidatures se font sous les \u00e9tendards unis de Renaissance, du Modem et de Horizons.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 Annecy, Antoine Armand, d\u00e9put\u00e9 du groupe pr\u00e9sidentiel Ensemble pour la R\u00e9publique, est arriv\u00e9 en t\u00eate au premier tour avec 34,78 %. Une avance confortable sur les trois autres qualifi\u00e9s : le candidat de l\u2019Union de la gauche Alexandre Mulatier-Gachet (24,7 %), le multiple champion du monde de cano\u00eb-kayak et repr\u00e9sentant Divers droite Jean-Luc Rigaut (21,29 %) et la t\u00eate de liste du Rassemblement national Guillaume Roit-Lev\u00eaque (13,65 %). Si le macroniste et le candidat Divers droite ont \u00e9chou\u00e9 \u00e0 faire alliance, Antoine Armand semble tout de m\u00eame en bonne voie pour prendre la mairie, tenue jusqu\u2019alors par l\u2019\u00e9cologiste Fran\u00e7ois Astorg.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/s.rfi.fr\/media\/display\/b444bf34-23b1-11f1-9f56-005056bfb2b6\/w:1024\/bordeaux-1.png\" alt=\"Source : minist\u00e8re de l\u2019Int\u00e9rieur (r\u00e9sultats)\"\/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Source : minist\u00e8re de l\u2019Int\u00e9rieur (r\u00e9sultats)&nbsp;\u00a9 Alexandre Neracoulis \/ Studio graphique FMM<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Rien n\u2019est moins s\u00fbr \u00e0 Bordeaux, o\u00f9 Thomas Cazenave, directeur adjoint du cabinet d\u2019Emmanuel Macron quand celui-ci \u00e9tait ministre de l\u2019\u00c9conomie, est \u00e0 la tra\u00eene et sans alli\u00e9s face au maire sortant Pierre Hurmic (27,68 %). Le candidat Renaissance accuse un retard de plus de deux points, avec 25,58 %. Un \u00e9cart faible, en somme, mais qu\u2019il devra combler sans alliance directe avec le candidat Divers centre, Philippe Dessertine, qui s\u2019est toutefois d\u00e9sist\u00e9 malgr\u00e9 un score de 20,2 % au premier tour.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Ces bastions qui pourraient tomber<\/h2>\n\n\n\n<p>Place forte de la droite pendant plus de 70 ans sous les mandats successifs de Jacques Chaban-Delmas et d\u2019Alain Jupp\u00e9, Bordeaux avait fini par tomber aux mains des Verts en 2020. Cette ann\u00e9e, d\u2019autres grandes villes pourraient basculer, \u00e0 commencer par la capitale.<\/p>\n\n\n\n<p>Lors de son entr\u00e9e dans le nouveau mill\u00e9naire, Paris a \u00e9lu le socialiste Bertrand Delano\u00e9 et n\u2019a pas vacill\u00e9 depuis. Pour la premi\u00e8re fois en 25 ans, la mairie pourrait repasser aux mains de la droite, sous la direction de Rachida Dati. La candidate LR n\u2019a jamais cach\u00e9 ses ambitions de diriger la Ville Lumi\u00e8re. En poste depuis 2014, la maire sortante,\u00a0<strong>Anne Hidalgo<\/strong>, n\u2019a pas souhait\u00e9 briguer un troisi\u00e8me mandat et a laiss\u00e9 son bras droit, Emmanuel Gr\u00e9goire, le soin de le faire. Arriv\u00e9 en premi\u00e8re position au premier tour, avec 37,98 % des voix, le socialiste s\u2019assure une avance confortable sur son opposante de droite (25,46 %).<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/s.rfi.fr\/media\/display\/e817bb72-23b1-11f1-a07d-005056a90284\/w:1024\/paris-5.png\" alt=\"Source : minist\u00e8re de l\u2019Int\u00e9rieur (r\u00e9sultats)\"\/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Source : minist\u00e8re de l\u2019Int\u00e9rieur (r\u00e9sultats)&nbsp;\u00a9 Alexandre Neracoulis \/ Studio graphique FMM<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Alors qu\u2019une quinquangulaire s\u2019annon\u00e7ait, le candidat Horizons, Pierre-Yves Bournazel (11,34 %) a choisi l\u2019alliance avec Rachida Dati \u2013 sans pour autant que le report de voix soit assur\u00e9. Sarah Knafo (10,4 %), la candidate du parti d\u2019extr\u00eame droite Reconqu\u00eate, fond\u00e9 par\u00a0<strong>\u00c9ric Zemmour<\/strong>, a d\u00e9cid\u00e9 de se retirer de la course, apr\u00e8s le refus de l\u2019ancienne ministre de la Culture de conclure un accord \u00e9lectoral avec elle. Seule reste l\u2019insoumise Sophia Chikirou face \u00e0 Rachida Dati et Emmanuel Gr\u00e9goire dans cette triangulaire qui s\u2019annonce pour d\u00e9cider, le 22 mars, du prochain \u00e9dile de Paris.<\/p>\n\n\n\n<p>Situation similaire \u00e0 Nantes, o\u00f9 la mairie socialiste de Johanna Roland, h\u00e9rit\u00e9e de l\u2019ancien Premier ministre Jean-Marc Ayrault, est convoit\u00e9e par Foulques Chombart de Lauwe, soutenu par Les R\u00e9publicains ainsi que le camp macroniste. Le candidat Divers droite a obtenu 33,77 % au premier tour et talonne Johanna Roland et ses 35,24 %. La socialiste a pour cette raison \u00e9t\u00e9 contrainte d\u2019accepter l\u2019alliance avec l\u2019insoumis William Aucant, qui a obtenu 11,20 % des voix.<\/p>\n\n\n\n<p>M\u00eame alliance \u00e0 Toulouse, \u00e0 des fins diff\u00e9rentes. Ville dirig\u00e9e par la droite depuis l\u2019\u00e9lection de Pierre Baudis en 1971, succ\u00e9d\u00e9 par son fils, Dominique Baudis, douze ans plus tard, lui-m\u00eame remplac\u00e9 par Jean-Luc Moudenc, la Ville rose n\u2019avait connu qu\u2019une courte parenth\u00e8se \u00e9cologiste en 2008 avec Pierre Cohen. Si Jean-Luc Moudenc avait retrouv\u00e9 sa mairie aux \u00e9lections de 2014, le voil\u00e0 aujourd\u2019hui mis en difficult\u00e9, malgr\u00e9 ces 37,23 % au premier tour, par une alliance Socialistes-Insoumis. Et pour cause, l\u2019opposant socialiste, Fran\u00e7ois Brian\u00e7on, arriv\u00e9 en troisi\u00e8me position avec 25 % a rapidement accept\u00e9 la main tendue par le candidat de La France insoumise, Fran\u00e7ois Piquemal (27,56 %).<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Alliances \u00e0 contre-c\u0153ur<\/h2>\n\n\n\n<p>Malgr\u00e9 le refus d\u2019une alliance au second tour entre les listes de l\u2019Union de la gauche et celles de LFI, la situation \u00e0 Nantes ou \u00e0 Toulouse se retrouve dans de nombreuses villes fran\u00e7aises. N\u2019en d\u00e9plaise \u00e0 Rapha\u00ebl Glucksmann (Place publique) ou au chef du PS Olivier Faure. Mises en difficult\u00e9 au premier tour, plusieurs alliances de la gauche \u2013 hors LFI \u2013 dans pr\u00e8s d\u2019une dizaine de villes, ont fusionn\u00e9 avec les formations insoumises locales.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/s.rfi.fr\/media\/display\/02b1ffb0-23b2-11f1-a63f-005056bfb2b6\/w:1024\/brest-1.png\" alt=\"Source : minist\u00e8re de l\u2019Int\u00e9rieur (r\u00e9sultats)\"\/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Source : minist\u00e8re de l\u2019Int\u00e9rieur (r\u00e9sultats)&nbsp;\u00a9 Alexandre Neracoulis \/ Studio graphique FMM<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Le 16 mars, \u00ab\u00a0la gauche unie pour Brest\u00a0\u00bb de Fran\u00e7ois Cuillandre et \u00ab\u00a0Brest insoumise\u00a0\u00bb de C\u00e9cile Beaudouin ont annonc\u00e9 une alliance. Le socialiste, maire sortant,\u00a0<strong>brigue un cinqui\u00e8me mandat\u00a0<\/strong>et rejetait, initialement, toute alliance avec la France insoumise. Arriv\u00e9 deuxi\u00e8me le 15 mars, avec 23,8 %, derri\u00e8re le candidat de la droite St\u00e9phane Roudaut (30,24 %), il a finalement d\u00fb c\u00e9der \u00e0 l\u2019accord tant redout\u00e9. S\u2019annonce alors une triangulaire avec Yves Pages, candidat du Rassemblement national (11,12 %), avec qui St\u00e9phane Roudaut a refus\u00e9 de fusionner sa liste.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 Clermont-Ferrand, ville de gauche depuis les ann\u00e9es 1940, le maire socialiste sortant Olivier Bianchi (29,99 %) a, comme son homologue brestois, fini derri\u00e8re une liste de droite au premier tour. Face aux 33,93 % de Julien Bony (LR), une \u00ab&nbsp;<em>fusion technique<\/em>&nbsp;\u00bb a \u00e9t\u00e9 act\u00e9e entre Olivier Bianchi et l\u2019Insoumise Marianne Maximi, arriv\u00e9e troisi\u00e8me avec 17,01 %. De son c\u00f4t\u00e9, le candidat Rassemblement national, Antoine Darbois (11,29 %), d\u00e9nonce le \u00ab&nbsp;<em>refus m\u00e9prisant<\/em>&nbsp;\u00bb du candidat de droite qui s\u2019est \u00ab&nbsp;<em>tir\u00e9 une balle dans le pied<\/em>&nbsp;\u00bb en refusant de s\u2019allier avec le parti \u00e0 la flamme.<\/p>\n\n\n\n<p>D\u2019autres villes, comme Limoges, Avignon ou Poitiers, ont \u00e9galement vu les listes de l\u2019Union de la gauche fusionner avec la France insoumise.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">La mar\u00e9e verte de 2020 recule<\/h2>\n\n\n\n<p>Dans certains cas, ces alliances locales permettent aux \u00e9cologistes, port\u00e9s par la vague verte de 2020, de se maintenir en t\u00eate \u00e0 l\u2019approche du second tour. \u00c0 Tours, le maire EELV sortant, Emmanuel Denis est arriv\u00e9 en t\u00eate avec 34,04 % des voix, avant m\u00eame d\u2019annoncer son accord avec Marie Quinton, de La France insoumise. Forte de 11,46 %, l\u2019Insoumise renforce grandement les chances de victoire d\u2019Emmanuel Denis dans la triangulaire qui l\u2019opposera \u00e0 son pr\u00e9d\u00e9cesseur Christophe Bouchet (DVD) et \u00e0 Aleksandar Nikolic du Rassemblement national. Le candidat de la droite avait imm\u00e9diatement refus\u00e9 toute alliance avec l\u2019extr\u00eame droite.<\/p>\n\n\n\n<p>Le duel est plus serr\u00e9 \u00e0\u00a0<strong>Lyon<\/strong>, o\u00f9 le maire \u00e9cologiste Gr\u00e9gory Doucet se retrouve au coude \u00e0 coude avec le c\u00e9l\u00e8bre ancien dirigeant de l\u2019Olympique lyonnais Jean-Michel Aulas (DVC). La liste de l\u2019Union de la gauche a recueilli 37,36 % des voix, contre 36,78 % pour le candidat du centre. L\u2019alliance scell\u00e9e par le maire sortant avec Ana\u00efs Belouassa-Cherifi (10,41 %) de la France insoumise pourrait s\u2019av\u00e9rer d\u00e9cisive pour permettre aux Verts de conserver la mairie lyonnaise.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 Strasbourg \u00e9galement, la bataille du second tour s\u2019annonce ardue. La maire sortante Jeanne Barseghian a termin\u00e9 troisi\u00e8me lors du premier scrutin, accumulant moins de 20 % des voix. Elle fait face \u00e0 Catherine Trautmann, candidate socialiste, arriv\u00e9e en t\u00eate avec 25,93 %, suivie de la liste Divers droite port\u00e9e par Jean-Philippe Vetter (24,23 %). En bien mauvaise posture, l\u2019\u00e9cologiste a choisi de se rapprocher du candidat LFI Florian Kobryn (12,03&nbsp;%), sans \u00eatre pour autant assur\u00e9e que cela soit assez pour conserver sa mairie.<\/p>\n\n\n\n<p>D\u2019autant que Catherine Trautmann a cr\u00e9\u00e9 la surprise, en formant une alliance avec Pierre Jakubowicz, candidat Horizons \u00e0 tout juste 5 % au premier tour. Si l\u2019accord renforce la position de cette Strasbourgeoise de naissance, il lui a valu de vives critiques de son camp. \u00ab&nbsp;<em>Cet accord \u00e0 Strasbourg place ceux qui l\u2019ont conclu en dehors du Parti socialiste<\/em>&nbsp;\u00bb, s\u2019est fendu Olivier Faure.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019\u00e9crasante majorit\u00e9 des communes fran\u00e7aises ont d\u00e9j\u00e0 \u00e9lu leur \u00e9dile, mais la bataille reste acharn\u00e9e dans les derni\u00e8res villes qui<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":69805,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[51],"tags":[],"class_list":["post-69804","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-general"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/69804","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=69804"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/69804\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":69806,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/69804\/revisions\/69806"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/69805"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=69804"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=69804"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=69804"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}