{"id":66486,"date":"2026-01-13T12:07:02","date_gmt":"2026-01-13T12:07:02","guid":{"rendered":"https:\/\/dekkbi.com\/?p=66486"},"modified":"2026-01-13T12:07:02","modified_gmt":"2026-01-13T12:07:02","slug":"la-rivalite-au-sommet-et-les-fractures-politiques-peseront-lourdement-sur-les-echeances-a-venir-lecture-dun-politologue-sur-une-annee-de-tensions-et-de-recompositions","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dekkbi.com\/?p=66486","title":{"rendered":"\u00ab La rivalit\u00e9 au sommet et les fractures politiques p\u00e8seront lourdement sur les \u00e9ch\u00e9ances \u00e0 venir \u00bb : lecture d\u2019un politologue sur une ann\u00e9e de tensions et de recompositions"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Professeur agr\u00e9g\u00e9 de science politique \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 Gaston Berger de Saint-Louis, Maurice Soudieck Dione livre une analyse des faits politiques majeurs ayant marqu\u00e9e l\u2019ann\u00e9e 2025. Parmi ceux-ci, figure la d\u00e9cision de la Cour supr\u00eame, de d\u00e9clarer recevable, l\u2019affaire Mame Mbaye Niang, les divergences apparues au sein de l\u2019ex\u00e9cutif entre le tandem Diomaye\u2013Sonko, le divorce politique entre Khalifa Sall et Barth\u00e9l\u00e9my Dias, ainsi que sur l\u2019impact de la mobilisation r\u00e9ussie du Front pour la d\u00e9fense de la d\u00e9mocratie et de la R\u00e9publique, le 31 octobre dernier, sur les \u00e9lections locales de 2027.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Au plan politique, 2025 a \u00e9t\u00e9 marqu\u00e9e par plusieurs faits majeurs, dont la recevabilit\u00e9 de l\u2019affaire Mame Mbaye Niang en rabat d\u2019arr\u00eat devant la Cour supr\u00eame. Comment expliquer cette proc\u00e9dure que l\u2019on pensait pourtant couverte par l\u2019amnistie ?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>La question de l\u2019\u00e9ligibilit\u00e9 de Ousmane Sonko est agit\u00e9e par certains. Mais, en r\u00e9alit\u00e9, sa condamnation d\u00e9finitive dans l\u2019affaire Mame Mbaye Niang a \u00e9t\u00e9 effac\u00e9e par la loi d\u2019amnistie de 2024. La recevabilit\u00e9 de l\u2019affaire en rabat d\u2019arr\u00eat devant la Cour supr\u00eame se comprend dans le sens o\u00f9 l\u2019amnistie ne pr\u00e9judicie pas aux droits des tiers \u00e0 une r\u00e9paration. En effet, dans cette affaire de diffamation qui a emp\u00each\u00e9 sa candidature en 2024, Ousmane Sonko est condamn\u00e9 \u00e0 payer 200 millions de F CFA au ministre Mame Mbaye Niang. Donc si l\u2019action publique de l\u2019infraction est devenue inexistante avec la loi d\u2019amnistie qui est une amn\u00e9sie juridiquement organis\u00e9e sur les faits vis\u00e9s, consid\u00e9r\u00e9s qu\u2019ils sont comme n\u2019ayant jamais \u00e9t\u00e9 commis&nbsp;; l\u2019action civile quant \u00e0 elle subsiste.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Comment analysez-vous les divergences apparues au sein de l\u2019ex\u00e9cutif entre le pr\u00e9sident Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre, Ousmane Sonko, autour de la gestion de la coalition \u00ab&nbsp;Diomaye Pr\u00e9sident&nbsp;\u00bb ?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Il est vrai que des divergences entre le Pr\u00e9sident Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko sont apparues de mani\u00e8re explicite dans l\u2019espace public. Le duo Diomaye-Sonko est en effet travers\u00e9 par une rivalit\u00e9 relativement \u00e0 un positionnement politique pour l\u2019\u00e9lection pr\u00e9sidentielle de 2029. Mais, cette comp\u00e9tition entre les deux fractions du pouvoir ex\u00e9cutif aurait pu \u00eatre \u00e9vit\u00e9e en tirant les le\u00e7ons de l\u2019histoire et de la culture politiques s\u00e9n\u00e9galaises quant aux difficult\u00e9s d\u2019avoir un pouvoir bic\u00e9phale, depuis la crise du 17 d\u00e9cembre 1962, au sortir de laquelle le Pr\u00e9sident Senghor avait construit un pouvoir monolithique par le truchement de la Constitution du 7 mars 1963. Au-del\u00e0 de cette crise, on peut observer que toute l\u2019histoire politique du S\u00e9n\u00e9gal a \u00e9t\u00e9 finalement une histoire de la dualit\u00e9&nbsp;: Blaise Diagne\/Fran\u00e7ois Carpot&nbsp;; Blaise Diagne\/Lamine Gu\u00e8ye&nbsp;; Lamine Gu\u00e8ye\/L\u00e9opold S\u00e9dar Senghor&nbsp;; L\u00e9opold S\u00e9dar Senghor\/Mamadou Dia&nbsp;; L\u00e9opold S\u00e9dar Senghor\/Abdoulaye Wade&nbsp;; Abdou Diouf\/Abdoulaye Wade ; Abdoulaye Wade\/Moustapha Niasse ; Abdoulaye Wade\/Idrissa Seck ; Abdoulaye Wade\/Macky Sall&nbsp;; Macky Sall\/Ousmane Sonko, entre autres.<\/p>\n\n\n\n<p>Il aurait \u00e9t\u00e9 plus judicieux pour Ousmane Sonko d\u2019occuper le poste de pr\u00e9sident de l\u2019Assembl\u00e9e nationale apr\u00e8s les \u00e9lections l\u00e9gislatives qu\u2019il a remport\u00e9es brillamment sous la banni\u00e8re du PASTEF dont il a conduit la liste, obtenant 130 d\u00e9put\u00e9s sur 165. Ainsi d\u00e9tiendrait-il le pouvoir l\u00e9gislatif, et le Pr\u00e9sident Bassirou Diomaye Faye, le pouvoir ex\u00e9cutif. La s\u00e9paration des pouvoirs aidant, personne ne serait le chef de l\u2019autre. Parce qu\u2019\u00e0 la v\u00e9rit\u00e9, le Pr\u00e9sident Bassirou Diomaye Faye a \u00e9t\u00e9 \u00e9lu au suffrage universel direct, avec 54,28% des voix. Il n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 \u00e9lu par le PASTEF mais par tous les S\u00e9n\u00e9galais&nbsp;; et d\u00e8s l\u2019instant qu\u2019il a pr\u00eat\u00e9 serment conform\u00e9ment \u00e0 l\u2019article 37 de la Constitution, il a un titre de l\u00e9galit\u00e9 et de l\u00e9gitimit\u00e9 pour gouverner le temps du mandat qui est de 5 ans. Un Premier ministre technocrate aurait pu \u00eatre nomm\u00e9. Ce qui permettrait au duo Diomaye-Sonko de se concerter constamment avec le Premier ministre, coordonnant l\u2019action du Gouvernement avec le soutien de l\u2019Assembl\u00e9e nationale.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Quel impact cette divergence au sommet peut-elle avoir sur le fonctionnement de l\u2019\u00c9tat ?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Dans l\u2019architecture juridique et institutionnelle du S\u00e9n\u00e9gal, le pr\u00e9sident de la R\u00e9publique a des pouvoirs exorbitants et personne ne peut \u00eatre son chef. D\u00e8s lors, il y a une contradiction entre la structuration institutionnelle et la situation politique, qui fait de Ousmane Sonko le leader du PASTEF. Ces dissensions se sont exacerb\u00e9es apr\u00e8s le meeting du 8 novembre 2025, lorsque le Pr\u00e9sident du PASTEF a rejet\u00e9 toute possibilit\u00e9 de remplacer la Coordonnatrice de la coalition Diomaye Pr\u00e9sident, Madame A\u00efssatou Mbodj. Pour Ousmane Sonko, toutes les forces politiques de la majorit\u00e9 pr\u00e9sidentielle et de la majorit\u00e9 parlementaire doivent graviter autour du PASTEF dont il est le chef unique. Mais le Pr\u00e9sident Diomaye Faye a choisi une autre perspective, en destituant Madame A\u00efssatou Mbodj et en la rempla\u00e7ant par Madame Aminata Tour\u00e9 pour r\u00e9organiser et dynamiser sa coalition. Il entend ainsi avoir un appareil politique propre pour porter ses ambitions de pouvoir. Si cette comp\u00e9tition au sommet devait d\u00e9boucher sur une crise politique, cela aurait des cons\u00e9quences graves sur le fonctionnement de l\u2019\u00c9tat, sur la gestion des affaires publiques dans l\u2019int\u00e9r\u00eat des S\u00e9n\u00e9galais. En effet, toutes les \u00e9nergies seraient mobilis\u00e9es dans ce conflit fratricide plut\u00f4t que pour relever les d\u00e9fis du d\u00e9veloppement.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Quelle analyse faites-vous du divorce politique entre l\u2019ancien maire de Dakar, Khalifa Sall, et son ancien prot\u00e9g\u00e9, Barth\u00e9l\u00e9my Dias&nbsp;?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><em>La s\u00e9paration entre Khalifa Ababacar Sall et Barth\u00e9l\u00e9my Dias est li\u00e9e \u00e0 la pr\u00e9sidentielle de 2024.<\/em>&nbsp;En effet, Khalifa Sall lors de cette \u00e9lection a obtenu un faible score de 69 760 voix, soit 1,56% des suffrages exprim\u00e9s. Ce r\u00e9sultat est li\u00e9 au fait qu\u2019il y a eu un d\u00e9tournement r\u00e9f\u00e9rendaire de l\u2019\u00e9lection pr\u00e9sidentielle comme s\u2019il s\u2019agissait de voter pour ou contre la continuit\u00e9 du r\u00e9gime du Pr\u00e9sident Sall&nbsp;; d\u2019o\u00f9 la victoire au premier tour de l\u2019opposant Bassirou Diomaye Diakhar Faye avec 54,28% des voix. Amadou Ba, le candidat de la majorit\u00e9 Benno Bokk Yaakaar obtient 35,79% des voix. Les deux candidats arriv\u00e9s en t\u00eate totalisent donc 90,07% des suffrages exprim\u00e9s, sur un total de 19 candidats. L\u2019\u00e9lection a donc \u00e9t\u00e9 fortement polaris\u00e9e dans un choix d\u00e9cisif entre changement et continuit\u00e9, d\u2019autant plus que les institutions d\u00e9mocratiques et l\u2019\u00c9tat de droit avaient \u00e9t\u00e9 mises \u00e0 rude \u00e9preuve, et la violence politique avait atteint un niveau \u00e9lev\u00e9. Le bas score obtenu par Khalifa \u00e0 la pr\u00e9sidentielle a fragilis\u00e9 sa posture au sein de Taxawu Senegaal.<\/p>\n\n\n\n<p>Elu maire de Dakar sous la banni\u00e8re de la coalition Yewwi Askan Wi, deux ans auparavant, ce faible score de Khalifa a donc, favoris\u00e9 la mont\u00e9e de Barth\u00e9l\u00e9my Dias. C\u2019est ainsi qu\u2019il s\u2019est positionn\u00e9 pour diriger la coalition Samm Sa Kaddu lors des \u00e9lections l\u00e9gislatives. Mais les dynamiques \u00e0 l\u2019\u0153uvre depuis l\u2019\u00e9lection pr\u00e9sidentielle se sont confirm\u00e9es d\u2019o\u00f9 le score faible de cette coalition qui a obtenu trois si\u00e8ges \u00e0 l\u2019Assembl\u00e9e nationale. Car l\u2019\u00e9lectorat est rest\u00e9 coh\u00e9rent dans son choix, en conf\u00e9rant une majorit\u00e9 confortable \u00e0 PASTEF qui a engrang\u00e9 130 si\u00e8ges sur 165, avec 54,96% des suffrages exprim\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Que vous inspire la forte mobilisation lors de la marche organis\u00e9e par le Front pour la d\u00e9fense de la d\u00e9mocratie et de la R\u00e9publique, le 31 octobre dernier. Peut-on parler de fin de l\u2019Etat de gr\u00e2ce&nbsp;?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>La mobilisation r\u00e9ussie du Front pour la d\u00e9fense de la d\u00e9mocratie et de la R\u00e9publique est \u00e0 mettre \u00e0 l\u2019actif de l\u2019opposition. Le contexte de cette manifestation a \u00e9t\u00e9 d\u00e9terminant. En effet, la situation \u00e9conomique et sociale particuli\u00e8rement difficile en raison du co\u00fbt \u00e9lev\u00e9 de la vie, les nombreuses personnes ayant perdu leurs emplois \u00e0 cause des rationalisations organisationnelles et financi\u00e8res initi\u00e9es par les nouveaux gouvernants, l\u2019augmentation des charges fiscales, la pression fiscale exerc\u00e9e sur les entreprises, l\u2019attente relativement longue dans la r\u00e9alisation des promesses faites, de m\u00eame que certaines pratiques autoritaires, tout comme les critiques formul\u00e9es par rapport aux proc\u00e9dures relatives \u00e0 la reddition des comptes, ont \u00e9t\u00e9 autant de facteurs ayant favoris\u00e9 la r\u00e9ussite de cette manifestation.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Selon vous, les actions men\u00e9es par le r\u00e9gime en place depuis cette manifestation r\u00e9pondent-elles \u00e0 ces pr\u00e9occupations ?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Le pouvoir semble s\u2019\u00eatre inscrit dans un travail d\u2019ajustement par rapport \u00e0 cette donne, d\u2019o\u00f9 notamment la r\u00e9duction du prix des denr\u00e9es de premi\u00e8re n\u00e9cessit\u00e9 et des prix du carburant. Mais au-del\u00e0 de la situation conjoncturelle, le pouvoir profite encore, peut-\u00eatre pas d\u2019un \u00e9tat de gr\u00e2ce, mais d\u2019un temps d\u2019observation, en ce sens que tous les pouvoirs ont \u00e9t\u00e9 octroy\u00e9s aux gouvernants. Ils ont donc tous les leviers d\u2019action en main. G\u00e9n\u00e9ralement, quand le peuple s\u00e9n\u00e9galais qui est tr\u00e8s mature \u00e9lit un nouveau pouvoir, non seulement il lui donne les moyens de gouverner mais lui laisse \u00e9galement un temps appr\u00e9ciable pour faire ses preuves. Mais si les m\u00eames pratiques autoritaires et client\u00e9laires se perp\u00e9tuent, alors, le capital de sympathie et de confiance du r\u00e9gime s\u2019\u00e9rode&nbsp;; et les forces sociopolitiques se remobilisent pour d\u00e9fendre les valeurs et principes d\u00e9mocratiques. C\u2019est cela qui donne l\u2019impression que la d\u00e9mocratie s\u00e9n\u00e9galaise est une \u0153uvre de Sisyphe, un recommencement perp\u00e9tuel. Les nouveaux gouvernants n\u2019ont pas encore atteint ce seuil critique&nbsp;; ce qui limite pour le moment la port\u00e9e du travail de l\u2019opposition.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Quels impacts ces diff\u00e9rents \u00e9v\u00e9nements pourraient avoir sur les prochaines \u00e9ch\u00e9ances \u00e9lectorales, notamment les \u00e9lections locales pr\u00e9vues en 2027 ?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Les \u00e9lections locales ont souvent \u00e9t\u00e9 un \u00e9talon d\u2019appr\u00e9ciation des r\u00e9sultats de l\u2019\u00e9lection pr\u00e9sidentielle \u00e0 venir. En effet, apr\u00e8s les nombreuses d\u00e9rives du Pr\u00e9sident Wade qui culminent avec le boycott des \u00e9lections l\u00e9gislatives de juin 2007 par l\u2019opposition significative&nbsp;; celle-ci se mobilise \u00e0 travers le Front Siggil Senegaal qui deviendra Benno Siggil Senegaal, organise les Assises nationales et remporte toutes les grandes villes aux \u00e9lections locales du 22 mars 2009. \u00c0 partir de ce moment, le r\u00e9gime du Pr\u00e9sident Wade est en d\u00e9clin, expliquant l\u2019ing\u00e9nierie politicienne mobilis\u00e9e \u00e0 travers la loi sur le ticket pr\u00e9sidentiel qui voulait r\u00e9duire la majorit\u00e9 au premier tour \u00e0 25%, l\u00e0 o\u00f9 le Pr\u00e9sident Abdou Diouf avait perdu au premier tour en 2000, avec 41,30% des suffrages exprim\u00e9s. Cette loi sc\u00e9l\u00e9rate sera vigoureusement rejet\u00e9e par les S\u00e9n\u00e9galais le 23 juin 2011, avant que le Pr\u00e9sident Wade ne soit d\u00e9fait par les urnes \u00e0 la pr\u00e9sidentielle de 2012&nbsp;; sa candidature ayant \u00e9t\u00e9 consid\u00e9r\u00e9e comme anticonstitutionnelle par une frange importante de la population, et lui-m\u00eame ayant affirm\u00e9 qu\u2019il avait verrouill\u00e9 la Constitution \u00e0 deux mandats, avant de se d\u00e9dire, \u00e0 travers une formule tout aussi c\u00e9l\u00e8bre que fatale&nbsp;: \u00ab&nbsp;Ma waxoon waxeet&nbsp;\u00bb (Je l\u2019ai dit je me d\u00e9dis).<\/p>\n\n\n\n<p>De m\u00eame, les \u00e9lections locales du 23 janvier 2022 ont \u00e9t\u00e9 un test pour la pr\u00e9sidentielle de 2024. En effet, l\u2019opposition notamment \u00e0 travers la coalition Yewwi Askan Wi, avait r\u00e9alis\u00e9 un score fort appr\u00e9ciable. En effet, cette coalition avait obtenu dans les communes 717 001 voix soit 24,70% des suffrages exprim\u00e9s contre 1. 224. 365 voix au profit de Benno Bokk Yaakaar. Dans les d\u00e9partements et villes o\u00f9 Yewwi Askan Wi s\u2019\u00e9tait investie, la coalition obtient 31,84% des voix et Benno Bokk Yaakaar 37,42%. Yewwi Askan Wi remporte les d\u00e9partements de Keur Massar, Rufisque, Mback\u00e9, Bignona, Oussouye et Ziguinchor, de m\u00eame que les villes de Dakar, Rufisque, Gu\u00e9diawaye et Thi\u00e8s.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour les \u00e9lections locales de 2027, elles seront \u00e2prement disput\u00e9es entre le pouvoir et l\u2019opposition. Mais il y a \u00e9galement la comp\u00e9tition qui se pr\u00e9cise de plus en plus entre le PASTEF et la coalition Diomaye Pr\u00e9sident. Ces deux p\u00f4les organisations politiques appartiennent certes \u00e0 la m\u00eame majorit\u00e9, mais le rapport de force entre les deux pourrait \u00eatre une sorte de primaire entre le Pr\u00e9sident Bassirou Diomaye Diakhar Faye et son Premier ministre, Ousmane Sonko, Pr\u00e9sident du PASTEF dans la perspective de l\u2019\u00e9lection pr\u00e9sidentielle de 2029.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>R\u00e9alis\u00e9 par Nando Cabral Gomis<\/strong><br>SUDQUOTIDIEN<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Professeur agr\u00e9g\u00e9 de science politique \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 Gaston Berger de Saint-Louis, Maurice Soudieck Dione livre une analyse des faits politiques<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":48378,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[6],"tags":[],"class_list":["post-66486","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-politics"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/66486","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=66486"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/66486\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":66487,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/66486\/revisions\/66487"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/48378"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=66486"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=66486"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=66486"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}