{"id":65624,"date":"2025-12-26T09:23:14","date_gmt":"2025-12-26T09:23:14","guid":{"rendered":"https:\/\/dekkbi.com\/?p=65624"},"modified":"2025-12-26T09:23:15","modified_gmt":"2025-12-26T09:23:15","slug":"petition-100-plumes-reclament-la-reconnaissance-du-feminicide","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dekkbi.com\/?p=65624","title":{"rendered":"P\u00e9tition : 100 plumes r\u00e9clament la reconnaissance du f\u00e9minicide"},"content":{"rendered":"\n<p>Elles s\u2019appelaient Souadou Sow, Yamou Ndiaye, Sadel Sow, Kindy Bah, Di\u00e8ne Dia, Marie-Louise Ndour, Fatou Gu\u00e8ye, Aissatou Ba, Coumba Dali Diallo, Khady Fall, Mariama Coulibaly, Mariama Ba, Fatou N., Mariama Ke\u00efta, Khady Gu\u00e8ye, Mariama Sadio Diallo, Bintou Gu\u00e8ye. Elles \u00e9taient des femmes diff\u00e9rentes que le destin a r\u00e9unies par la m\u00eame fin tragique : une mort brutale, de la main d\u2019un mari tortionnaire ou d\u2019une famille n\u00e9gligente. Elles ne sont pas les seules \u00e0 avoir v\u00e9cu pareil sort en 2025, mais elles sont le visage d\u2019une violence qui n\u2019\u00e9meut plus et qui s\u2019est install\u00e9e comme une banalit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Citer leurs noms est un acte n\u00e9cessaire : c\u2019est rappeler qu\u2019elles ont v\u00e9cu et ont exist\u00e9 au-del\u00e0 des faits divers. Mais c\u2019est surtout d\u00e9noncer la facilit\u00e9 avec laquelle leur vie leur a \u00e9t\u00e9 arrach\u00e9e. Car dans nos soci\u00e9t\u00e9s, la vie d\u2019une femme peut s\u2019arr\u00eater pour un d\u00e9jeuner non pr\u00e9par\u00e9 ou un d\u00eener servi avec du retard.<br>Un f\u00e9minicide n\u2019est pas un drame conjugal. Ce n\u2019est ni une dispute qui d\u00e9g\u00e9n\u00e8re ni un fait divers. Un f\u00e9minicide est l\u2019assassinat d\u2019une femme parce qu\u2019elle est une femme, dans un contexte de rapports de domination structur\u00e9s par le genre. Il est l\u2019expression la plus extr\u00eame de la misogynie, rendue possible par des in\u00e9galit\u00e9s persistantes et par l\u2019inaction des pouvoirs publics.<\/p>\n\n\n\n<p>Les f\u00e9minicides s\u2019inscrivent dans un continuum de violences largement document\u00e9. En novembre 2024, l\u2019Ansd a publi\u00e9 une enqu\u00eate nationale de r\u00e9f\u00e9rence sur les violences faites aux femmes document\u00e9es de mani\u00e8re rigoureuse, \u00e0 partir de donn\u00e9es statistiques officielles. Cette enqu\u00eate r\u00e9v\u00e8le que pr\u00e8s d\u2019une femme sur trois au S\u00e9n\u00e9gal a subi au moins une forme de violence, physique, psychologique, sexuelle ou \u00e9conomique au cours des douze derniers mois. Ces violences ont lieu majoritairement dans le cadre conjugal ou familial, c\u2019est-\u00e0-dire dans l\u2019espace que la soci\u00e9t\u00e9 continue de consid\u00e9rer comme priv\u00e9.<br>Ce constat est d\u2019autant plus grave que ces r\u00e9alit\u00e9s sont connues de l\u2019Etat. Les donn\u00e9es existent, les alertes sont pos\u00e9es, mais les r\u00e9ponses politiques restent insuffisantes.<\/p>\n\n\n\n<p>Depuis des ann\u00e9es, les diff\u00e9rents mouvements f\u00e9ministes et populaires alertent sur les m\u00eames r\u00e9alit\u00e9s : la banalisation des violences domestiques, la politisation du corps des femmes, l\u2019insuffisance des m\u00e9canismes de protection, l\u2019absence de reconnaissance juridique et politique des violences, et le maintien de cadres sociaux et juridiques d\u00e9favorables aux femmes. Ces alertes sont connues. Elles sont document\u00e9es. Pourtant, elles continuent d\u2019\u00eatre ignor\u00e9es par notre soci\u00e9t\u00e9 et par notre classe dirigeante.<\/p>\n\n\n\n<p>Au S\u00e9n\u00e9gal, les violences qui s\u2019exercent sur les femmes dans le cadre conjugal et familial sont encore trop souvent rel\u00e9gu\u00e9es \u00e0 la sph\u00e8re priv\u00e9e, consid\u00e9r\u00e9es comme secondaires, domestiques. Cette lecture est non seulement fausse, mais elle est dangereuse. Car ce qui est pr\u00e9sent\u00e9 comme isol\u00e9 rel\u00e8ve en r\u00e9alit\u00e9 d\u2019un ph\u00e9nom\u00e8ne syst\u00e9mique, produit par un climat social, juridique et politique qui tol\u00e8re, invisibilise et minimise les violences patriarcales.<br>Depuis le d\u00e9but de l\u2019ann\u00e9e 2025, plus de 17 femmes ont \u00e9t\u00e9 tu\u00e9es au S\u00e9n\u00e9gal dans un cadre conjugal ou familial. Face \u00e0 ce constat, une question s\u2019impose. Si les f\u00e9minicides sont le produit d\u2019un syst\u00e8me connu, document\u00e9 et d\u00e9nonc\u00e9 depuis des ann\u00e9es, que fait l\u2019Etat de cette responsabilit\u00e9 ? Et surtout, que vaut la parole publique lorsque les engagements annonc\u00e9s restent sans effet ?<\/p>\n\n\n\n<p>Et nous posons la question clairement : \u00e0 quoi servent les promesses \u00e9lectorales quand elles n\u2019engagent \u00e0 rien ?<\/p>\n\n\n\n<p>Nous tenons \u00e0 rappeler les engagements pris par le Pr\u00e9sident Bassirou Diomaye Faye dans son programme politique \u00abDiomaye Pr\u00e9sident\u00bb concernant l\u2019autonomisation et la promotion des femmes pour une soci\u00e9t\u00e9 inclusive et prosp\u00e8re, toujours au point mort :<\/p>\n\n\n\n<p>La mise en place de m\u00e9canismes de pr\u00e9vention et de lutte contre les violences bas\u00e9es sur le genre, en particulier les violences domestiques, \u00e0 travers le renforcement des lois, des politiques publiques et des dispositifs de protection et de soutien aux victimes ;<\/p>\n\n\n\n<p>Le d\u00e9ploiement de programmes de sensibilisation et d\u2019\u00e9ducation visant \u00e0 transformer les normes sociales et culturelles discriminatoires, promouvoir l\u2019\u00e9galit\u00e9 de genre et lutter contre les st\u00e9r\u00e9otypes d\u00e8s le plus jeune \u00e2ge ;<br>L\u2019autorisation de la recherche de paternit\u00e9 pour les femmes et les filles victimes de grossesses non d\u00e9sir\u00e9es, avec un acc\u00e8s \u00e9largi aux fonds de la justice pour les tests Adn et l\u2019accompagnement psychologique des victimes de violences sexuelles ;<br>Le reversement syst\u00e9matique de la pension de la femme d\u00e9c\u00e9d\u00e9e \u00e0 ses ayants droit, y compris lorsque le conjoint est un travailleur ;<br>L\u2019\u00e9largissement de l\u2019autorit\u00e9 parentale des femmes \u00e0 travers une r\u00e9forme du Code de la famille s\u00e9n\u00e9galais.<br>Pendant ce temps, des femmes meurent dans des cadres que l\u2019Etat continue de consid\u00e9rer comme priv\u00e9s, domestiques ou secondaires. Et pourtant, l\u2019Etat s\u00e9n\u00e9galais lui-m\u00eame reconna\u00eet l\u2019existence de discriminations juridiques \u00e0 l\u2019\u00e9gard des femmes.<br>En 2017, un comit\u00e9 technique plac\u00e9 sous l\u2019autorit\u00e9 du minist\u00e8re de la Justice a identifi\u00e9 de nombreuses dispositions discriminatoires dans le Code de la famille, le Code p\u00e9nal et les textes encadrant la sant\u00e9 reproductive. Il s\u2019agit d\u2019un travail institutionnel, rigoureux, et align\u00e9 sur les engagements internationaux du S\u00e9n\u00e9gal.<br>Ce que r\u00e9v\u00e8le ce rapport, c\u2019est que certaines in\u00e9galit\u00e9s ne rel\u00e8vent pas de simples pratiques sociales, mais sont produites par la loi elle-m\u00eame. Age in\u00e9gal au mariage, autorit\u00e9 familiale\/parentale d\u00e9s\u00e9quilibr\u00e9e, impossibilit\u00e9 pour la femme de faire une recherche de paternit\u00e9, p\u00e9nalisation quasi absolue de l\u2019avortement, tol\u00e9rance implicite du mariage forc\u00e9, autant de dispositions qui contredisent le principe constitutionnel d\u2019\u00e9galit\u00e9.<br>Alors une question s\u2019impose : si l\u2019Etat reconna\u00eet la discrimination, pourquoi refuse-t-il d\u2019agir ?<br>Le 1er mars 2024, a eu lieu le conseil minist\u00e9riel sur l\u2019\u00e9valuation et la d\u00e9finition des priorit\u00e9s des politiques de promotion et de soutien aux femmes pr\u00e9sid\u00e9 par le Premier ministre. Parmi les douze recommandations, l\u2019une a particuli\u00e8rement retenu notre attention : la mise en place d\u2019un comit\u00e9 technique charg\u00e9 de proposer au gouvernement la r\u00e9vision de certaines dispositions du Code de la famille<br>Invoquant le principe de continuit\u00e9 de l\u2019Etat, nous interpellons l\u2019actuel Premier ministre, ainsi que la ministre de la Famille et des solidarit\u00e9s sur l\u2019\u00e9tat d\u2019avancement de cette politique publique, 21 mois plus tard.<br>Depuis toujours, en ce qui concerne ce sujet, le statu quo est pr\u00e9sent\u00e9 comme un choix de sagesse, au nom de la coh\u00e9sion sociale et du consensus religieux. En r\u00e9alit\u00e9, ce statu quo est un choix politique et il a des cons\u00e9quences concr\u00e8tes.<br>Nous tenons \u00e0 rappeler que le Code de la famille adopt\u00e9 en 1972 et r\u00e9vis\u00e9 pour la derni\u00e8re fois en 1999, visait \u00e0 unifier un paysage juridique partag\u00e9 entre droit colonial, coutumes locales et normes religieuses. Ce choix a permis d\u2019\u00e9viter le chaos juridique, mais il a aussi institutionnalis\u00e9 des d\u00e9s\u00e9quilibres profonds, en particulier au d\u00e9triment des femmes et des enfants.<br>R\u00e9former le Code de la famille n\u2019est donc pas c\u00e9der \u00e0 une pression ext\u00e9rieure ou importer des valeurs \u00e9trang\u00e8res. C\u2019est au contraire honorer les engagements juridiques librement souscrits par l\u2019Etat, et reconna\u00eetre que l\u2019\u00e9galit\u00e9 ne peut rester un principe abstrait. Ici, la responsabilit\u00e9 de l\u2019Etat, \u00e0 prot\u00e9ger toutes les citoyennes, est directement interpell\u00e9e.<br>Ces violences quotidiennes existent, des chiffres officiels l\u2019attestent et les faits le confirment. Au vu de cela, la suppression d\u2019un minist\u00e8re d\u00e9di\u00e9 \u00e0 la condition des femmes appara\u00eet comme un signal lourd de sens. Alors m\u00eame que les violences persistent et s\u2019aggravent, le gouvernement actuel a fait le choix de dissoudre le minist\u00e8re de la Femme pour le remplacer par un minist\u00e8re de la Famille et des solidarit\u00e9s, diluant ainsi les enjeux sp\u00e9cifiques li\u00e9s aux droits et \u00e0 la protection des femmes dans une approche g\u00e9n\u00e9raliste.<br>Nous interpellons ici la presse s\u00e9n\u00e9galaise. Quand un f\u00e9minicide est titr\u00e9 comme un fait sensationnel, quand on parle de \u00abdrame conjugal\u00bb, quand la mort d\u2019une femme est racont\u00e9e comme un affrontement o\u00f9 l\u2019un aurait \u00abpris le dessus\u00bb, quand les m\u00e9dias parlent d\u2019accident, ce n\u2019est pas neutre. Ces choix de mots d\u00e9politisent la violence et la rendent presque acceptable. Une femme ne \u00abperd\u00bb pas un combat. Elle est tu\u00e9e.<br>Il ne s\u2019agit pas ici d\u2019incriminer, mais d\u2019appeler \u00e0 une responsabilit\u00e9 collective. Les mots choisis et les angles de r\u00e9cit fa\u00e7onnent l\u2019opinion populaire. Les f\u00e9minicides doivent \u00eatre nomm\u00e9s pour ce qu\u2019ils sont.<br>Cette responsabilit\u00e9 s\u2019\u00e9tend \u00e9galement aux maisons de production et \u00e0 l\u2019industrie audiovisuelle s\u00e9n\u00e9galaise. Les s\u00e9ries diffus\u00e9es quotidiennement fa\u00e7onnent l\u2019imaginaire collectif. Or, trop souvent, la souffrance de la femme est esth\u00e9tis\u00e9e, presque glamouris\u00e9e. Ces derni\u00e8res sont enferm\u00e9es dans des relations violentes, psychologiquement et\/ou physiquement, sans que ces violences ne soient clairement d\u00e9nonc\u00e9es. La femme reste, endure, se tait. La violence devient un \u00e9l\u00e9ment narratif banal, un ressort dramatique parmi d\u2019autres, jamais interrog\u00e9e comme un probl\u00e8me politique ou social. Ce qui est montr\u00e9 comme normal finit par \u00eatre per\u00e7u comme acceptable.<br>Il ne s\u2019agit pas ici de nier la libert\u00e9 de cr\u00e9ation ni d\u2019exiger des \u0153uvres militantes, toutefois, les maisons de production ont une responsabilit\u00e9 culturelle et sociale majeure. L\u2019audiovisuel n\u2019est pas neutre. Il peut soit reproduire les normes qui enferment et exposent les femmes \u00e0 la violence, soit contribuer \u00e0 les d\u00e9construire.<br>Nous interpellons \u00e9galement les parlementaires s\u00e9n\u00e9galais qui sont \u00e0 l\u2019initiative des propositions de lois. Ils sont cens\u00e9s repr\u00e9senter la population et agir dans l\u2019int\u00e9r\u00eat g\u00e9n\u00e9ral. Leur r\u00f4le n\u2019est pas symbolique : il est central dans la production du droit et dans la hi\u00e9rarchisation des priorit\u00e9s politiques. Or, des pr\u00e9c\u00e9dents r\u00e9cents montrent que le Parlement est capable de se mobiliser rapidement lorsqu\u2019il s\u2019agit de pr\u00e9server des int\u00e9r\u00eats politiques. Le vote r\u00e9cent de la loi portant interpr\u00e9tation de la loi portant amnistie est une illustration pr\u00e9occupante. Lorsqu\u2019il s\u2019agit de s\u00e9curiser des \u00e9quilibres politiques, le Parlement d\u00e9montre sa capacit\u00e9 \u00e0 l\u00e9gif\u00e9rer rapidement, \u00e0 interpr\u00e9ter le droit et \u00e0 mobiliser ses m\u00e9canismes institutionnels. En revanche, cette m\u00eame diligence dispara\u00eet lorsqu\u2019il s\u2019agit de prot\u00e9ger la vie des femmes. La reconnaissance du f\u00e9minicide comme crime sp\u00e9cifique ou la r\u00e9forme du Code de la famille, pourtant annonc\u00e9e, restent rel\u00e9gu\u00e9es au second plan en \u00e9tant cat\u00e9goris\u00e9es comme complexes.<br>Cette diff\u00e9rence de traitement n\u2019est pas accidentelle. Elle traduit une hi\u00e9rarchisation politique des urgences dans laquelle la s\u00e9curit\u00e9 juridique des acteurs politiques pr\u00e9vaut sur la s\u00e9curit\u00e9 physique des femmes.<br>Au vu de ces constats, nous appelons l\u2019ensemble des forces progressistes et populaires \u00e0 se joindre \u00e0 notre campagne \u00abLuy Jot Jot na\u00bb pour les droits inali\u00e9nables des femmes.<br><strong>Contact : campagnejotna@gmail.com \/ +221 77 301 01 84<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>SIGNATAIRES<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Front pour une R\u00e9volution anti-imp\u00e9rialiste, populaire et panafricain (Frapp)<br>Collectif des f\u00e9ministes du S\u00e9n\u00e9gal<br>S\u00e9n\u00e9gal action f\u00e9ministe<br>Collectif Dafa doy 5) Amnesty S\u00e9n\u00e9gal<br>Collectif des juristes pour la d\u00e9fense des droits des femmes (Cjdf)<br>Actrices culturelles ensemble (Ace)<br>Jgen S\u00e9n\u00e9gal<br>Afrikajom Center<br>ActionAid International S\u00e9n\u00e9gal<br>Convergence africaine pour la d\u00e9mocratie et les droits humains (Sen_Caddhu)<br>Y\u2019en a marre<br>R\u00e9seau ouest-africain des jeunes femmes leaders (Roajelf S\u00e9n\u00e9gal)<br>R\u00e9seau Siggil Jig\u00e9en<br>Plateforme des femmes pour la Paix en Casamance<br>Collectif des femmes pour la d\u00e9fense de la famille<br>Organisation des volontaires d\u2019Afrique<br>Legs-Africa : Leadership, Ethique, Gouvernance, Strat\u00e9gies pour l\u2019Afrique<br>R\u00e9seau des f\u00e9ministes au S\u00e9n\u00e9gal<br>Honorable Fama Bachir Ba, d\u00e9put\u00e9e de la 15\u00e8me L\u00e9gislature<br>Honorable Mari\u00e8me Mback\u00e9, d\u00e9put\u00e9e de la 15\u00e8me L\u00e9gislature<br>Honorable Guy Marius Sagna, d\u00e9put\u00e9 de la 15\u00e8me L\u00e9gislature<br>Honorable Thierno Alassane Sall, d\u00e9put\u00e9 de la 15\u00e8me L\u00e9gislature et ancien ministre<br>Honorable Matar Sylla, d\u00e9put\u00e9 de la 15\u00e8me l\u00e9gislature<br>Aminata Tour\u00e9, ancienne Premi\u00e8re ministre<br>Fatima Mbengue, Directrice g\u00e9n\u00e9rale de l\u2019Office national des pupilles de la Nation<br>Mohamed Mbougar Sarr, \u00e9crivain<br>Seydi Gassama, directeur Amnesty S\u00e9n\u00e9gal<br>Alioune Tine, fondateur Afrikajom Center<br>Moundiaye Ciss\u00e9, Ong 3D<br>Awa Fall Diop, ancienne ministre, militante f\u00e9ministe<br>Ngon\u00e9 Ndour, Pca Sodav<br>Serigne Assane Mback\u00e9, responsable politique Pastef Touba<br>Ma\u00eetre Amadou Diallo, avocat \u00e0 la cour<br>Commissaire Harona Sy, ancien commissaire divisionnaire de classe exceptionnelle<br>Soham Wardini, ancienne maire de la ville de Dakar<br>Aminata Libain Mbengue, militante f\u00e9ministe, psychologue clinicienne<br>A\u00efda Niang, adjointe au maire \u00e0 la ville de Dakar<br>Fatou Warkha Sambe, journaliste, co-coordonatrice R\u00e9seau des f\u00e9ministes au S\u00e9n\u00e9gal 40) Ch\u00e9rif Dia, journaliste<br>Ayoba Faye, journaliste-blogueur<br>Oussama Monique Sagna, journaliste, militante f\u00e9ministe<br>Abibatou Samb, avocate et pr\u00e9sidente de l\u2019Ong Voix de Victime<br>Nd\u00e8ye Fatou Kane, chercheuse en sociologie du genre, militante f\u00e9ministe<br>Ma\u00efmouna Yade, juriste sp\u00e9cialiste en genre, d\u00e9veloppement et droits humains 46) Zoubida Fall, auteure<br>Nd\u00e8ye Dieumbe Diagne, Afropes Kaolack<br>Nd\u00e8ye Bouba Seck, journaliste, coordonatrice de Altercom et directrice de Manoorefm<br>Oulimata Suzanne Sy, contr\u00f4leur financier, militante f\u00e9ministe, panafricaine<br>Rayhana Diallo, entrepreneuse sociale et directrice ex\u00e9cutive de Fam<br>Elimane Haby Kane : directeur de Legs-Africa<br>Matyto Nakamura, r\u00e9alisatrice-com\u00e9dienne voix off<br>Dre Oumou Fadly Tour\u00e9, experte genre et int\u00e9gration en sant\u00e9<br>Ngon\u00e9 Sarr, pr\u00e9sidente des B\u00e0jjanu Gox de Ouakam, pr\u00e9sidente association Molaad\u00e9<br>Adama Pouye, militante f\u00e9ministe, biblioth\u00e9caire, communicante<br>Saliou Seck (Raeve), juriste<br>Aminata Ndiaye, coordonnatrice collectif Autorit\u00e9 Parentale Partag\u00e9e Sunu Yit\u00e9<br>Nd\u00e8ye Dieumb Tall, militante f\u00e9ministe, cheffe de projet en hospitalit\u00e9<br>Anta Dia Ly, pr\u00e9sidente r\u00e9gionale des B\u00e0jjanu Gox de Kaolack<br>Dr Sely Ba, sociologue<br>A\u00efda Mbaye, juriste consultante, Sga\/Ajs<br>Halimatou Sarr, pr\u00e9sidente de l\u2019association M\u00e8res Actives<br>Elhadj Abdoulaye Seck, \u00e9conomiste chercheur \u00e0 l\u2019Enap du Qu\u00e9bec<br>Khaita Sylla, directrice pays, ActionAid international S\u00e9n\u00e9gal<br>Ousmane Gu\u00e8ye, militant Pastef, communicant politique<br>Thiane Ndiaye, coach professionnelle<br>Fatouma Diallo, militante f\u00e9ministe, cr\u00e9atrice de contenu et fashion designer<br>Tope Thiaw, sociologue et responsable de projet \u00e0 Jgen<br>Asta Walo Babou, charg\u00e9e de la recherche \u00e0 Afrikajom Center<br>Wasso Tounkara, formatrice en activisme cr\u00e9atif<br>A\u00efssatou Ndiaye, Coordonatrice Taskforce\/S\u00e9n\u00e9gal<br>Marina Kabou, militante f\u00e9ministe<br>Sabe Wane, juriste<br>Awa Diop, chercheure \u00e0 l\u2019Ifan<br>Gacko Nd\u00e8ye Mingu\u00e9 Ndiat\u00e9 Ndiaye, sage-femme d\u2019\u00e9tat<br>Binta Astel Niane, militante f\u00e9ministe<br>Brice Di\u00e9 Kou\u00e9, enseignant, responsable communication<br>Paap Seen, administrateur de m\u00e9dias<br>Ibrahima Badiane, agripreneur<br>Aliou G\u00e9rard Ko\u00efta, r\u00e9volutionnaire anti-imp\u00e9rialiste<br>Mamadou Wane, sociologue<br>Safi\u00e9tou Diop, pr\u00e9sidente du r\u00e9seau Siggil Jig\u00e9en<br>Coumba Dieng, pr\u00e9sidente B\u00e0jjanu Gox district ouest<br>Amadou Demba Bald\u00e9, cadre en banque 85) Mohamadou Mahmoune Diop, instituteur<br>Amadou Korka Sow, membre Alternatiba<br>Thierno Sora Ndiaye, ing\u00e9nieur technologue<br>Fatoumata Diallo, responsable cellule genre et \u00e9quit\u00e9 au minist\u00e8re de l\u2019Urbanisme 89) Fatou Diouf, B\u00e0jjanu Gox<br>Momar Sall, analyste \u00e9conomique<br>Coumba Tour\u00e9, conteuse, auteure<br>Fatou Diouf, responsable administrative<br>Nd\u00e8ye Adama Seck, communicante<br>A\u00efssata Bocar Seck, coordinatrice de programme<br>Mame Diarra Seck, responsable suivi-\u00e9valuation<br>Mademba As, citoyen<br>Diouma Faye, juriste<br>Dieynaba Famanta, Programme Associate, militante f\u00e9ministe<br>Fatoumata Gu\u00e8ye, juriste<br>Nd\u00e8ye Marie Thiam, pr\u00e9sidente plateforme des femmes pour la paix en Casamance<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.facebook.com\/sharer.php?u=https:\/\/lequotidien.sn\/petition-100-plumes-reclament-la-reconnaissance-du-feminicide\/\">Facebook<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Elles s\u2019appelaient Souadou Sow, Yamou Ndiaye, Sadel Sow, Kindy Bah, Di\u00e8ne Dia, Marie-Louise Ndour, Fatou Gu\u00e8ye, Aissatou Ba, Coumba Dali<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":65625,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[26],"tags":[],"class_list":["post-65624","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-fait-divers"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/65624","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=65624"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/65624\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":65626,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/65624\/revisions\/65626"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/65625"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=65624"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=65624"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=65624"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}