{"id":65008,"date":"2025-12-10T10:36:05","date_gmt":"2025-12-10T10:36:05","guid":{"rendered":"https:\/\/dekkbi.com\/?p=65008"},"modified":"2025-12-10T10:36:22","modified_gmt":"2025-12-10T10:36:22","slug":"le-journaliste-mamadou-seck-revele-dans-un-livre-la-face-cachee-de-la-covid-19-au-senegal","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dekkbi.com\/?p=65008","title":{"rendered":"Le journaliste Mamadou Seck r\u00e9v\u00e8le dans un livre &#8211; \u00ab La face cach\u00e9e de la COVID-19 au S\u00e9n\u00e9gal \u00bb"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\">iGFM &#8211; (Dakar) Dr Massamba Sassoum Diop, l\u2019ex-ministre Abdoulaye Diouf Sarr, le Professeur Moussa Seydi, la position de la Chine et les t\u00e9moignages de l\u2019Agent de joueur Thierno Seydi sur Pape Diouf<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le journaliste-\u00e9crivain Mamadou Seck, grand reporter au journal L\u2019Observateur, revient avec son quatri\u00e8me ouvrage, consacr\u00e9 \u00e0 la pand\u00e9mie de Covid-19, intitul\u00e9 : \u00abFace cach\u00e9e de la lutte contre la Covid-19 au S\u00e9n\u00e9gal : Science contre politique.\u00bb Dans cet essai incisif, le journaliste d\u2019investigation l\u00e8ve le voile sur les coulisses de la gestion de la maladie au S\u00e9n\u00e9gal, explorant les dimensions hospitali\u00e8re, financi\u00e8re et organisationnelle de la crise, ainsi que des dossiers sensibles tels que les vaccins, l\u2019oxyg\u00e8ne, la mort de l\u2019ancien pr\u00e9sident de l\u2019Olympique de Marseille, Pape Diouf, et propose des pistes concr\u00e8tes pour renforcer la souverainet\u00e9 pharmaceutique de l\u2019Afrique. Voici un avant-go\u00fbt de cet ouvrage d\u2019une centaine de pages, dont les bonnes feuilles r\u00e9v\u00e8lent un r\u00e9cit document\u00e9, lucide et percutant, \u00e0 l\u2019intersection de la science, de la politique et de la sant\u00e9 publique. C\u00e9r\u00e9monie de d\u00e9dicace vendredi prochain \u00e0 16 heures \u00e0 Fleur de Lys Plateau.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>La Chine rejette la paternit\u00e9 du virus &nbsp;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Certes, le virus a \u00e9merg\u00e9 \u00e0 Wuhan, mais nul ne peut affirmer avec certitude qu\u2019il s\u2019est \u00e9chapp\u00e9 des murs feutr\u00e9s du laboratoire de virologie de la ville. Comme pour dissiper les brumes du soup\u00e7on, la virologue chinoise Shi Zhengli, surnomm\u00e9e parfois \u00abBatwoman\u00bb pour son expertise sur les chauves-souris, a pris la parole le 28 juillet 2020. Face aux rumeurs persistantes accusant son laboratoire d\u2019avoir laiss\u00e9 fuiter le Sars-CoV-2, elle a oppos\u00e9 une r\u00e9ponse ferme : un appel \u00e0 davantage de coop\u00e9ration fond\u00e9e sur la science, plut\u00f4t qu\u2019\u00e0 la calomnie, pour trouver traitements et vaccins. Depuis son bureau aux lumi\u00e8res blafardes, nich\u00e9 dans les couloirs feutr\u00e9s de l\u2019Institut de virologie de Wuhan, Shi Zhengli, surnomm\u00e9e la \u00abBatwoman\u00bb pour son travail de pionni\u00e8re sur les chauves-souris, s\u2019est longuement confi\u00e9e \u00e0 Science Magazine dans une interview \u00e9crite. D\u2019un ton ferme, elle balaye d\u2019un revers scientifique les sp\u00e9culations enfi\u00e9vr\u00e9es qui ont cibl\u00e9 son laboratoire depuis l\u2019apparition du virus. \u00abNous surveillons les virus des chauves-souris dans la Province du Hubei depuis de nombreuses ann\u00e9es, mais nous n\u2019avons pas d\u00e9couvert que les chauves-souris de Wuhan ou m\u00eame de la Province du Hubei, au sens large, sont porteuses de coronavirus \u00e9troitement li\u00e9s au Sars-Cov-2\u00bb, d\u00e9clare-t-elle. Dans un rapport rendu public le 24 juillet, la virologue r\u00e9fute point par point les th\u00e9ories du complot concernant l\u2019origine du virus et toute id\u00e9e d\u2019un accident de laboratoire au sein du WIV. Elle n\u2019est pas seule : d\u2019autres sommit\u00e9s scientifiques, selon la revue, soutiennent sa position.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Aux origines de la Covid-19 au S\u00e9n\u00e9gal<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">C\u2019est un vent froid venu des sommets alpins qui porte, \u00e0 son insu, le germe du basculement. Le premier cas de Covid-19 au S\u00e9n\u00e9gal est un voyageur de retour de vacances dans les Alpes, pass\u00e9 par l\u2019Espagne pour une escale de 24 heures, avant de regagner Dakar. A son arriv\u00e9e, son corps sonnait l\u2019alerte muette d\u2019un malaise sourd. Le 29 f\u00e9vrier 2020, min\u00e9 par un mal diffus, il compose le num\u00e9ro de Sos M\u00e9decins, appel de d\u00e9tresse lanc\u00e9 depuis les confins de la fi\u00e8vre.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dr Massamba Sassoum Diop, Directeur g\u00e9n\u00e9ral de Sos M\u00e9decins : \u00abLe fait de r\u00e9sider en Afrique Subsaharienne semble protecteur, et pas le fait d\u2019\u00eatre africain\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le premier cas de Covid-19 a \u00e9t\u00e9 diagnostiqu\u00e9 par Sos M\u00e9decins. Son Directeur g\u00e9n\u00e9ral, le Dr Massamba Sassoum Diop, fils du regrett\u00e9 professeur Cheikh Anta Diop, a combattu le virus sur deux fronts : en France, o\u00f9 il a servi durant la premi\u00e8re vague, et au S\u00e9n\u00e9gal, son port d\u2019attache. Il se souvient de la violence de la mar\u00e9e : \u00abLes Africains repr\u00e9sentaient 60% des hospitalisations en r\u00e9animation en r\u00e9gion parisienne.\u00bb Mais sur le continent noir, l\u2019\u00e9cho de la pand\u00e9mie a r\u00e9sonn\u00e9 autrement. Moins ravageur, le souffle viral n\u2019a pas eu les m\u00eames prises. L\u2019Afrique, bien que peu \u00e9quip\u00e9e m\u00e9dicalement, s\u2019en est sortie avec une \u00e9tonnante r\u00e9silience. Un paradoxe apparent, que les m\u00e9decins s\u2019efforcent de comprendre. \u00abLa gravit\u00e9 des patients r\u00e9sidant en Afrique ne semble pas \u00eatre la m\u00eame. Le fait de r\u00e9sider en Afrique Subsaharienne semble protecteur, et pas le fait d\u2019\u00eatre africain. Car, en Afrique, les patients semblaient moins graves \u00bb, explique Dr Diop. En cause, selon lui, l\u2019\u00e2ge jeune de la population, mais 10 aussi une immunit\u00e9 construite au fil des saisons contre des virus circulants, notamment les quatre coronavirus \u201cgentils\u201d responsables de rhumes communs. Pour appuyer son propos, il \u00e9voque une \u00e9tude men\u00e9e en Tanzanie. \u00abDes chercheurs tanzaniens et am\u00e9ricains avaient pr\u00e9lev\u00e9 du s\u00e9rum de Tanzaniens et d\u2019Am\u00e9ricains avant la Covid-19. Et dans leur conclusion, ils ont constat\u00e9 qu\u2019il y avait 10 fois plus d\u2019anticorps capables de tuer le virus dans les s\u00e9rums pr\u00e9lev\u00e9s dans les patients tanzaniens, comparativement aux patients am\u00e9ricains. Ce qui d\u00e9montre que les anticorps des \u201ccoronavirus gentils\u201d africains \u00e9taient 10 fois plus immunisants que ceux des \u201ccoronavirus gentils\u201d de l\u2019Am\u00e9rique du Nord\u00bb, argumente-t-il.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Abdoulaye Diouf Sarr, ancien ministre de la Sant\u00e9<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00abConcernant le rapatriement des \u00e9tudiants de Chine, le chef de l\u2019Etat s\u2019en est ouvert \u00e0 moi. On a beaucoup discut\u00e9 pour savoir s\u2019il fallait les rapatrier ou non. Mon point de vue, \u00e0 l\u2019\u00e9poque, par rapport au rapatriement : c\u2019\u00e9tait non. Il ne fallait pas les rapatrier. Parce que le syst\u00e8me de sant\u00e9 de la Chine \u00e9tait un syst\u00e8me robuste. Nous faisons confiance au syst\u00e8me chinois et \u00e0 sa capacit\u00e9 \u00e0 g\u00e9rer des situations de cette nature. D\u2019abord nous disions qu\u2019ils connaissaient la maladie mieux que nous. Ensuite, il ne fallait pas propager le risque. Avec toutes ces consid\u00e9rations, on a finalement pris la d\u00e9cision de les laisser sur place et de les g\u00e9rer \u00e0 distance. J\u2019ai mis en place une cellule psychologique de suivi \u00e0 distance qui les appelait souvent. Et, toute la machine s\u2019est mise en branle. Dieu merci, il n\u2019y a eu aucune victime parmi les \u00e9tudiants\u00bb, souligne l\u2019ex-ministre.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Thierno Seydi Agent de joueurs et ami de feu Pape Diouf, premi\u00e8re victime de la Covid-19 au S\u00e9n\u00e9gal&nbsp;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Sa disparition, le 31 mars 2020, a \u00e9t\u00e9 un moment douloureux. Je pense que la perte brutale de Pape a \u00e9t\u00e9 le moment le plus dur de ma vie. J\u2019aurais bient\u00f4t 60 ans, mais je pense que \u00e7a fait partie des choses qui m\u2019ont le plus fait mal, m\u00eame si ma foi fait que j\u2019essaie de le surmonter, de l\u2019accepter. Parce que pour moi, c\u2019est une d\u00e9cision divine qui \u00e9tait \u00e9crite. Il est \u00e9vident que j\u2019ai perdu mon p\u00e8re qui \u00e9tait une personne importante dans ma vie. Juste que mon p\u00e8re, je l\u2019ai vu prendre de l\u2019\u00e2ge et je m\u2019\u00e9tais pr\u00e9par\u00e9 psychologiquement. Mais le d\u00e9c\u00e8s de Pape \u00e9tait brutal et \u00e7a nous a tous surpris. J\u2019ai eu des coups durs dans ma vie, j\u2019ai \u00e9t\u00e9 confront\u00e9 \u00e0 beaucoup de choses, mais le d\u00e9c\u00e8s de Pape m\u2019a le plus affect\u00e9. Parfois, quand j\u2019entendais les gens dire qu\u2019on \u00e9tait d\u00e9pressif, je croyais que c\u2019est une maladie qui n\u2019arrivait qu\u2019aux Europ\u00e9ens. Parce que notre structure sociale faisait que pour nous, la d\u00e9pression n\u2019\u00e9tait qu\u2019un mot. Mais avec le d\u00e9c\u00e8s de Pape, j\u2019ai senti ce que voulait dire d\u00e9pressif. Car, pendant deux \u00e0 trois mois, je n\u2019arrivais pas \u00e0 dormir. J\u2019\u00e9tais affect\u00e9 au point de prendre des somnif\u00e8res. Heureusement que j\u2019ai pu me d\u00e9partir de \u00e7a, gr\u00e2ce \u00e0 ma foi, d\u2019autant plus que cela avait co\u00efncid\u00e9 avec le Ramadan. Ce qui m\u2019a permis de m\u2019en remettre \u00e0 Dieu. J\u2019\u00e9tais tout le temps dans mes pri\u00e8res. J\u2019ai compt\u00e9 aussi sur des amis, des imams, des ma\u00eetres coraniques avec qui j\u2019\u00e9tais tout le temps au t\u00e9l\u00e9phone, comme \u00e0 l\u2019\u00e9poque, les gens ne bougeaient pas, du fait des mesures barri\u00e8res. Cela a \u00e9t\u00e9 la meilleure th\u00e9rapie pour mes enfants, mon \u00e9pouse et moi. Le d\u00e9c\u00e8s de Pape m\u2019a presque d\u00e9vast\u00e9. J\u2019ai senti un vide dans mon m\u00e9tier, au point que sans mon entourage, j\u2019allais tout laisser tomber. J\u2019\u00e9tais pr\u00e9sent \u00e0 l\u2019enterrement, bien vrai que les enterrements se faisaient avec un nombre tr\u00e8s limit\u00e9 de personnes. Il \u00e9tait la premi\u00e8re victime, il y avait la Croix rouge, les Sapeurs-pompiers. Mais, les autorit\u00e9s m\u2019ont permis d\u2019assister \u00e0 l\u2019enterrement avec un fils de Pape Diouf, Etienne Mendy, un des enfants spirituels de Pape, son fr\u00e8re et un de ses neveux. Nous \u00e9tions cinq (5) proches avec des gens de la Croix rouge et d\u2019autres que je ne connaissais pas.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Le Professeur Moussa Seydi raconte l\u2019hospitalisation de Pape Diouf : \u00abM\u00eame si une \u00e9vacuation avait \u00e9t\u00e9 envisag\u00e9e, celle-ci n\u2019aurait pas chang\u00e9 le sort de l\u2019ancien pr\u00e9sident de l\u2019Olympique de Marseille\u00bb&nbsp;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le 31 mars 2020, le d\u00e9c\u00e8s de Pape Diouf, premier S\u00e9n\u00e9galais victime de la Covid-19, marque un tournant tragique pour le pays. Ce d\u00e9c\u00e8s, survenu \u00e0 l\u2019h\u00f4pital Fann, r\u00e9v\u00e8le des d\u00e9fis logistiques et m\u00e9dicaux auxquels les autorit\u00e9s sanitaires doivent faire face en pleine pand\u00e9mie. Le professeur Moussa Seydi, alors responsable du service des maladies infectieuses et tropicales (Smit), se retrouve confront\u00e9 \u00e0 une situation in\u00e9dite. Au d\u00e9but, Pape Diouf avait \u00e9t\u00e9 admis dans l\u2019ancien Smit, un service en \u00e9tat de d\u00e9labrement avanc\u00e9, en raison de l\u2019occupation du tout nouveau Centre de traitement des \u00e9pid\u00e9mies (Cte). Ce dernier n\u2019avait aucune cabine libre pour l\u2019accueillir. Les m\u00e9decins, r\u00e9animateurs et infectiologues ont d\u00fb improviser pour transformer une salle de r\u00e9animation destin\u00e9e aux malades op\u00e9r\u00e9s du c\u0153ur en un espace adapt\u00e9 aux soins intensifs pour patients Covid-19. Ce professionnalisme et cette r\u00e9activit\u00e9 ont permis une prise en charge rapide de Pape Diouf, qui avait vu son \u00e9tat de sant\u00e9 se d\u00e9t\u00e9riorer rapidement. L\u2019hospitalisation de Pape Diouf dans des conditions aussi pr\u00e9caires a \u00e9t\u00e9 un v\u00e9ritable d\u00e9fi. Il avait \u00e0 plusieurs reprises appel\u00e9 sa femme, exprimant son d\u00e9sir de quitter l\u2019h\u00f4pital en raison du manque de confort. Mais l\u2019\u00e9volution rapide de sa maladie l\u2019a oblig\u00e9 \u00e0 rester. Ses appels montrent un homme pris 19 au pi\u00e8ge de la situation sanitaire, ne sachant pas que sa bataille contre la maladie se terminerait tragiquement en quelques heures. Le professeur Moussa Seydi, qui a supervis\u00e9 son traitement, raconte que, m\u00eame si une \u00e9vacuation avait \u00e9t\u00e9 envisag\u00e9e, celle-ci n\u2019aurait pas chang\u00e9 le sort de l\u2019ancien pr\u00e9sident de l\u2019Olympique de Marseille. Le d\u00e9c\u00e8s de Pape Diouf, survenu \u00e0 19 heures, plonge non seulement la famille, mais \u00e9galement tout le monde sportif, dans une profonde tristesse. Sa disparition est d\u2019autant plus poignante qu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e9poque, la maladie \u00e9tait encore mal comprise et le mode de transmission incertain. Les morts \u00e9taient per\u00e7us comme des vecteurs potentiels du virus et les familles, tout comme les proches, se retrouvaient isol\u00e9s, emp\u00each\u00e9s de rendre hommage comme ils l\u2019auraient souhait\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Les vaccins de Bill Gates&nbsp;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Durant la Covid-19, des informations ont circul\u00e9 pour faire croire que le multimilliardaire et philanthrope Bill Gates serait derri\u00e8re la production des vaccins anti-Covid-19 dans le but de r\u00e9duire la population africaine. Et les auteurs de ces informations ont r\u00e9ussi \u00e0 convaincre une bonne partie de la population au S\u00e9n\u00e9gal de ne pas se vacciner. Mais en r\u00e9alit\u00e9, il n\u2019y a pas de vaccins Bill Gates. La Fondation Bill et Melinda Gates s\u2019active m\u00eame dans d\u2019autres domaines en Afrique pour lutter contre la pauvret\u00e9. Pour preuve, elle a engag\u00e9 six(6) millions de dollars aupr\u00e8s de la Facilit\u00e9 africaine de l\u2019eau pour soutenir l\u2019Initiative d\u2019investissement pour l\u2019assainissement urbain en Afrique sans oublier l\u2019intelligence artificielle dans le domaine de l\u2019\u00e9ducation, de l\u2019agriculture, de la sant\u00e9&#8230;Gavi est une alliance mondiale pour les vaccins et la vaccination. C\u2019est une alliance mondiale pour faciliter l\u2019acc\u00e8s aux vaccins aux populations des pays sous-d\u00e9velopp\u00e9s. Avant la cr\u00e9ation de Gavi en 2000, un vaccin d\u00e9couvert ou cr\u00e9\u00e9 faisait 20 ans avant d\u2019arriver en Afrique. Gavi travaille avec le S\u00e9n\u00e9gal depuis 2004. \u00abGavi nous a aid\u00e9 \u00e0 introduire plus de sept (7) vaccins dans notre programme, en plus de ceux pay\u00e9s par l\u2019Etat. Bill Gates n\u2019est qu\u2019un donateur, parmi d\u2019autres, comme la France, les Etats-unis, la Grande Bretagne\u2026des pays arabes. Si Gavi retire sa main des vaccins, le S\u00e9n\u00e9gal aura des probl\u00e8mes pour les f inancer imm\u00e9diatement. Il y a des vaccins extr\u00eamement chers pour lesquels on ne donne que 0,35 FCFA dans la dose\u00bb, soutient Dr Mamadou Ndiaye.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>iGFM &#8211; (Dakar) Dr Massamba Sassoum Diop, l\u2019ex-ministre Abdoulaye Diouf Sarr, le Professeur Moussa Seydi, la position de la Chine<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":65009,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[26],"tags":[],"class_list":["post-65008","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-fait-divers"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/65008","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=65008"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/65008\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":65010,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/65008\/revisions\/65010"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/65009"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=65008"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=65008"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=65008"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}