{"id":59413,"date":"2025-07-08T10:00:39","date_gmt":"2025-07-08T10:00:39","guid":{"rendered":"https:\/\/dekkbi.com\/?p=59413"},"modified":"2025-07-08T10:42:55","modified_gmt":"2025-07-08T10:42:55","slug":"loeil-du-digital-parc-national-du-djoudj-voyage-dans-le-sanctuaire-des-oiseaux","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dekkbi.com\/?p=59413","title":{"rendered":"L\u2019\u0152IL DU DIGITAL &#8211; Parc national du Djoudj"},"content":{"rendered":"\n<p>Voyage dans le sanctuaire des oiseaux &#8211; <strong>Enfoui dans le Delta du Fleuve S\u00e9n\u00e9gal, \u00e0 60 km de Saint-Louis, le Parc du Djoudj est une merveille de la nature avec ses pr\u00e8s de 3 millions d\u2019oiseaux qui le fr\u00e9quentent. Patrimoine mondial de l\u2019Unesco depuis 1981, \u00ab site Ramsar \u00bb, l\u2019aire prot\u00e9g\u00e9e r\u00e9siste au temps et demeure un endroit privil\u00e9gi\u00e9 des touristes, notamment \u00e9trangers. L\u2019\u0153il du digital vous plonge dans un voyage passionnant au c\u0153ur du Djoudj.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 l\u2019Est, se trouve la commune de Diama, connue gr\u00e2ce \u00e0 son barrage avec ses typhas touffus qui poussent vers le parc. \u00c0 l\u2019Ouest, se dressent les vastes champs rizicoles qui longent le fleuve S\u00e9n\u00e9gal. Au Nord, le Parc national de Diawling sis en Mauritanie et au Sud, les cours d\u2019eau \u00e9mergent depuis Ross B\u00e9thio. Dans le d\u00e9partement de Dagana, sur les rives du Lac de Guiers, le village de Diadiem 3 est lov\u00e9 dans une cuvette au c\u0153ur du plateau forestier dans le Delta du fleuve S\u00e9n\u00e9gal. Dans cet espace \u00e0 15 minutes du grand erg de la Mauritanie, l\u2019arri\u00e8re-plan offre volontiers la blancheur des oiseaux qui survolent le Parc du Djoudj dont les cours d\u2019eau se comptent par dizaines et \u00e9tendus sur un endroit propice \u00e0 la vie animale.<\/p>\n\n\n\n<p>Bienvenue dans le sanctuaire des oiseaux, la 3e plus grande r\u00e9serve ornithologique du monde et 395 esp\u00e8ces d\u2019oiseaux (soit pr\u00e8s de 3 millions d\u2019oiseaux). En forme de courbe, ces esp\u00e8ces paradent dans l\u2019air et donnent une dimension hautement paradisiaque au parc. Au sol, des phacoch\u00e8res ont succomb\u00e9, la veille, aux morsures des pythons au moment o\u00f9 les crocodiles dressent leurs immenses gueules vers le haut. Il est 11h, le ciel s\u2019est d\u00e9barrass\u00e9 de la grisaille qui a couvert le site, il y a quelques jours pour laisser le soleil reprendre ses aises dans cette partie du Walo. La temp\u00e9rature avoisine les 40 degr\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 Djoudj, c\u2019est l\u2019extase, l\u2019admiration de cette aire prot\u00e9g\u00e9e qui r\u00e9siste au temps et traverse les g\u00e9n\u00e9rations. \u00c0 Djoudj, les amoureux de la for\u00eat se r\u00e9galent. C\u2019est des roseli\u00e8res, de l\u2019eau douce, de l\u2019eau sal\u00e9e, des prairies, de la for\u00eat\u2026 Sur des ha de terres, une partie s\u2019est salinis\u00e9e \u00e0 cause de la chaleur et par ricochet, les petits ruminants sont all\u00e9s chercher des prairies plus vertes. Perle enchanteresse de la r\u00e9gion de Saint-Louis, le Parc national des oiseaux du Djoudj (Pnod), cr\u00e9\u00e9 en 1971 et class\u00e9 depuis 1981 en un Patrimoine mondial par l\u2019Unesco \u00e9merveille les touristes qui savourent les oiseaux venus du monde entier pour s\u2019abreuver, vivre et se reproduire.<\/p>\n\n\n\n<p>La dizaine de kilom\u00e8tres de piste argilosablonneuse s\u00e9parant Ross B\u00e9thio et Djoudj rend d\u00e9licate la circulation qui garde encore les marques d\u2019eaux de pluies. Situ\u00e9 sur les bords de la Vall\u00e9e du Fleuve S\u00e9n\u00e9gal, le Pnod \u00e9rig\u00e9 sur 16.000 ha dont 10.000 occup\u00e9s par les eaux, le parc offre une cha\u00eene de lacs et de marigots interconnect\u00e9s. En le parcourant, on se d\u00e9lecte de vivre l\u2019instant avec ses pr\u00e8s de 120 esp\u00e8ces pal\u00e9arctiques comme les flamants roses, h\u00e9rons pourpr\u00e9s, oies de Gambie se poser sur les eaux. \u00ab Nous sommes dans une r\u00e9serve de biosph\u00e8re transfrontali\u00e8re \u00e0 cheval entre la Mauritanie et le S\u00e9n\u00e9gal \u00bb, explique Commandant Cheikh Diagne, conservateur du Parc de Djoudj.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans ce parc situ\u00e9 \u00e0 60 km de Saint-Louis, les oiseaux viennent chercher refuge pour quelques jours ou quelques semaines. Avec l\u2019\u00e9t\u00e9 peu propice \u00e0 la migration, le site s\u2019est presque vid\u00e9 de ses occupants naturels. \u00c0 la place, ce sont des cours d\u2019eau \u00e0 perte de vue entour\u00e9s par des typhas et les hautes dunes de la Mauritanie voisine. Ainsi, les cigognes sont depuis r\u00e9parties en Europe, un peu plus t\u00f4t que d\u2019habitude \u00e0 cause de la chaleur. Mais, les spatules arriv\u00e9es d\u2019Afrique de l\u2019Ouest au printemps avec de la terre rouge sur les plumes sont toujours l\u00e0.<\/p>\n\n\n\n<p>Elles viennent nicher et faire une pause dans leur voyage. Dans les champs aux alentours, vaches et chevaux s\u2019\u00e9battent en toute qui\u00e9tude.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">TOURISME LOCAL TR\u00c8S FAIBLE<\/h3>\n\n\n\n<p>Pour hiverner dans le parc, certaines esp\u00e8ces, comme le dendrocygne veuf, traverseront le continent ; d\u2019autres, \u00e0 l\u2019image de la sarcelle d\u2019\u00e9t\u00e9, parcourront plus de 15.000 km depuis la Sib\u00e9rie. \u00ab Nous recevons, dans le parc, pendant l\u2019hiver, des oiseaux venus de la France, d\u2019Italie et d\u2019Espagne \u00bb, souligne le commandant Diagne. Lorsqu\u2019il met son treillis, chapeau aux formes de celle des cowboys, le conservateur au volant avale les coins et recoins du parc, secteur par secteur, pour nous plonger dans les m\u00e9andres de l\u2019aire prot\u00e9g\u00e9e. On se dit qu\u2019il est dans son \u00e9l\u00e9ment. Joyeux, cet \u00e9l\u00e9ment de la Direction des parcs nationaux revient sur l\u2019importance de l\u2019aire prot\u00e9g\u00e9e. \u00ab Le Pr\u00e9sident Senghor avait constat\u00e9 qu\u2019il y avait un pillage de la ressource, une mauvaise r\u00e9partition de la population et que les gens d\u00e9frichaient \u00e0 outrance. Il y avait tellement de mauvaises pratiques qu\u2019il avait peur pour les g\u00e9n\u00e9rations futures. Des villageois ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9plac\u00e9s pour mettre en place le parc \u00bb, note-t-il.<\/p>\n\n\n\n<p>Site fr\u00e9quent\u00e9 par 30 \u00e0 40 touristes par jour en p\u00e9riode d\u2019hiver, selon le conservateur du Parc du Djoudj, il faut d\u00e9bourser 5.000 de FCfa par personne pour s\u2019offrir une parade et go\u00fbter aux d\u00e9lices de la biodiversit\u00e9. Cette derni\u00e8re offre dans le site la pr\u00e9sence au-del\u00e0 des oiseaux des animaux comme les crocodiles, les phacoch\u00e8res, les chacals ou les pythons. \u00ab Le tourisme local est tr\u00e8s faible. Nous enregistrons souvent la visite d\u2019\u00e9trangers \u00bb, pr\u00e9cise M. Diagne.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour la gestion et la conservation du parc, les 7 villages sont mis \u00e0 contribution. Ainsi, 36 jeunes travaillent en \u00e9troite collaboration avec le conservateur. \u00ab On a souvent des formations en renforcement de capacit\u00e9s en termes d\u2019identification des esp\u00e8ces et de suivi \u00e9cologiques. Ainsi, on peut accompagner des chercheurs et des touristes \u00bb, signale Abou Diop, pr\u00e9sident du Collectif des \u00e9cogardes du Parc du Djoudj. \u00ab Chaque 25 du mois, on verse nos recettes au Tr\u00e9sor public. \u00c0 longueur de journ\u00e9e, on accueille des touristes avec un droit de stationnement de 10.000 Fcfa \u00bb, informe Commandant Diagne. Plus de 50 ans apr\u00e8s sa cr\u00e9ation, Djoudj r\u00e9siste aux d\u00e9fis du temps. Ils se nomment changements climatiques, braconnage, avanc\u00e9e des cultures rizicoles, p\u00eache illicite<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Par Fatou SY &amp; Babacar Gu\u00e8ye DIOP<\/strong><br>LESOLEIL<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Voyage dans le sanctuaire des oiseaux &#8211; Enfoui dans le Delta du Fleuve S\u00e9n\u00e9gal, \u00e0 60 km de Saint-Louis, le<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":59414,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[21],"tags":[],"class_list":["post-59413","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-societe"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/59413","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=59413"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/59413\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":59451,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/59413\/revisions\/59451"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/59414"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=59413"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=59413"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=59413"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}