{"id":56602,"date":"2025-05-15T10:31:47","date_gmt":"2025-05-15T10:31:47","guid":{"rendered":"https:\/\/dekkbi.com\/?p=56602"},"modified":"2025-05-15T10:45:13","modified_gmt":"2025-05-15T10:45:13","slug":"kaolack-laboratoire-de-lautonomisation-economique-feminine-au-senegal","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dekkbi.com\/?p=56602","title":{"rendered":"Kaolack, laboratoire"},"content":{"rendered":"\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Enclav\u00e9e au c\u0153ur du bassin arachidier s\u00e9n\u00e9galais, la r\u00e9gion de Kaolack s\u2019est longtemps d\u00e9battue dans les contradictions d\u2019une \u00e9conomie \u00e0 dominante informelle, tiraill\u00e9e entre traditions sociales conservatrices et ambitions de modernisation. Pourtant, depuis 2022, un fr\u00e9missement nouveau agite ses treize communes : une dynamique port\u00e9e par le Projet pour l\u2019\u00c9galit\u00e9 de Genre (PEG), fruit d\u2019une coop\u00e9ration entre le S\u00e9n\u00e9gal, la Belgique, le Maroc et le Burkina Faso.<\/h3>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Lanc\u00e9 sous l\u2019impulsion d\u2019\u00c9chos Communication, ONG belge sp\u00e9cialis\u00e9e dans le renforcement des capacit\u00e9s locales, le PEG s\u2019est fix\u00e9 une double ambition : am\u00e9liorer la gouvernance territoriale en mati\u00e8re d&rsquo;\u00e9galit\u00e9 femmes-hommes et acc\u00e9l\u00e9rer l&rsquo;insertion \u00e9conomique des femmes vuln\u00e9rables. Dot\u00e9 d\u2019un budget d\u2019un million d\u2019euros, co-financ\u00e9 par La Direction g\u00e9n\u00e9rale Coop\u00e9ration au d\u00e9veloppement et Aide humanitaire (DGD) de Belgique, il cible trois zones pilotes : la r\u00e9gion de l\u2019Oriental au Maroc, la Boucle du Mouhoun au Burkina Faso et le d\u00e9partement de Kaolack au S\u00e9n\u00e9gal.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">C\u2019est dans ce dernier terroir que le projet semble avoir trouv\u00e9 l\u2019un de ses terrains d\u2019expression les plus prometteurs. \u00ab\u00a0<em>Nous avons amorc\u00e9 une dynamique qui vise \u00e0 transformer durablement notre territoire<\/em>\u00ab\u00a0, d\u00e9clarait en septembre 2022 Ahmed Youssouf Benjelloun, pr\u00e9sident du Conseil d\u00e9partemental de Kaolack, lors de la signature officielle du partenariat avec \u00c9chos Communication.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">D\u00e8s ses d\u00e9buts, le projet s\u2019est attach\u00e9 \u00e0 dresser une cartographie fine des acteurs et des blocages. Le diagnostic territorial, pilot\u00e9 par le Centre de Coaching Territorial, a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 la complexit\u00e9 d\u2019un tissu local marqu\u00e9 par la domination du secteur informel. Ici, les femmes occupent une place centrale dans les fili\u00e8res du petit commerce, de la transformation agroalimentaire ou encore du mara\u00eechage, mais leurs activit\u00e9s restent peu rentables, mal structur\u00e9es et largement pr\u00e9caris\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00c0 cela, s\u2019ajoutent les pesanteurs socioculturelles. \u00ab<em>&nbsp;Dans notre r\u00e9gion, beaucoup consid\u00e8rent encore que les femmes doivent se limiter \u00e0 des r\u00f4les domestiques ou de soutien secondaire \u00e0 l\u2019\u00e9conomie familiale<\/em>&nbsp;\u00bb, confie Yatma Diop, coordinateur du projet PEG \u00e0 Kaolack. Les normes religieuses et les traditions sociales freinent souvent l&rsquo;acc\u00e8s des femmes \u00e0 des postes de responsabilit\u00e9, \u00e0 la formation et au financement.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les infrastructures d\u2019appui, lorsqu&rsquo;elles existent, demeurent insuffisantes ou peu adapt\u00e9es : absence d\u2019espaces de travail partag\u00e9s, difficult\u00e9s d\u2019acc\u00e8s au cr\u00e9dit, manque de d\u00e9bouch\u00e9s structur\u00e9s pour les produits locaux. Le projet PEG a donc entrepris d\u2019intervenir sur ces diff\u00e9rents leviers, avec une approche r\u00e9solument participative.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le coaching territorial : une m\u00e9thode adapt\u00e9e au contexte s\u00e9n\u00e9galais<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le c\u0153ur m\u00e9thodologique du projet repose sur le \u00ab\u00a0coaching territorial\u00a0\u00bb. Inspir\u00e9e des pratiques entrepreneurial d\u2019ing\u00e9nierie sociale, cette approche vise \u00e0 accompagner les collectivit\u00e9s dans la co-construction de solutions adapt\u00e9es \u00e0 leurs r\u00e9alit\u00e9s locales. \u00ab<em>&nbsp;Nous avons mis en place une dynamique d\u2019\u00e9coute, de diagnostic partag\u00e9 et de mobilisation des acteurs, pour construire une vision commune<\/em>&nbsp;\u00bb, explique Yatma Diop.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00c0 Kaolack, cette d\u00e9marche s\u2019est mat\u00e9rialis\u00e9e par la cr\u00e9ation d\u2019un sociogramme des parties prenantes : collectivit\u00e9s territoriales, ONG locales, r\u00e9seaux religieux, groupements f\u00e9minins, structures de financement et de formation. Cette cartographie vivante, actualis\u00e9e en continu, a permis de mieux coordonner les initiatives et de faire \u00e9merger des synergies entre acteurs souvent cloisonn\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019implication des autorit\u00e9s religieuses, en particulier des confr\u00e9ries tr\u00e8s influentes dans la r\u00e9gion, s\u2019est r\u00e9v\u00e9l\u00e9e d\u00e9terminante. Le projet a cherch\u00e9 \u00e0 lever les r\u00e9sistances en engageant un dialogue avec les leaders religieux, sur la place des femmes dans l\u2019\u00e9conomie locale.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Mobilisation des femmes et premiers r\u00e9sultats concrets<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Sur le terrain, la dynamique est port\u00e9e par des organisations comme le GIE Promotion D\u00e9veloppement Local (PDL), f\u00e9d\u00e9ration regroupant une centaine de femmes issues de onze organisations de base. Sa pr\u00e9sidente, Mme Fatima L\u00f4, ne cache pas sa fiert\u00e9 : \u00ab&nbsp;<em>Nous avons enfin acc\u00e9d\u00e9 \u00e0 des formations concr\u00e8tes qui r\u00e9pondent \u00e0 nos r\u00e9alit\u00e9s : gestion, leadership, \u00e9ducation financi\u00e8re, transformation agroalimentaire, saponification&#8230; Autant de comp\u00e9tences que nous partageons aujourd\u2019hui au sein de nos r\u00e9seaux locaux<\/em>\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les formations, organis\u00e9es dans les quatorze communes du d\u00e9partement, ont permis \u00e0 des centaines de femmes, de renforcer leurs capacit\u00e9s. \u00ab&nbsp;<em>Nous avons aussi re\u00e7u de petits \u00e9quipements que nous mutualisons pour nos activit\u00e9s. Ce mat\u00e9riel nous permet d\u2019organiser des \u00e9v\u00e9nements, de soutenir des actions sociales et de g\u00e9n\u00e9rer des revenus suppl\u00e9mentaires&nbsp;<\/em>\u00bb, ajoute Mme L\u00f4.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Parmi les secteurs qui b\u00e9n\u00e9ficient d\u00e9j\u00e0 d\u2019une structuration renforc\u00e9e, la fili\u00e8re du sel se distingue. Jadis \u00e9clat\u00e9e, elle commence \u00e0 se formaliser gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019accompagnement du projet : am\u00e9lioration des techniques de r\u00e9colte, valorisation des sous-produits, organisation en groupements structur\u00e9s. \u00ab&nbsp;<em>Nous avons ouvert de nouvelles perspectives \u00e9conomiques pour des dizaines de femmes qui vivaient auparavant de cette activit\u00e9, dans l\u2019isolement et la pr\u00e9carit\u00e9&nbsp;<\/em>\u00bb, souligne Yatma Diop.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Des d\u00e9fis structurels \u00e0 relever pour une inclusion durable<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Malgr\u00e9 ces avanc\u00e9es, les obstacles restent nombreux. L\u2019acc\u00e8s au financement demeure un d\u00e9fi majeur. Les femmes peinent encore \u00e0 acc\u00e9der aux cr\u00e9dits bancaires, souvent faute de garanties ou de statuts juridiques clairs. \u00ab&nbsp;<em>Nous avons besoin de fonds de roulement pour p\u00e9renniser nos activit\u00e9s, mais les conditions impos\u00e9es par les institutions financi\u00e8res, sont souvent inaccessibles<\/em>&nbsp;\u00bb, regrette Mme L\u00f4.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les r\u00e9sistances culturelles, bien que partiellement lev\u00e9es, persistent dans certains milieux. Changer les mentalit\u00e9s prend du temps. Certaines familles continuent de freiner l\u2019engagement \u00e9conomique des femmes, par peur du regard social ou des jugements religieux.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Enfin, l\u2019articulation entre les dynamiques locales et les politiques publiques r\u00e9gionales, reste fragile. Le projet PEG, bien qu\u2019il ait favoris\u00e9 une meilleure coordination locale, peine encore \u00e0 inscrire ses r\u00e9sultats dans une strat\u00e9gie r\u00e9gionale plus large, faute d\u2019un cadre institutionnel suffisamment mobilis\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9chelle nationale.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Alors que le projet entre dans sa derni\u00e8re phase, les acteurs locaux esp\u00e8rent voir les acquis se consolider et se diffuser \u00e0 plus grande \u00e9chelle. Le Conseil d\u00e9partemental, appuy\u00e9 par les partenaires belges et les collectivit\u00e9s marocaines et burkinab\u00e8, planche sur une strat\u00e9gie de p\u00e9rennisation. \u00ab&nbsp;<em>Nous devons int\u00e9grer ces dynamiques dans nos plans de d\u00e9veloppement local et renforcer les partenariats avec le secteur priv\u00e9<\/em>&nbsp;\u00bb, plaide Ahmed Benjelloun.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">De son c\u00f4t\u00e9, Mme Fatima L\u00f4 appelle \u00e0 maintenir la mobilisation, affirmant : \u00ab&nbsp;<em>Les femmes de Kaolack ont prouv\u00e9 qu\u2019elles sont pr\u00eates \u00e0 relever les d\u00e9fis. Nous appelons les autorit\u00e9s, les bailleurs et les partenaires, \u00e0 continuer de nous soutenir. Le chemin est encore long, mais nous avons d\u00e9montr\u00e9 que le changement est possible<\/em>\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Avec la perspective de la g\u00e9n\u00e9ralisation du projet dans d&rsquo;autres territoires, le d\u00e9partement de Kaolack esp\u00e8re devenir une r\u00e9f\u00e9rence nationale en mati\u00e8re d\u2019\u00e9galit\u00e9 de genre et d\u2019autonomisation \u00e9conomique des femmes. Un laboratoire \u00e0 suivre de pr\u00e8s, dans un S\u00e9n\u00e9gal en qu\u00eate de solutions inclusives et durables.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Entretien avec Yatma Diop, coordonnateur du projet PEC \u00e0 Kaolack<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pourquoi le choix du d\u00e9partement de Kaolack comme territoire pilote de ce projet sur l\u2019\u00e9galit\u00e9 de genre et l\u2019autonomisation \u00e9conomique des femmes ?<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Yatma Diop : Le choix de Kaolack n\u2019est pas le fruit du hasard. Depuis 2017, le Conseil d\u00e9partemental et l\u2019ONG belge \u00c9chos Communication sont li\u00e9s par une convention cadre. C\u2019est dans ce cadre qu\u2019a \u00e9t\u00e9 install\u00e9, d\u00e8s 2018, le centre de coaching territorial \u00e0 Kaolack, avec l\u2019appui et le soutien du Conseil de la R\u00e9gion de l\u2019Oriental, \u00e9galement partenaire du D\u00e9partement dans la coop\u00e9ration Sud \/ Sud, entre le Maroc et le S\u00e9n\u00e9gal. Naturellement, lorsque l\u2019heure est venue de d\u00e9ployer le projet sur l\u2019\u00e9galit\u00e9 des genres et l\u2019autonomisation \u00e9conomique des femmes, \u00c9chos Communication a fait le pari de miser sur un partenaire fiable et d\u00e9j\u00e0 engag\u00e9 : le d\u00e9partement de Kaolack.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Voil\u00e0, je crois que c\u2019est l\u00e0 l\u2019explication principale de ce choix. Mais au-del\u00e0 de cela, le diagnostic r\u00e9alis\u00e9 au d\u00e9but du projet, a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 une forte pr\u00e9sence d\u2019organisations faiti\u00e8res, d\u2019associations de femmes et de jeunes, tr\u00e8s actives, mais vivant dans une grande vuln\u00e9rabilit\u00e9. Ces structures manquaient cruellement d\u2019accompagnement adapt\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Quelles \u00e9taient les principales limites des initiatives pr\u00e9c\u00e9dentes en mati\u00e8re de renforcement des capacit\u00e9s ?<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Tr\u00e8s souvent, les formations propos\u00e9es \u00e0 ces organisations \u00e9taient impos\u00e9es par des partenaires ext\u00e9rieurs, sans r\u00e9el dialogue avec les b\u00e9n\u00e9ficiaires. Le projet PEG a pris le contrepied de cette logique, en laissant les organisations choisir elles-m\u00eames les domaines dans lesquels elles souhaitaient se renforcer. C\u2019est une v\u00e9ritable r\u00e9volution m\u00e9thodologique.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Mais nous avons aussi tir\u00e9 les le\u00e7ons du pass\u00e9 : apr\u00e8s les formations, beaucoup d\u2019organisations \u00e9taient livr\u00e9es \u00e0 elles-m\u00eames, sans accompagnement concret. C\u2019est pourquoi, cette fois, nous avons pr\u00e9vu des kits de mat\u00e9riels adapt\u00e9s, pour leur permettre de pratiquer et de valoriser les comp\u00e9tences acquises.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Quel r\u00f4le joue le coaching territorial dans la mobilisation des acteurs politiques, religieux et communautaires ?<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le coaching territorial a \u00e9t\u00e9 un v\u00e9ritable levier d\u2019implication collective. Les leaders politiques, notamment les maires, les chefs religieux et les autres figures communautaires, ont tous \u00e9t\u00e9 mobilis\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00c0 Kaolack, nous avons cette chance : les prises de d\u00e9cision n\u2019ont jamais suscit\u00e9 de blocages majeurs, gr\u00e2ce \u00e0 une dynamique de dialogue et de concertation install\u00e9e depuis plusieurs ann\u00e9es. Le coaching territorial ne se limite pas \u00e0 orienter les d\u00e9cisions ; il aide aussi \u00e0 \u00e9laborer des plans d\u2019action et \u00e0 en assurer le suivi dans la dur\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Comment avez-vous surmont\u00e9 les d\u00e9fis li\u00e9s \u00e0 la disponibilit\u00e9 des femmes ?<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">C\u2019est une vraie contrainte, car la majorit\u00e9 des membres des groupements sont des femmes et beaucoup sont chefs de m\u00e9nage. Leur disponibilit\u00e9 est donc parfois limit\u00e9e. Nous avons d\u00fb adapter nos approches, en planifiant les rencontres selon leurs contraintes. Heureusement, les relations avec les autorit\u00e9s locales n\u2019ont jamais pos\u00e9 probl\u00e8me. Il suffisait d\u2019en informer les autorit\u00e9s en amont, pour fixer les rendez-vous.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Quels sont les premiers r\u00e9sultats concrets observ\u00e9s sur le terrain depuis le lancement du projet ?<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les r\u00e9sultats sont visibles. Les femmes sont d\u00e9sormais mieux organis\u00e9es, tant sur le plan administratif qu\u2019op\u00e9rationnel. Gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019appui en mat\u00e9riels, elles transforment aujourd\u2019hui des produits locaux qu\u2019elles \u00e9coulent sur le march\u00e9. Mieux encore, nous avons accompagn\u00e9 22 de leurs produits pour l\u2019obtention de labels, de codes-barres et de certifications, afin qu\u2019elles puissent \u00e9largir leur march\u00e9 au-del\u00e0 du niveau local.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les femmes sont-elles en mesure d\u2019acc\u00e9der au march\u00e9 international ?<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">C\u2019est notre ambition. Ces femmes commencent d\u00e9j\u00e0 \u00e0 r\u00e9pondre \u00e0 des commandes lors de c\u00e9r\u00e9monies familiales : jus naturels, arachide, couscous, mil&#8230; C\u2019est un d\u00e9but prometteur. Nous esp\u00e9rons, avec la poursuite de l\u2019accompagnement, les voir demain, conqu\u00e9rir les march\u00e9s nationaux et pourquoi pas, internationaux. L\u2019essentiel est de partir de la base, et c\u2019est ce que nous faisons patiemment.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ousseynou Wade<br>LERAL <\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Enclav\u00e9e au c\u0153ur du bassin arachidier s\u00e9n\u00e9galais, la r\u00e9gion de Kaolack s\u2019est longtemps d\u00e9battue dans les contradictions d\u2019une \u00e9conomie \u00e0<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":56603,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":["post-56602","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-event-more-news"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/56602","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=56602"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/56602\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":56609,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/56602\/revisions\/56609"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/56603"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=56602"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=56602"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=56602"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}