{"id":54463,"date":"2025-04-07T11:09:38","date_gmt":"2025-04-07T11:09:38","guid":{"rendered":"https:\/\/dekkbi.com\/?p=54463"},"modified":"2025-04-07T11:09:39","modified_gmt":"2025-04-07T11:09:39","slug":"guinee-de-sekou-toure-a-mamadi-doumbouya-lincroyable-histoire-du-gisement-de-fer-de-simandou","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dekkbi.com\/?p=54463","title":{"rendered":"Guin\u00e9e: de Sekou Tour\u00e9 \u00e0 Mamadi Doumbouya, l\u2019incroyable histoire du gisement de fer de Simandou"},"content":{"rendered":"\n<p>Relanc\u00e9 dans les ann\u00e9es 1990, le projet d\u2019exploitation du gisement de fer de la cha\u00eene des monts du&nbsp;Simandou, \u00e0 l\u2019est de la Guin\u00e9e, devrait se concr\u00e9tiser d\u2019ici \u00e0 la fin de 2025. RFI retrace les grandes \u00e9tapes de ce chantier titanesque aux multiples rebondissements.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Par : Julien Cl\u00e9men\u00e7ot &#8211; SOURCE RFI<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Pour la junte guin\u00e9enne, c\u2019est sans doute l\u2019un des dossiers les plus importants depuis le renversement du pr\u00e9sident Alpha Cond\u00e9 en septembre 2021. C\u2019est \u00e0 l\u2019aune de la r\u00e9ussite du projet Simandou que beaucoup jugeront l\u2019action du\u00a0<strong>g\u00e9n\u00e9ral Mamadi Doumbouya<\/strong>. Pour le militaire, la mise en exploitation du gisement de fer constituera sans doute une \u00e9tape d\u00e9cisive dans sa qu\u00eate de l\u00e9gitimit\u00e9 \u00e0 condition qu\u2019elle parvienne \u00e0 impulser des changements majeurs pour le pays.\u00a0\u00a0<\/p>\n\n\n\n<p>Son entourage insiste sur son r\u00f4le d\u00e9terminant du pr\u00e9sident de la transition dans l\u2019aboutissement de ce projet vieux de plus de trente ans, m\u00eame si cet avis est nuanc\u00e9 par nombre d\u2019experts. Les Guin\u00e9ens devraient effectivement assister d\u2019ici \u00e0 la fin de 2025 ou au d\u00e9but de 2026 \u00e0 l\u2019exportation des premi\u00e8res tonnes de fer extraites des monts du Simandou. Pendant des d\u00e9cennies, ce projet a fait figure \u00ab&nbsp;d\u2019\u00e9l\u00e9phant blanc&nbsp;\u00bb, alimentant la chronique des ambitions africaines qui, jamais ne se concr\u00e9tisent.&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Il faut dire que les travaux entrepris pour qu\u2019il devienne r\u00e9alit\u00e9 sont colossaux. Plus de quinze milliards de dollars ont \u00e9t\u00e9 investis. Il aura fallu am\u00e9nager les sites miniers, poser plus de 600 kilom\u00e8tres de voies ferr\u00e9es, creuser des tunnels, b\u00e2tir des ponts et m\u00eame construire un port min\u00e9ralier \u00e0 Forecariah, non loin de Conakry. Des&nbsp;sommes&nbsp;en grande partie apport\u00e9s gr\u00e2ce \u00e0 des groupes priv\u00e9s, chinois pour la plupart. Mais les r\u00e9serves de fer de Simandou sont uniques : plus de huit milliards de tonnes d\u2019une tr\u00e8s haute teneur. Les experts parlent m\u00eame de \u00ab&nbsp;caviar&nbsp;\u00bb. Une mati\u00e8re premi\u00e8re qui sera ensuite export\u00e9e vers la Chine pour fabriquer de l\u2019acier.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Pour la Guin\u00e9e, c\u2019est la promesse de revenus additionnels cons\u00e9quents sur plusieurs d\u00e9cennies,&nbsp;qui s\u2019ils sont bien g\u00e9r\u00e9s, doivent aider le pays \u00e0 d\u00e9coller.&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Les premiers espoirs&nbsp;<\/h2>\n\n\n\n<p>La pr\u00e9sence de fer dans le sous-sol des monts du Simandou est connue des populations bien avant les premiers relev\u00e9s g\u00e9ologiques. On a retrouv\u00e9 dans cette zone des traces de haut fourneaux traditionnels et des reliques de fer forg\u00e9. Selon un courrier de\u00a0<strong>Rio Tinto<\/strong>\u00a0dat\u00e9 de 2005, le groupe anglo-australien estime lui que les premiers indices s\u00e9rieux datent des ann\u00e9es 1930. Mais c\u2019est apr\u00e8s l\u2019ind\u00e9pendance du pays, vers 1970 que des g\u00e9ologues confirment le potentiel de la zone. D\u00e8s cette p\u00e9riode, le pr\u00e9sident\u00a0<strong>S\u00e9kou Tour\u00e9<\/strong>\u00a0envisage une coop\u00e9ration internationale pour exploiter le fer guin\u00e9en.\u00a0\u00a0\u00a0<\/p>\n\n\n\n<p>Des contacts sont nou\u00e9s avec le Japon et, en avril 1973, un accord est sign\u00e9 avec la Nippon-Koei afin d\u2019\u00e9tudier la construction d\u2019un r\u00e9seau ferr\u00e9 pour \u00e9vacuer la bauxite du centre et du nord du pays, mais aussi le minerai de fer des monts Nimba et du Simandou, jusqu\u2019\u00e0 Conakry. La construction de ce chemin de fer est d\u00e9j\u00e0 pr\u00e9sent\u00e9e comme un fort vecteur d\u2019int\u00e9gration notamment pour l\u2019est de la Guin\u00e9e. La r\u00e9alisation du r\u00e9seau ferr\u00e9 et des installations portuaires est alors estim\u00e9e \u00e0 1,2 milliard de dollars. En parall\u00e8le, les \u00e9tudes misent aussi sur une \u00e9vacuation du fer&nbsp;<em>via<\/em>&nbsp;le port de Buchanan, au Liberia voisin. On pr\u00e9voit une entr\u00e9e en exploitation pour le d\u00e9but des ann\u00e9es 80.&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">1997, Rio Tinto obtient les quatre concessions&nbsp;<\/h2>\n\n\n\n<p>\u00c0&nbsp;la fin des ann\u00e9es 1990, le sous-sol des monts du Simandou reste largement inexplor\u00e9. Le groupe anglo-australien Rio Tinto, alors deuxi\u00e8me producteur de fer au monde, s\u2019engage \u00e0 effectuer les premiers forages pour confirmer son potentiel. En f\u00e9vrier 1997, le gouvernement lui accorde des permis de recherche couvrant une superficie de 1460,97 km2. Sept ans s\u2019\u00e9coulent. Les r\u00e9sultats des sondages sont probants, mais Rio Tinto tarde \u00e0 investir massivement pour d\u00e9velopper le projet. Un bras de fer s\u2019engage alors avec les autorit\u00e9s guin\u00e9ennes qui, en s\u2019appuyant sur le Code minier, demandent la r\u00e9trocession de la moiti\u00e9 de la superficie des permis de recherche. En 2006, un accord est trouv\u00e9 et Rio Tinto obtient une concession mini\u00e8re sur 4 blocs (deux au Nord et deux au Sud) d\u2019une dur\u00e9e de 25 ans, renouvelables pour des p\u00e9riodes de 10 ans.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Mais le groupe anglo-australien ne fait toujours pas du projet Simandou une priorit\u00e9, pr\u00e9f\u00e9rant concentrer ses investissements sur d\u2019autres sites, notamment en Australie. Le co\u00fbt de construction du chemin de fer reste prohibitif. C\u2019est \u00e0 cette p\u00e9riode que\u00a0<strong>le diamantaire franco-isra\u00e9lien Beny Steinmetz<\/strong>, d\u00e9j\u00e0 pr\u00e9sent avec son groupe BSGR dans le pays,\u00a0se rapproche de Mamadie Tour\u00e9, la quatri\u00e8me \u00e9pouse du pr\u00e9sident Lansana Cont\u00e9. Entre 2006 et 2012, il lui versera au travers de plusieurs soci\u00e9t\u00e9s \u00e9crans dix millions de dollars afin d\u2019obtenir des droits miniers dans le pays. Peu avant le d\u00e9c\u00e8s de Lansana Cont\u00e9 en 2008, BSGR d\u00e9croche la concession des blocs 3 et 4 de Simandou, qui viennent d\u2019\u00eatre r\u00e9troc\u00e9d\u00e9s par Rio Tinto. Deux ans plus tard, il revend 51% de ses droits pour 2,5 milliards de dollars au Br\u00e9silien Vale r\u00e9alisant une plus-value 30 fois sup\u00e9rieure \u00e0 ses investissements.\u00a0<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">2014, Alpha Cond\u00e9 d\u00e9nonce un pacte de corruption&nbsp;<\/h2>\n\n\n\n<p>Arriv\u00e9 au pouvoir fin 2010,\u00a0<strong>Alpha Cond\u00e9<\/strong>\u00a0s\u2019int\u00e9resse imm\u00e9diatement au projet Simandou. Il met la pression sur Rio Tinto qui accepte apr\u00e8s de longues n\u00e9gociations de payer, en 2011, 700 millions de dollars en compensation pour le retard pris par le groupe anglo-australien dans le cadre de la mise en exploitation des blocs 1 et 2. Ce dernier r\u00e9alise alors des \u00e9tudes de faisabilit\u00e9 pouss\u00e9es. Alpha Cond\u00e9 veut faire de Simandou un moteur de la transformation du pays. \u00a0<\/p>\n\n\n\n<p>En 2014, un comit\u00e9 d\u2019audit met en \u00e9vidence des pratiques de corruption qui poussent le pr\u00e9sident guin\u00e9en \u00e0 retirer \u00e0 BSGR et Vale les concessions accord\u00e9es sur les blocs 3 et 4 en 2008.\u00a0Conakry et l\u2019homme d\u2019affaires franco-isra\u00e9lien se lancent alors dans une intense bataille judiciaire multipliant les proc\u00e9dures en France, au Royaume-Uni, en Australie, en Suisse, aux \u00c9tats-Unis et en Guin\u00e9e. En 2019,\u00a0<strong>l\u2019ancien pr\u00e9sident fran\u00e7ais, Nicolas Sarkozy<\/strong>, se rend personnellement \u00e0 Conakry pour jouer les m\u00e9diateurs et trouve un accord entre les parties. Beny Steinmetz renonce \u00e0 ses droits sur le Simandou, en \u00e9change d\u2019un abandon des poursuites en Guin\u00e9e. Mais cet arrangement ne met pas fin aux investigations engag\u00e9es par le parquet de Gen\u00e8ve. L\u2019affaire est jug\u00e9e une premi\u00e8re fois en 2021. L\u2019homme d\u2019affaires est condamn\u00e9, mais fait appel. En 2023, il voit sa peine \u00eatre all\u00e9g\u00e9e : trois ans de prison, dont 18 mois ferme. Il forme un recours devant le tribunal f\u00e9d\u00e9ral, qui confirme en mars dernier la sanction. Le diamantaire a annonc\u00e9 se tourner vers la Cour europ\u00e9enne des droits de l\u2019homme.\u00a0<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">2019, l\u2019arriv\u00e9e de Winning relance le projet&nbsp;<\/h2>\n\n\n\n<p>En 2018, Simandou est une nouvelle fois au point mort. Apr\u00e8s deux ans d\u2019\u00e9tudes, Rio Tinto interrompt les travaux sur les blocs 3 et 4. La mise en exploitation du gisement co\u00fbte trop cher et Chinalco, qui est son partenaire sur ce projet depuis 2010, ne veut pas racheter ses parts dans l\u2019entreprise commune qui d\u00e9tient la concession (Simfer). L\u2019espoir rena\u00eet avec l\u2019arriv\u00e9e du Consortium Winning Consortium Simandou (WCS), qui remporte fin 2019 l\u2019appel d\u2019offres pour les blocs 1 et 2 retir\u00e9s \u00e0 BSGR et Vale. WCS r\u00e9unit deux groupes chinois : la compagnie maritime Winning Shipping fond\u00e9e \u00e0 Hong Kong et aujourd\u2019hui bas\u00e9e \u00e0 Singapour, ainsi que Shandong Weiqiao, une importante soci\u00e9t\u00e9 d&rsquo;aluminium. Ces deux groupes r\u00e9pondent au souhait de P\u00e9kin de diversifier ses approvisionnements en fer, notamment pour ne plus d\u00e9pendre de l&rsquo;Australie. Ils sont associ\u00e9s au Libanais Fadi Wazny, patron de la soci\u00e9t\u00e9 logistique UMS, actif depuis 20 ans dans le pays. Tous sont \u00e9galement associ\u00e9s depuis 2014 dans la Soci\u00e9t\u00e9 mini\u00e8re de Bok\u00e9 (bauxite). D\u00e8s 2020, WCS signe des contrats avec l\u2019\u00c9tat et entame les travaux du chemin de fer par le creusement des tunnels et la construction des grands ouvrages de franchissement.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">2022, Mamadi Doumbouya met la pression&nbsp;<\/h2>\n\n\n\n<p>Comme Alpha Cond\u00e9, qu\u2019il vient de renverser, Mamadi Doumbouya place les projets miniers au c\u0153ur de sa politique \u00e9conomique. Dans une de ses toutes premi\u00e8res interventions en tant que chef de la junte en septembre 2021, il s\u2019adresse aux groupes miniers en\u00a0leur assurant qu\u2019il respectera leurs contrats. Cela ne l\u2019emp\u00eache pas\u00a0<strong>de mettre rapidement la pression sur Rio Tinto (Simfer) et WCS<\/strong>\u00a0pour qu\u2019un accord soit trouv\u00e9 afin qu\u2019ils s\u2019associent pour financer les infrastructures du projet. Plus de 650 kilom\u00e8tres de voies ferr\u00e9es de Beya \u00e0 Forecariah, o\u00f9 il faut aussi construire un port min\u00e9ralier. Le dossier va \u00eatre g\u00e9r\u00e9 directement \u00e0 la pr\u00e9sidence par son directeur de cabinet, Djiba Diakit\u00e9.\u00a0<\/p>\n\n\n\n<p>Le groupe anglo-australien qui voit aussi d\u2019un mauvais \u0153il la r\u00e9alisation d\u2019un chemin de fer d\u00e9tenu \u00e0 100% par des int\u00e9r\u00eats chinois, se rallie \u00e0 la position guin\u00e9enne. La nouvelle alliance est sign\u00e9e d\u00e9but 2022. Toutefois, son application tarde une fois de plus \u00e0 se mat\u00e9rialiser et Mamadi Doumbouya hausse \u00e0 nouveau le ton estimant que les droits de la Guin\u00e9e, qui veut \u00eatre actionnaire des infrastructures, ne sont pas respect\u00e9s. En juin 2022, il fait stopper tous les travaux et menace de retirer les titres miniers. Finalement, quelques semaines plus tard, un accord est trouv\u00e9. Mais les travaux mettront encore plusieurs mois avant de red\u00e9marrer.&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>La machine ne semble plus pouvoir \u00eatre arr\u00eat\u00e9e quand WCS annonce son mariage fin 2022 avec le g\u00e9ant de l\u2019acier Baowu Steel. Apr\u00e8s plus d\u2019un an de travail, le contrat est finalis\u00e9 d\u00e9but 2024. Le mastodonte chinois devient le premier actionnaire du projet par l\u2019interm\u00e9diaire de diff\u00e9rentes prises de participation dans les blocs 1 et 2, mais aussi 3 et 4. Son implication permet au projet de b\u00e9n\u00e9ficier de financements apport\u00e9s par les banques chinoises.&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Reste qu\u2019\u00e0 quelques mois de l\u2019entr\u00e9e en production du projet, annonc\u00e9e pour la fin de 2025, la non-publication des conventions sign\u00e9es par le gouvernement avec Winning Consortium Simandou (WCS), Baowu Steel, l\u2019anglo-australien Rio Tinto et le chinois Chinalco, inqui\u00e8te les ONG, le Fonds mon\u00e9taire international, mais aussi une bonne partie du pays. Apr\u00e8s plus de trente ans d\u2019attente, les Guin\u00e9ens aussi veulent leur part de Simandou.&nbsp;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Relanc\u00e9 dans les ann\u00e9es 1990, le projet d\u2019exploitation du gisement de fer de la cha\u00eene des monts du&nbsp;Simandou, \u00e0 l\u2019est<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":54464,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[51],"tags":[],"class_list":["post-54463","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-general"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/54463","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=54463"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/54463\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":54465,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/54463\/revisions\/54465"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/54464"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=54463"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=54463"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=54463"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}