{"id":51546,"date":"2025-02-10T10:53:10","date_gmt":"2025-02-10T10:53:10","guid":{"rendered":"https:\/\/dekkbi.com\/?p=51546"},"modified":"2025-02-10T10:53:11","modified_gmt":"2025-02-10T10:53:11","slug":"personnel-licencie-des-bases-francaises-lhistoire-begaie-apres-2011","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dekkbi.com\/?p=51546","title":{"rendered":"Personnel licenci\u00e9 des bases fran\u00e7aises: L\u2019histoire b\u00e9gaie apr\u00e8s 2011"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Du fait de la fermeture, dans la douleur, des bases militaires fran\u00e7aises au S\u00e9n\u00e9gal, 162 agents qui y travaillent vont \u00eatre licenci\u00e9s. Une situation similaire \u00e0 celle qui se d\u00e9roule au Tchad. Pourtant, \u00e0 Dakar, on a connu, \u00e0 une \u00e9poque, des r\u00e9trocessions plus soft, avec un accompagnement et une insertion des travailleurs affect\u00e9s. Que fera cette fois l\u2019Etat du S\u00e9n\u00e9gal ?&nbsp;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Le d\u00e9part des El\u00e9ments fran\u00e7ais au S\u00e9n\u00e9gal (Efs) et la fermeture des bases ont une cons\u00e9quence f\u00e2cheuse pour le personnel civil s\u00e9n\u00e9galais : 162 emplois perdus. C\u2019est la cons\u00e9quence du retrait brutal des militaires fran\u00e7ais du S\u00e9n\u00e9gal. Le G\u00e9n\u00e9ral de brigade Yves Aunis, Commandant des El\u00e9ments fran\u00e7ais au S\u00e9n\u00e9gal, a inform\u00e9 l\u2019Inspecteur r\u00e9gional du Travail de Dakar\u00a0d\u2019un licenciement, \u00abau 1er juillet 2025\u00bb, de l\u2019ensemble du personnel s\u00e9n\u00e9galais employ\u00e9 par les Efs, dans la perspective de la fermeture annonc\u00e9e des bases militaires fran\u00e7aises.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans une lettre dont l\u2019objet est \u00abNotification de licenciement collectif pour fermeture d\u00e9finitive des bases militaires fran\u00e7aises au S\u00e9n\u00e9gal\u00bb, et qui, depuis le week-end, circule sur tous les r\u00e9seaux sociaux, le G\u00e9n\u00e9ral de Brigade Yves Aunis, qui a annex\u00e9 \u00e0 son courrier les noms des 162 personnes impact\u00e9es et sous contrat \u00e0 dur\u00e9e ind\u00e9termin\u00e9e par les Efs, incluant 12 d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s du personnel titulaires et suppl\u00e9ants, souhaitait \u00abb\u00e9n\u00e9ficier de l\u2019accompagnement de l\u2019Inspection r\u00e9gionale du travail, y compris pour les \u00e9ventuelles autorisations n\u00e9cessaires, dans cette situation de force majeure\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Le Pr\u00e9sident Bassirou Dio\u00admaye Faye a d\u00e9clar\u00e9, le 31 d\u00e9cembre dernier, que le S\u00e9n\u00e9gal allait travailler \u00e0 l\u2019av\u00e8nement d\u2019une nouvelle doctrine de coop\u00e9ration impliquant la fin, d\u00e8s 2025, de toutes les pr\u00e9sences militaires \u00e9trang\u00e8res sur le sol s\u00e9n\u00e9galais.<br>C\u2019est la m\u00eame situation au Tchad o\u00f9 plus de 400 ex-employ\u00e9s des diff\u00e9rentes bases militaires fran\u00e7aises sont dans le d\u00e9sarroi et l\u2019incertitude. Apr\u00e8s avoir travaill\u00e9 pendant plusieurs ann\u00e9es dans ces bases, ils\u00a0d\u00e9noncent la mauvaise prise en charge de leurs droits sociaux et le manque de mesures d\u2019accompagnement apr\u00e8s le d\u00e9part de l\u2019Arm\u00e9e fran\u00e7aise du pays. Les t\u00e9moignages de certains\u00a0ex-salari\u00e9s font froid dans le dos : il y a le cas par exemple de\u00a0Fran\u00e7ois Narom, p\u00e8re\u00a0tchadien\u00a0de 11 enfants, qui a travaill\u00e9 comme lavandier pendant 37 ans. Interrog\u00e9 par Rfi, il explique : \u00abJe ne suis pas satisfait. Ce n\u2019est pas de leur faute, parce que c\u2019est notre gouvernement qui les a renvoy\u00e9s et ils disent qu\u2019ils n\u2019ont pas encore le budget exact pour nous payer.\u00bb La radio fran\u00e7aise ajoute\u00a0:\u00a0\u00abPour l\u2019instant, l\u2019Arm\u00e9e fran\u00e7aise leur a vers\u00e9 5 mois de salaire, m\u00eame si tout le monde n\u2019a pas re\u00e7u autant.\u00a0Aujourd\u2019hui, ils esp\u00e8rent des\u00a0\u00a0autorit\u00e9s tchadiennes un accompagnement financier et une r\u00e9insertion professionnelle.\u00bb C\u2019est la m\u00eame demande qu\u2019avaient formul\u00e9e les travailleurs s\u00e9n\u00e9galais lors de leur Assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale tenue le 16 janvier dernier.<\/p>\n\n\n\n<p>Habit\u00e9s\u00a0par la psychose, ils avaient demand\u00e9 un plan social comme en 1974-1975 et en 2011. Ndiogou Wade, porte-parole de ce jour, a expliqu\u00e9 : \u00abElle s\u2019est produite en 1974-1975. Il y avait une r\u00e9duction des effectifs fran\u00e7ais \u00e0 l\u2019\u00e9poque. Pendant ce temps, le gouvernement du S\u00e9n\u00e9gal avait repris tous les travailleurs pour les recruter au niveau de l\u2019Administration s\u00e9n\u00e9galaise et dans des entreprises nationales. En 2011, il y avait un autre plan social avec la fermeture du 23e Bima. On avait aussi n\u00e9goci\u00e9 avec le gouvernement fran\u00e7ais pour mettre en place un plan social. Ce plan social a \u00e9t\u00e9 financ\u00e9 \u00e0 100% par la France. Ce n\u2019est pas une bonne image que le S\u00e9n\u00e9gal avait montr\u00e9e en laissant \u00e0 la France financer int\u00e9gralement ce plan social. Nous ne voulons pas que cela se r\u00e9p\u00e8te en 2025\u00bb, note-t-il.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour lui, l\u2019Etat du S\u00e9n\u00e9gal a les moyens de prendre en charge les travailleurs s\u00e9n\u00e9galais en les int\u00e9grant dans l\u2019Admi\u00adnistration ou dans les soci\u00e9t\u00e9s nationales. \u00abL\u2019Etat est pr\u00e9par\u00e9 pour ins\u00e9rer tous les travailleurs dans l\u2019Administration s\u00e9n\u00e9galaise ou les entreprises s\u00e9n\u00e9galaises. Il faut des programmes de r\u00e9insertion pour les travailleurs qui seront licenci\u00e9s\u00bb, souhaite-t-il. La question est de savoir si, au moment o\u00f9 de nombreuses structures publiques et parapubliques sont en train de d\u00e9graisser, l\u2019Etat du S\u00e9n\u00e9gal est actuellement en mesure de ne pas rajouter de nouvelles trag\u00e9dies \u00e0 ce drame social qu\u2019est le ch\u00f4mage de chefs de famille.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>bsakho@lequotidien.sn<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>LEQUOTIDIEN<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Du fait de la fermeture, dans la douleur, des bases militaires fran\u00e7aises au S\u00e9n\u00e9gal, 162 agents qui y travaillent vont<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":51547,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[26],"tags":[],"class_list":["post-51546","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-fait-divers"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/51546","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=51546"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/51546\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":51548,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/51546\/revisions\/51548"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/51547"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=51546"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=51546"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=51546"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}