{"id":43510,"date":"2024-10-04T10:57:04","date_gmt":"2024-10-04T10:57:04","guid":{"rendered":"https:\/\/dekkbi.com\/?p=43510"},"modified":"2024-10-04T11:49:45","modified_gmt":"2024-10-04T11:49:45","slug":"pourquoi-la-francophonie-continue-t-elle-de-setendre-a-des-pays-non-francophones","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dekkbi.com\/?p=43510","title":{"rendered":"Pourquoi la Francophonie continue de s&rsquo;\u00e9tendre \u00e0 des pays non francophones?"},"content":{"rendered":"\n<p>Apr\u00e8s une pause, de nouveaux pays devraient int\u00e9grer l&rsquo;Organisation internationale de la Francophonie \u00e0 l&rsquo;occasion du 19e Sommet qui se tient en France ces 4 et 5 octobre. Des candidats dont le lien \u00e0 la langue fran\u00e7aise n&rsquo;est pas toujours \u00e9vident.<\/p>\n\n\n\n<p>Par : Aurore Lartigue  &#8211; SOURCE RFI<\/p>\n\n\n\n<p>La d\u00e9cision doit encore \u00eatre valid\u00e9e par les \u00c9tats, mais il n&rsquo;y a plus gu\u00e8re de suspense : le Ghana et Chypre, jusqu&rsquo;ici \u00ab membres associ\u00e9s \u00bb de l&rsquo;Organisation internationale de la\u00a0<strong>Francophonie<\/strong>,\u00a0vont \u00eatre \u00e9lev\u00e9s au rang de membres de plein droit.<\/p>\n\n\n\n<p>Le comit\u00e9 d\u2019\u00e9tude de candidatures, charg\u00e9 d&rsquo;\u00e9valuer les demandes d\u2019adh\u00e9sion et de changement de statut, a \u00e9mis une recommandation favorable en ce sens, a annonc\u00e9 l&rsquo;OIF lors d\u2019une conf\u00e9rence de presse en vue du 19e Sommet de la francophonie qui se tient \u00e0 Villers-Cotter\u00eats et Paris ces 4 et 5 octobre.&nbsp;Outre ces deux pays, cinq \u00c9tats ou r\u00e9gions ont obtenu un feu vert pour entrer dans la Francophonie en tant qu&rsquo;observateurs,&nbsp;une \u00e9tape oblig\u00e9e pour esp\u00e9rer devenir membre \u00e0 part enti\u00e8re et avoir un droit de vote au sein de l&rsquo;organisation&nbsp;: la Polyn\u00e9sie fran\u00e7aise, l\u2019Angola, le Chili, la Sarre (Allemagne) et la Nouvelle-\u00c9cosse (Canada).<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 premi\u00e8re vue, le lien de certains de ces pays avec la francophonie n\u2019est pas toujours \u00e9vident : \u00e0 Chypre, 6% seulement de la population est francophone, selon l&rsquo;OIF, et le grec et le turc sont langues officielles, tandis qu&rsquo;au Ghana anglophone, les francophones restent marginaux (1%). Que dire alors du Chili ou de l&rsquo;Angola ?&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">D&rsquo;une agence de coop\u00e9ration bas\u00e9e sur la langue \u00e0 une organisation internationale<\/h2>\n\n\n\n<p><strong>Sur son site<\/strong>, l\u2019OIF le rappelle pourtant : \u00ab\u00a0<em>La Francophonie, ce sont tout d\u2019abord des femmes et des hommes qui partagent une langue commune, le fran\u00e7ais.<\/em>\u00a0\u00bb Force est de constater en observant la\u00a0<strong>liste de ces 88 membres<\/strong>, et m\u00eame de ces 54 \u00ab de plein droit \u00bb, que\u00a0<strong>c&rsquo;est loin d&rsquo;\u00eatre le cas<\/strong>. Si la langue fran\u00e7aise est le socle originel de l&rsquo;OIF, son usage au quotidien ou sa pr\u00e9sence dans la Constitution n&rsquo;est pas un pr\u00e9requis.\u00a0M\u00eame si \u00ab\u00a0<em>la place qu&rsquo;elle occupe<\/em>\u00a0\u00bb reste l&rsquo;un des\u00a0principaux crit\u00e8res \u00e9tudi\u00e9s pour int\u00e9grer le cercle, pr\u00e9cise\u00a0Oria K. Vande weghe, la porte-parole de la secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9rale. \u00ab<em>\u00a0Pour certains pays, la langue fran\u00e7aise est une langue officielle parmi d\u2019autres, dans d\u2019autres pays, il y a un int\u00e9r\u00eat important pour le renforcement de la langue fran\u00e7aise<\/em>\u00a0\u00bb, explique-t-elle.<\/p>\n\n\n\n<p>C&rsquo;est le cas de Chypre, estime l&rsquo;OIF, qui a rendu obligatoire l\u2019apprentissage de la langue fran\u00e7aise comme deuxi\u00e8me langue \u00e9trang\u00e8re.\u00a0\u00ab\u00a0<em><strong>Le Ghana typiquement est un pays entour\u00e9 de pays francophones<\/strong>\u00a0qui, depuis sa premi\u00e8re adh\u00e9sion<\/em>\u00a0[en 2006, NDLR],\u00a0<em>a toujours voulu renforcer la langue fran\u00e7aise par int\u00e9r\u00eat d\u2019int\u00e9gration r\u00e9gionale, \u00e9conomique notamment.<\/em>\u00a0\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Francophile et francophone, le pr\u00e9sident Nana Akufo-Addo avait d\u00e9clar\u00e9 que le&nbsp;\u00ab<em>&nbsp;but est de vivre, un jour, dans un Ghana bilingue, avec le fran\u00e7ais et l\u2019anglais&nbsp;<\/em>\u00bb. Une proximit\u00e9 avec des pays francophones qui peut aussi expliquer la candidature de l&rsquo;Angola, limitrophe de la RDC, et par ailleurs seul pays lusophone qui ne soit pas membre de l&rsquo;OIF. En revanche, la Serbie et le Kosovo, qui souhaitaient eux aussi devenir membres de plein droit, n\u2019ont pas re\u00e7u l&rsquo;aval du comit\u00e9, \u00ab&nbsp;<em>notamment sur le crit\u00e8re de la langue fran\u00e7aise, qui \u00e9tait tr\u00e8s insuffisant&nbsp;<\/em>\u00bb, souligne la porte-parole.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;int\u00e9gration de pays aux liens t\u00e9nus avec la francophonie ne date pas d&rsquo;hier. On peut citer l\u2019Albanie, 2% de francophones seulement, membre depuis 1999, la Moldavie 1%, membre depuis 1996.&nbsp;Ou des pays comme le Vietnam (1970) ou le Cambodge (1991), d&rsquo;ailleurs candidat \u00e0 l\u2019organisation du prochain sommet, pour lesquels la pr\u00e9sence dans l\u2019OIF s&rsquo;explique par le pass\u00e9 colonial plus que par une vitalit\u00e9 de la langue fran\u00e7aise.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;<em>D\u00e8s le d\u00e9but des ann\u00e9es 1990, la France a impos\u00e9 une ouverture large en termes d\u2019adh\u00e9sion \u00e0 l\u2019OIF,&nbsp;<\/em>analyse Fr\u00e9d\u00e9ric Turpin, historien et auteur de&nbsp;<em>La France et la francophonie politique, Histoire d&rsquo;un ralliement difficile<\/em>.<em>&nbsp;Dans une optique de ma\u00eetrise d\u2019une mondialisation jug\u00e9e trop sauvage, Jacques Chirac a voulu d\u00e9velopper l\u2019OIF comme une tr\u00e8s grande organisation internationale.&nbsp;\u00c0 partir de l\u00e0, on a privil\u00e9gi\u00e9 l\u2019aspect grande organisation de coop\u00e9ration intergouvernementale \u00e0 l&rsquo;aspect culturel et linguistique de l&rsquo;ancienne Agence de coop\u00e9ration culturelle et technique (ACCT), plut\u00f4t que de rester concentr\u00e9 sur quelques \u00c9tats francophones, forc\u00e9ment limit\u00e9s du point de vue num\u00e9rique et du point de vue de la capacit\u00e9 d\u2019influence, parce que pour peser dans la mondialisation, il vaut mieux une organisation qui rassemble le plus de monde possible.<\/em>&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Candidatures contest\u00e9es et crit\u00e8res d&rsquo;adh\u00e9sion en question<\/h2>\n\n\n\n<p>Des crit\u00e8res d&rsquo;acceptation plus larges auxquels se sont ajout\u00e9s aussi, avec la signature en 2000 des accords de Bamako, un certain nombre de valeurs que les membres sont cens\u00e9s partager. D\u00e9sormais, selon\u00a0<strong>le r\u00e8glement de l&rsquo;OIF<\/strong>, lorsqu\u2019un \u00c9tat adresse une demande d\u2019adh\u00e9sion, une mission d\u2019observation est envoy\u00e9e sur place pour examiner les crit\u00e8res relatifs \u00e0 l\u2019usage et \u00e0 la promotion de la langue fran\u00e7aise et de la diversit\u00e9 culturelle et linguistique mais aussi des crit\u00e8res li\u00e9s au partage et \u00e0 la promotion de la d\u00e9mocratie, des droits et des libert\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 ce titre-l\u00e0, l\u2019entr\u00e9e du Qatar en 2012 directement en tant que membre associ\u00e9 sans passer par la case observateur comme c&rsquo;est la r\u00e8gle, et apr\u00e8s un intense lobbying notamment aupr\u00e8s des pays africains, avait fait grincer des dents, les opposants pointant du doigt les int\u00e9r\u00eats \u00e9conomiques sous-tendant cette int\u00e9gration. Le Qatar avait alors fait valoir qu\u2019il accueillait de nombreux expatri\u00e9s francophones et qu\u2019il avait financ\u00e9 une radio publique de langue fran\u00e7aise, tandis que l\u2019OIF insistait sur la volont\u00e9 de l\u2019\u00e9mirat de d\u00e9velopper l\u2019enseignement du fran\u00e7ais.<\/p>\n\n\n\n<p>Avant le Sommet d&rsquo;Erevan en 2018, c\u2019est la candidature de l\u2019Arabie saoudite, accus\u00e9e de violations des droits de l&rsquo;homme, qui avait suscit\u00e9 une lev\u00e9e de boucliers, aboutissant \u00e0 son retrait.\u00a0Une situation qui avait d\u2019ailleurs amen\u00e9 la secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9rale actuelle de la Francophonie,\u00a0<strong>Louise Mushikiwabo<\/strong>, \u00e0 proposer un moratoire sur les nouvelles adh\u00e9sions et les changements de statut afin de \u00ab<em>\u00a0mener une r\u00e9flexion profonde sur les crit\u00e8res d\u2019adh\u00e9sion<\/em>\u00a0\u00bb, rappelle Oria K. Vande weghe.\u00a0<\/p>\n\n\n\n<p>Aujourd&rsquo;hui, la proc\u00e9dure se veut \u00ab&nbsp;<em>plus d\u00e9taill\u00e9e&nbsp;<\/em>\u00bb, selon la porte-parole, mais la r\u00e9flexion sur la pertinence de l\u2019extension de la Francophonie reste sur la table, indique la porte-parole de la secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9rale : \u00ab&nbsp;<em>Il faut que les crit\u00e8res soient clairs, que cela ait du sens, et pas que l\u2019on continue de s\u2019\u00e9tendre pour s\u2019\u00e9tendre.<\/em>&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;OIF s&rsquo;interroge notamment sur la pertinence d&rsquo;incorporer des entit\u00e9s non \u00e9tatiques dans l&rsquo;organisation, comme c&rsquo;est le cas de la Sarre ou la Nouvelle-\u00c9cosse. \u00ab&nbsp;<em>Cela pose des questions sur le plan du droit international,<\/em>&nbsp;souligne Oria K. Vande weghe.&nbsp;<em>Lorsque l&rsquo;organisation se retrouve \u00e0 suspendre un \u00c9tat,&nbsp;est-il concevable que des provinces ou des r\u00e9gions suspendent des \u00c9tats souverains ?&nbsp;<\/em>\u00bb Sans risquer de porter atteinte \u00e0 la cr\u00e9dibilit\u00e9 de l&rsquo;organisation internationale.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Un m\u00e9lange des genres qui affaiblit la Francophonie&nbsp;?<\/h2>\n\n\n\n<p>Pour Fr\u00e9d\u00e9ric Turpin, c&rsquo;est toujours la m\u00eame logique d&rsquo;ouverture qui pr\u00e9vaut.&nbsp;\u00ab&nbsp;<em>Il y a ce double probl\u00e8me \u00e0 la fois d\u2019ouverture th\u00e9matique (\u00e9conomie, aide au d\u00e9veloppement, droits de l\u2019homme, bonne gouvernance) qui fait qu\u2019un certain nombre d\u2019\u00c9tats ne devraient franchement pas \u00eatre dedans ou \u00eatre suspendus, pas seulement pour des coups d\u2019\u00c9tat. Car il n\u2019y a pas que des d\u00e9mocraties dans l\u2019OIF. Et ce probl\u00e8me d\u2019extension g\u00e9ographique qui affaiblit l\u2019aspect&nbsp;<\/em>\u201cfrancophone\u201d<em>, c\u2019est-\u00e0-dire de d\u00e9fense d\u2019une langue et des cultures qui y sont attach\u00e9es&nbsp;<\/em>\u00bb, estime l&rsquo;historien, qui rappelle que beaucoup de pays africains avaient critiqu\u00e9 cet \u00e9largissement.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Un m\u00e9lange des genres qui rend parfois les objectifs de l&rsquo;organisation peu lisibles et sa voix inaudible. \u00ab\u00a0<em>L\u2019\u00e9largissement n\u2019est pas un probl\u00e8me en soi,<\/em>\u00a0estime\u00a0<strong>Bertin Leblanc<\/strong>, porte-parole sous Micha\u00eblle Jean et auteur d&rsquo;une bande dessin\u00e9e sur ses coulisses*<em>. Mais l&rsquo;OIF<\/em>\u00a0<em>est devenu un club social, une Chambre de commerce plus qu\u2019un club politique ou une zone d\u2019influence\u00a0<\/em>\u00bb, regrette celui qui s&rsquo;\u00e9tait fendu en 2023 d&rsquo;une <strong>tribune sur \u00ab\u00a0<em>l&rsquo;illusion perdue<\/em>\u00a0\u00bb\u00a0<\/strong>de la Francophonie, dans laquelle il d\u00e9crivait l&rsquo;organisation, \u00ab\u00a0<em>outil diplomatique mal d\u00e9fini depuis ses origines<\/em>\u00a0\u00bb, comme \u00ab<em>\u00a0en \u00e9tat de mort c\u00e9r\u00e9brale\u00a0<\/em>\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Depuis les coups d&rsquo;\u00c9tat dans plusieurs pays majeurs de l&rsquo;Afrique francophone, la communication est coup\u00e9e avec le Mali, le Burkina Faso et le Niger. Et la parole de la secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9rale rwandaise, jug\u00e9e difficilement audible sur le conflit en RDC, dont l&rsquo;Est est aux prises avec une r\u00e9bellion soutenue par Kigali.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Mais la porte-parole de Louise Mushikiwabo rejette toute perte de poids politique : \u00ab<em>\u00a0Peut-\u00eatre que la m\u00e9thode a chang\u00e9, avec moins d\u2019annonces, moins de condamnations, mais plus d\u2019actions et un travail plus direct avec les \u00c9tats,\u00a0<\/em>avance-t-elle. La Guin\u00e9e, qui avait aussi \u00e9t\u00e9 suspendue de l&rsquo;organisation apr\u00e8s le renversement du r\u00e9gime d&rsquo;Alpha Cond\u00e9,\u00a0<strong>vient d&rsquo;\u00eatre r\u00e9int\u00e9gr\u00e9e<\/strong>\u00a0le 24 septembre. \u00ab<em>\u00a0Nous avons d\u00e9ploy\u00e9 un vrai m\u00e9canisme de terrain pour accompagner la transition et le retour \u00e0 l&rsquo;ordre constitutionnel\u00a0<\/em>\u00bb, souligne Oria K. Vande weghe.\u00a0<\/p>\n\n\n\n<p>Au-del\u00e0 des nouvelles demandes d&rsquo;adh\u00e9sion, qui t\u00e9moignent d&rsquo;\u00ab&nbsp;<em>une certaine attractivit\u00e9<\/em>&nbsp;\u00bb de l&rsquo;organisation, selon elle, \u00ab&nbsp;<em>des signaux montrent un regain d\u2019int\u00e9r\u00eat&nbsp;<\/em>\u00bb en termes d&rsquo;implication des membres, au niveau budg\u00e9taire notamment, apr\u00e8s qu&rsquo;ils ont accept\u00e9 le rel\u00e8vement des bar\u00e8mes de contribution. En 2024, le budget de l&rsquo;OIF \u00e9tait de 67 millions d&rsquo;euros seulement, soit m\u00eame pas l&rsquo;\u00e9quivalent de celui d&rsquo;une ville moyenne fran\u00e7aise.<\/p>\n\n\n\n<p>*Bertin Leblanc :&nbsp;<em>\u00c9l\u00e9ments de langage, Cacophonie en Francophonie,<\/em>&nbsp;\u00e9ditions La Bo\u00eete \u00e0 bulles<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Apr\u00e8s une pause, de nouveaux pays devraient int\u00e9grer l&rsquo;Organisation internationale de la Francophonie \u00e0 l&rsquo;occasion du 19e Sommet qui se<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":43511,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[51],"tags":[],"class_list":["post-43510","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-general"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/43510","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=43510"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/43510\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":43549,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/43510\/revisions\/43549"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/43511"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=43510"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=43510"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=43510"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}