{"id":43309,"date":"2024-10-02T10:11:46","date_gmt":"2024-10-02T10:11:46","guid":{"rendered":"https:\/\/dekkbi.com\/?p=43309"},"modified":"2024-10-02T10:11:47","modified_gmt":"2024-10-02T10:11:47","slug":"2336-milliards-de-depense-par-an-pour-les-mtn-le-cres-sattaque-a-la-mauvaise-alimentation","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dekkbi.com\/?p=43309","title":{"rendered":"233,6 milliards de d\u00e9pense par an pour les Mtn: le Cres s\u2019attaque \u00e0 la mauvaise alimentation"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Pour le minist\u00e8re de la Sant\u00e9 et de l\u2019action sociale (Msas), les d\u00e9penses consenties pour les Maladies non transmissibles (Mnt), toutes sources confondues, repr\u00e9sentent en moyenne 233,6 milliards par an, soit 37,64% des d\u00e9penses courantes sur la p\u00e9riode 2017-2021.&nbsp; Le Consortium pour la recherche \u00e9conomique et sociale (Cres) d\u2019ajouter que la mauvaise alimentation demeure le principal facteur de risque de maladie, de d\u00e9c\u00e8s et d\u2019incapacit\u00e9, dans le monde entier. Face \u00e0 cette pr\u00e9occupation, le Cres a lanc\u00e9 \u00e0 Dakar hier, mardi 1er octobre, le projet intitul\u00e9 \u00ab&nbsp;<em>Agir sur les environnements alimentaires pour un acc\u00e8s universel \u00e0\u0300 des r\u00e9gimes alimentaires sains au S\u00e9n\u00e9gal<\/em>&nbsp;\u00bb. A cette occasion, le professeur Abdoulaye Diagne, directeur ex\u00e9cutif du Cres, a soulign\u00e9&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>la rationalit\u00e9 qui sous-tend le projet de recherche est que l\u2019\u00e9volution vers des r\u00e9gimes nutritionnels au S\u00e9n\u00e9gal d\u00e9pend d\u2019un changement de comportement des acteurs du syst\u00e8me alimentaire et des politiques fa\u00e7onnant l\u2019environnement de ce syst\u00e8me<\/em>&nbsp;\u00bb.&nbsp;&nbsp;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Au S\u00e9n\u00e9gal, \u00e0 l\u2019instar des pays en d\u00e9veloppement, la situation nutritionnelle est globalement caract\u00e9ris\u00e9e, selon le Consortium pour la recherche \u00e9conomique et sociale (Cres), par la persistance du triple fardeau de la malnutrition&nbsp;\u00e0 savoir la d\u00e9nutrition, le surpoids et l\u2019ob\u00e9sit\u00e9 et les carences en micronutriments.&nbsp;En&nbsp;atelier hier, mardi 1er octobre, pour le lancement du projet intitul\u00e9 \u00ab&nbsp;<em>Agir sur les environnements alimentaires pour un acc\u00e8s universel \u00e0 des r\u00e9gimes alimentaires sains au S\u00e9n\u00e9gal<\/em>&nbsp;\u00bb, le directeur ex\u00e9cutif du Cres, Professeur Abdoulaye Diagne a soulign\u00e9&nbsp;:&nbsp;\u00ab&nbsp;<em>les maladies non transmissibles (Mtn) chroniques les plus courantes r\u00e9sultent principalement d\u2019interactions entre un ensemble de facteurs de risque incluant l\u2019inactivit\u00e9 physique, le tabagisme, la consommation excessive d\u2019alcool et une mauvaise alimentation<\/em>&nbsp;\u00bb. Cependant, il a soutenu&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>la mauvaise alimentation demeure le principal facteur de risque de maladie, de d\u00e9c\u00e8s et d\u2019incapacit\u00e9, dans le monde entier&nbsp;<\/em>\u00bb.&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Pour les chercheurs du Cres, une alimentation peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme mauvaise, lorsque pr\u00e9dominent dans sa composition des aliments et boissons \u00e0 forte teneur en gras satur\u00e9s, en acides gras transform\u00e9s, en sucres libres et en sel, alors qu\u2019elle est pauvre en fruits et l\u00e9gumes. Cette alimentation provoque l\u2019hypertension, l\u2019ob\u00e9sit\u00e9 et le surpoids qui jouent un r\u00f4le majeur dans l\u2019expansion des Mnt.&nbsp;&nbsp;&nbsp;\u00ab&nbsp;<em>La hausse de la pr\u00e9valence de l\u2019ob\u00e9sit\u00e9, la consommation accrue d\u2019aliments de mauvaise qualit\u00e9 et la d\u00e9nutrition, qui est toujours omnipr\u00e9sente dans des pays comme le S\u00e9n\u00e9gal, contribuent fortement \u00e0 l\u2019expansion des MNT. Du fait de ces maladies, des millions de personnes mourront pr\u00e9matur\u00e9ment ou verront leur qualit\u00e9 de vie compromise. Aujourd\u2019hui, la plupart des pays dans le monde doivent porter le fardeau des maladies non transmissibles&nbsp;\u00bb,&nbsp;<\/em>fait savoir Pr Diagne.&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Au S\u00e9n\u00e9gal, selon les Enqu\u00eates D\u00e9mographiques et de Sant\u00e9 de 2023, 18% des enfants de moins de 5 ans souffrent de retard de croissance. La malnutrition aigu\u00eb, cons\u00e9quence d\u2019une alimentation insuffisante et de maladies r\u00e9centes, touche 10% des enfants dont 1% sous forme s\u00e9v\u00e8re.&nbsp;&nbsp;L\u2019insuffisance pond\u00e9rale affecte 16 % des enfants de moins de 5 ans, dont 3% sous forme s\u00e9v\u00e8re. \u00ab&nbsp;<em>L\u2019exploitation des r\u00e9sultats des comptes de la sant\u00e9 2017-2021 du S\u00e9n\u00e9gal montre que les d\u00e9penses en Mnt, toutes sources confondues, repr\u00e9sentent en moyenne 233,6 milliards par an, soit 37,64% des d\u00e9penses courantes sur la p\u00e9riode 2017-2021. Ces probl\u00e8mes sont exacerb\u00e9s entre autres par la pauvret\u00e9, le manque d\u2019\u00e9ducation nutritionnelle et des environnements alimentaires peu favorables ,les pratiques inappropri\u00e9es d\u2019alimentation,&nbsp;&nbsp;le retard tardif aux soins de sant\u00e9, le faible acc\u00e8s \u00e0 l\u2019eau-assainissement-hygi\u00e8ne, la faiblesse des m\u00e9canismes de protection sociale, l\u2019environnement non favorable dans lequel vivent les familles&nbsp;<\/em>\u00bb, a renseign\u00e9 Dr Amadou Doucour\u00e9, Directeur de la sant\u00e9 de la m\u00e8re et de l\u2019enfant, venu repr\u00e9senter le ministre de la Sant\u00e9 et de l\u2019action sociale \u00e0 cet atelier. Et d\u2019ajouter&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>Agir sur ces facteurs de risque des formes de malnutrition et des Mnt est essentiel pour diminuer leur pr\u00e9valence et soulager le syst\u00e8me de sant\u00e9 de notre pays dans un contexte de mont\u00e9e rapide des co\u00fbts des soins et d\u2019un faible d\u00e9veloppement de syst\u00e8mes de couverture de sant\u00e9.&nbsp;&nbsp;Nous devons r\u00e9fl\u00e9chir sur ce que nous mangeons, faire \u00e9voluer nos habitudes de consommation, marqu\u00e9es encore par des pratiques culinaires inappropri\u00e9es, une consommation \u00e9lev\u00e9e de sucre, sel et mati\u00e8res grasses, l\u2019utilisation g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e des bouillons et une consommation de fruits et l\u00e9gumes faible&nbsp;<\/em>\u00bb. &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Au niveau du Cres, son directeur a rappel\u00e9 qu\u2019au cours des derni\u00e8res ann\u00e9es, sa structure, en partenariat avec plusieurs institutions, a men\u00e9 une vaste enqu\u00eate avec l\u2019appui du CRDI sur la consommation des m\u00e9nages s\u00e9n\u00e9galais. L\u2019enqu\u00eate a touch\u00e9 1800 m\u00e9nages et 3800 individus compos\u00e9s de jeunes et d\u2019adultes.&nbsp;\u00ab&nbsp;<em>Le projet de recherche, \u00ab Agir sur les environnements alimentaires pour un acc\u00e8s universel \u00e0 des r\u00e9gimes alimentaires sains au S\u00e9n\u00e9gal \u00bb, a pour ambition d\u2019exploiter ces donn\u00e9es primaires pour mieux saisir le lien entre r\u00e9gime alimentaire, malnutrition et environnement alimentaire dans le contexte s\u00e9n\u00e9galais. La rationalit\u00e9 qui sous-tend le projet de recherche est que l\u2019\u00e9volution vers des r\u00e9gimes nutritionnels au S\u00e9n\u00e9gal d\u00e9pend d\u2019un changement de comportement des acteurs du syst\u00e8me alimentaire et des politiques fa\u00e7onnant l\u2019environnement de ce syst\u00e8me. Un tel changement requiert la production et l\u2019utilisation de connaissances tir\u00e9es du contexte s\u00e9n\u00e9galais. \u00ab&nbsp;En produisant de telles \u00e9vidences et en les mettant \u00e0 disposition, favorisant la mobilisation des acteurs du syst\u00e8me alimentaire pour des changements qualitatifs, le projet contribuera \u00e0 l\u2019\u00e9volution de l\u2019environnement du syst\u00e8me alimentaire s\u00e9n\u00e9galais vers des r\u00e9gimes nutritifs qui baisseront la pr\u00e9valence de la malnutrition et des MNT li\u00e9es \u00e0 l\u2019alimentation<\/em>&nbsp;\u00bb a-t-il avanc\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Denise ZAROUR MEDANG \u00a0<\/strong><br>SUDQUOTIDIEN<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pour le minist\u00e8re de la Sant\u00e9 et de l\u2019action sociale (Msas), les d\u00e9penses consenties pour les Maladies non transmissibles (Mnt),<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":43310,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[21],"tags":[],"class_list":["post-43309","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-societe"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/43309","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=43309"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/43309\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":43311,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/43309\/revisions\/43311"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/43310"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=43309"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=43309"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=43309"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}