{"id":35234,"date":"2024-04-22T15:10:23","date_gmt":"2024-04-22T15:10:23","guid":{"rendered":"https:\/\/dekkbi.com\/?p=35234"},"modified":"2024-04-22T15:10:23","modified_gmt":"2024-04-22T15:10:23","slug":"gisement-de-sangomar-du-petrole-du-gaz-et-des-inquietudes-dans-les-iles-du-saloum","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dekkbi.com\/?p=35234","title":{"rendered":"Gisement de Sangomar : du p\u00e9trole, du gaz et des inqui\u00e9tudes dans les \u00eeles du Saloum !"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Le r\u00eave d\u2019une vie meilleure se dissipe dans la mare de craintes d\u2019impacts n\u00e9gatifs de la future exploitation du p\u00e9trole et du gaz de Sangomar. Le Delta du fleuve Saloum, une r\u00e9serve de biosph\u00e8re importante, compos\u00e9e de plusieurs \u00eeles, dix-neuf (19) au total, avec des habitants qui n\u2019ont comme activit\u00e9s que la p\u00eache et ses d\u00e9riv\u00e9s, craint pour sa survie. Les populations peu inform\u00e9es des tenants et aboutissants de l\u2019exploitation p\u00e9troli\u00e8re, s\u2019inqui\u00e8tent et lient tout changement de leur quotidien \u00e0 la pr\u00e9sence des installations de Woodside.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>&nbsp;<\/strong>Toubacouta-Missirah, la route n\u2019est qu\u2019une piste lat\u00e9ritique d\u2019o\u00f9 se d\u00e9gage un nuage de poussi\u00e8re au moindre mouvement du v\u00e9hicule. L\u2019axe est l\u2019un des points de ralliement des \u00eeles du Delta du fleuve Saloum. Situ\u00e9 \u00e0 plus d\u2019une vingtaine de kilometres de Toubacouta, le village de Missirah est \u00e0 30 minutes de trajet. Nous y prenons d\u00e9part vers 9 heures du matin, dans la fra<s>i<\/s>\u00eecheur matinale de d\u00e9cembre, sous la pression d\u2019un piroguier, ma\u00eetre de la travers\u00e9e et bien soucieux de la mar\u00e9e. Une mar\u00e9e qui impose sa force et ses caprices aux insulaires, oblig\u00e9s de se plier \u00e0 ses humeurs.<\/p>\n\n\n\n<p>Le voyage vers Bossinkang et Bettenty, sous le soleil levant, est une pure merveille&nbsp;; telle la vitrine d\u2019un orf\u00e8vre, l\u2019eau scintille au contact des rayons dor\u00e9s du soleil. Alors que la pirogue fend les flots, sous le ronronnement de son moteur, laissant derri\u00e8re elle, des trac\u00e9es magiques, le soleil refl\u00e8te ses rayons sur l\u2019eau offrant ainsi un d\u00e9cor \u00e9poustouflant. Dans les Bolongs qui m\u00e8nent \u00e0 Bossinkang, on nous confie que \u00ab<em>les vagues ne sont pas trop importantes<\/em>\u00bb. Il n\u2019y a pas de mer comme \u00e0 Bettenty. Cons\u00e9quence&nbsp;: la pirogue rame calmement et laisse place \u00e0 une exp\u00e9rience merveilleuse. Dans sa travers\u00e9e, elle passe par un endroit paradisiaque que les populations locales nomment, avec \u00e9merveillement, \u00ab<em>l\u2019Amazonie des \u00eeles du Saloum\u00bb<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019endroit dispose d\u2019une abondante mangrove, un \u00e9cosyst\u00e8me marin typique des zones tropicales et subtropicales. La mangrove, aujourd\u2019hui menac\u00e9e, est tr\u00e8s importante pour la conservation de diverses esp\u00e8ces. Puis, une eau douce et calme qui porte cette verdure, tel un tableau d\u2019art. Les&nbsp;<em>\u00abcourriers\u00bb<\/em>, appellation des pirogues de transport en commun de voyageurs et marchandises, ne cessent de fendre ces eaux du Saloum.<\/p>\n\n\n\n<p>Environ une heure de travers\u00e9e, l\u2019\u00eele de Bossinkang se dresse, somptueuse et pittoresque. Sa marmaille de bambins amus\u00e9s, debout sur le rivage, fait partie de l\u2019accueil. Comme dans toutes les \u00eeles du Saloum, la vie ici se r\u00e9sume \u00e0 la p\u00eache. Tout du d\u00e9cor montre la pr\u00e9dominance de cette activit\u00e9. Des charpentiers s\u2019activent \u00e0 la fabrication de pirogues, des filets sont en s\u00e9chage sur la petite baie du village, au milieu des animaux domestiques en errance. Seulement, ce quotidien risque bient\u00f4t de ne plus \u00eatre comme avant, avec la future exploitation du p\u00e9trole de Sangomar qui suscite d\u2019ores et d\u00e9j\u00e0 plusieurs interrogations dans la zone. Le chef de village, El Hadji Dianoune Sonko, ne cache pas son inqui\u00e9tude.&nbsp;<em>\u00abEntre les installations de la plateforme et nos zones d\u2019activit\u00e9s, il n\u2019y a pas de barrages. Nous en ressentirons les cons\u00e9quences n\u00e9fastes dans le futur. C\u2019est in\u00e9vitable&nbsp;!\u00bb<\/em>, alerte-t-il.<\/p>\n\n\n\n<p>Bossinkang n\u2019\u00e9tant pas \u00e9lectrifi\u00e9, la tomb\u00e9e de la nuit plonge, chaque soir, le village dans une p\u00e9nombre que les populations sont oblig\u00e9es de supporter de mani\u00e8re sto\u00efque. Il s\u2019\u00e9claire, le jour, \u00e0 l\u2019aide d\u2019un syst\u00e8me solaire non permanent. La p\u00e9nombre dans laquelle plonge ces insulaires s\u2019apparente \u00e0 la peur qu\u2019ils nourrissent par rapport \u00e0 l\u2019exploitation du p\u00e9trole.&nbsp;<em>\u00abLes esp\u00e8ces comme les mollusques, notamment le cymbium, se reproduisent dans la mangrove. En cas de mar\u00e9e noire, ils risquent d\u2019\u00eatre d\u00e9cim\u00e9s. L\u2019odeur pestilentielle se ressentira dans les esp\u00e8ces que nous consommons\u00bb<\/em>, alerte aussi El Hadji Dianoune Sonko.<\/p>\n\n\n\n<p>Bossinkang a peur de son voisin&nbsp;: le p\u00e9trole et le gaz de Sangomar. Les femmes n\u2019ont que la transformation de produits halieutiques comme gagne-pain. Elles s\u2019en servent pour sortir de la pauvret\u00e9 et vont jusqu\u2019\u00e0 oser des paris fous. En effet, elles organisent des tontines avec la somme tir\u00e9e de leur travail, pour payer le voyage de leurs enfants vers l\u2019Europe. C\u2019est dire que l\u2019\u00e9migration est ancr\u00e9e dans le v\u00e9cu de ces insulaires.<\/p>\n\n\n\n<p>Les vacanciers venus d\u2019Europe se baladent dans le village et suscitent l\u2019admiration des jeunes qui sont nombreux \u00e0 quitter l\u2019\u00eele pour des horizons meilleurs, selon Bounama Sagna, un \u00e9tudiant oblig\u00e9 de rester sur l\u2019\u00eele, \u00e0 cause de la fermeture, il y a quelques semaines, du campus universitaire de Dakar. Il se d\u00e9sole de \u00ab<em>l\u2019oisivet\u00e9 dans la zone qui perd de plus en plus son activit\u00e9 principale&nbsp;: la p\u00eache<\/em>\u00bb. Bossinkang et Bettenty, deux localit\u00e9s, m\u00eames r\u00e9alit\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>El Hadji Mamadou Diouf est p\u00eacheur et il a peur pour son devenir.&nbsp;<em>\u00abOn est vraiment inquiets. A cause de l\u2019exploitation p\u00e9troli\u00e8re, la ressource diminuera, alors que nous ne connaissons que la p\u00eache. Elle impactera la mangrove, \u00e0 coup s\u00fbr. Et cette mangrove est la zone de reproduction de beaucoup d\u2019esp\u00e8ces<\/em>\u00bb, souligne-t-il.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>LE DELTA DU SALOUM, UN \u00c9COSYST\u00c8ME RICHE ET VARI\u00c9<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s Bossinkang, cap sur Bettenty, l\u2019\u00eele aux cocotiers. Le village s\u2019est r\u00e9veill\u00e9 avec ses habitudes quotidiennes. Les p\u00eacheurs larguent les amarres et prennent le large, dans l\u2019Atlantique, \u00e0 la recherche de poisson&nbsp;; les bambins se d\u00e9foulent sur la berge avec les pirogues \u00e0 quai. Bettenty s\u2019ouvre ainsi \u00e0 ses visiteurs sous l\u2019ombre de ses innombrables cocotiers. \u00ab<em>Le village est surnomm\u00e9 \u2018\u2019la Guadeloupe\u2019\u2019 des \u00eeles du Saloum, \u00e0 cause de ses cocotiers et autres arbres splendides<\/em>\u00bb, informe notre guide. Certains cocotiers, ballott\u00e9s par le vent, ont fini d\u2019adopter d\u2019autres formes plus artistiques que de rester debout, la cime pointant haut vers le ciel.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans cette \u00eele sortie de l\u2019anonymat par l\u2019accident qui a co\u00fbt\u00e9 la vie \u00e0 21 femmes en 2017, le p\u00e9trole de Sangomar ne fait pas r\u00eaver. \u00ab<em>Nous n\u2019avons plus les m\u00eames quantit\u00e9s de poisson que par le pass\u00e9. Nous pensons que la d\u00e9couverte du p\u00e9trole y est pour quelque chose. Parce qu\u2019avant l\u2019apparition du p\u00e9trole, nous n\u2019avions pas senti cette baisse. Nous n\u2019allions pas tr\u00e8s loin pour trouver du poisson et facilement nous faisions de grosses captures, commercialis\u00e9es \u00e0 Djiffer et Missirah&nbsp;; ce qui n\u2019est plus possible<\/em>\u00bb, renseigne Cherif Daba Diouf.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019implantation de la plateforme de Sangomar se ressent \u00e0 Bettenty. \u00ab<em>Les populations accusent les occupants de la plateforme de d\u00e9verser leurs d\u00e9chets, constitu\u00e9s de bouteilles vides, sur la plage<\/em><em>\u00bb<\/em>, confie Bacary Man\u00e9, un agent de d\u00e9veloppement communautaire. L\u2019exploitation d\u2019hydrocarbures dans cette partie du S\u00e9n\u00e9gal ne peut \u00eatre sans risque. D\u00e8s lors, Bacary Man\u00e9 pense que le Delta du fleuve Saloum doit faire l\u2019objet d\u2019une attention particuli\u00e8re. \u00ab<em>Il faut que l\u2019Etat retouche la r\u00e9partition de la manne p\u00e9troli\u00e8re. Les positions g\u00e9ographiques par rapport aux exploitations p\u00e9troli\u00e8res diff\u00e9rent, d\u2019autant plus que le Delta du Saloum est vuln\u00e9rable, compte tenu de son \u00e9cosyst\u00e8me fragile&nbsp;: la mangrove, les herbiers marins, les ilots, la faune. Il est class\u00e9 site Ramsar, sans compter le classement de l\u2019Unesco comme patrimoine mondial<\/em>\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Le Delta du Saloum a un \u00e9cosyst\u00e8me d\u2019exception. Il est constitu\u00e9 d\u2019une diversit\u00e9 d\u2019\u00eeles s\u00e9par\u00e9es les unes des autres par des bras de mer. Il a un riche \u00e9cosyst\u00e8me naturel d\u2019une superficie de 232.500 hectares, dont 58.300 hectares de mangroves. Son devenir, une fois l\u2019exploitation du p\u00e9trole de Sangomar entam\u00e9e, fait peur. Le d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 d\u00e9partemental charg\u00e9 des relations ext\u00e9rieures des Conseils locaux de p\u00eache artisanale (Clpa) du d\u00e9partement de Foundiougne, Alassane Mbodj, pr\u00e9vient d\u00e9j\u00e0 sur les futurs impacts. \u00ab<em>La raret\u00e9 de la ressource commence \u00e0 se faire sentir. Des baleines ont \u00e9chou\u00e9 ces derni\u00e8res ann\u00e9es. Nous pensons que tout cela est li\u00e9 \u00e0 la pr\u00e9sence de la plateforme p\u00e9troli\u00e8re. En cas de mar\u00e9e noire, la p\u00eache sera forc\u00e9ment impact\u00e9e. Le bruit autour de la plateforme repousse les esp\u00e8ces dont certaines ont disparu<\/em>\u00bb, affirme-t-il.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>&nbsp;<\/strong><strong>L\u2019INCOMPREHENSION PERSISTE<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>&nbsp;<\/strong>Le voyage dans le Delta du Saloum rime avec la travers\u00e9e d\u2019une mosa\u00efque de cours d\u2019eau. Moins calme que le trajet Bossinkang-Missirah, il faut s\u2019armer de courage pour rejoindre Bettenty. Le bras de mer qui succ\u00e8de aux bolongs, fait tanguer &nbsp;la pirogue qui devient plus mouvement\u00e9e. Les pal\u00e9tuviers s\u2019\u00e9loignent de l\u2019eau et laissent place \u00e0 une grande \u00e9tendue bleue qui d\u00e9bouche sur une vue de Bettenty, l\u2019\u00eele aux cocotiers. L\u2019heure du repos aux hangars, avec un poste radio distillant des sonorit\u00e9s de Jalliba Kouyat\u00e9, le l\u00e9gendaire choriste gambien, fait partie du quotidien insulaire. Le voisin gambien n\u2019est pas loin. La nuit, les lampes stintillantes de certaines de ses villes, sont visibles dans l\u2019\u00eele.<\/p>\n\n\n\n<p>Le p\u00e9trole est une nouvelle donne que les populations doivent int\u00e9grer dans leur quotidien. Jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent, la question n\u2019est pas bien comprise et les populations se hasardent \u00e0 en parler sans en ma\u00eetriser les tenants et les aboutissants. Et ce, en d\u00e9pit de la campagne de communication d\u00e9velopp\u00e9e par les exploitants. \u00ab<em>Malgr\u00e9 toute la campagne de sensibilisation, je ne pense pas que les populations soient assez bien inform\u00e9es sur le p\u00e9trole. C\u2019est tr\u00e8s nouveau au S\u00e9n\u00e9gal qu\u2019on parle d\u2019exploitation p\u00e9troli\u00e8re. Ce sont des concepts que les gens mettront du temps \u00e0 ma\u00eetriser<\/em>\u00bb, explique le directeur de la radio&nbsp;<em>Niombato FM<\/em>, Moussa Man\u00e9, \u00e0 Sicouta, pr\u00e8s de Toubacouta.<\/p>\n\n\n\n<p>Et pourtant sa radio communautaire a men\u00e9 plusieurs \u00e9missions sur la question. \u00ab<em>Au d\u00e9but, les exploitants s\u2019\u00e9taient tromp\u00e9s de cibles parce que les acteurs qui \u00e9taient convi\u00e9s aux rencontres n\u2019\u00e9taient que des p\u00eacheurs, alors que tout le monde vit des d\u00e9riv\u00e9s de la p\u00eache ou de l\u2019\u00e9cosyst\u00e8me mangrove. Le lexique est un peu incompris de la population autochtone\u00bb<\/em>, analyse Moussa Man\u00e9. Or, la Constitution s\u00e9n\u00e9galaise, en son article 25-1, fait des populations les b\u00e9n\u00e9ficiaires l\u00e9gitimes. \u00ab<em>Les ressources naturelles appartiennent au peuple. Elles doivent \u00eatre utilis\u00e9es pour l\u2019am\u00e9lioration de leurs conditions de vie<\/em>\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour le cas de l\u2019exploitation du p\u00e9trole de Sangomar, la communication peine \u00e0 atteindre sa cible. Alassane Mbodj l\u2019explique par le fait que, \u00ab<em>Woodside ne dit pas ce qu\u2019elle pr\u00e9voit dans le cadre des activit\u00e9s de responsabilit\u00e9 soci\u00e9tale d\u2019entreprise (Rse), le contenu local, la compensassion des activit\u00e9s de p\u00eache\u00bb.<\/em>&nbsp; Pis ajoute-t-il, \u00ab<em>il n\u2019y a pas de feuille de route dress\u00e9e par l\u2019entreprise. L\u2019\u00e9tude d\u2019impact d\u2019environnemental n\u2019est pas comprise par les populations qui ne ma\u00eetrisent pas le contenu de l\u2019\u00e9tude d\u2019impact environnemental qui n\u2019est pas d\u00e9finie dans leurs langues locales\u00bb<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>Au moment ou le soleil cherchait son dortoir derri\u00e8re les cocotiers, nous prenons cong\u00e9 des insulaires, sous un ciel serein et des eaux aux mouvements \u00e9tranges trac\u00e9s par une pirogue ronflante. Au milieu de cette vaste \u00e9tendue d\u2019eau, l\u2019horizon semble si proche et si lointain \u00e0 la fois. Qui disait que \u00ab<em>l\u2019incertitude est, de tous les tourments, le plus difficile \u00e0 supporter<\/em>\u00bb&nbsp;? Une v\u00e9rit\u00e9, certes, mais fi\u00e8rement port\u00e9e par ces braves femmes et hommes des \u00eeles du Saloum.<\/p>\n\n\n\n<p>R\u00e9alis\u00e9 par Fatou Ndiaye<\/p>\n\n\n\n<p>SUDQUOTIDIEN<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le r\u00eave d\u2019une vie meilleure se dissipe dans la mare de craintes d\u2019impacts n\u00e9gatifs de la future exploitation du p\u00e9trole<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":35235,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":["post-35234","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-event-more-news"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/35234","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=35234"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/35234\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":35236,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/35234\/revisions\/35236"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/35235"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=35234"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=35234"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=35234"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}