{"id":34213,"date":"2024-04-07T10:44:22","date_gmt":"2024-04-07T10:44:22","guid":{"rendered":"https:\/\/dekkbi.com\/?p=34213"},"modified":"2024-04-07T10:44:23","modified_gmt":"2024-04-07T10:44:23","slug":"sortir-du-systeme-dette-faye-sonko-face-au-legs-de-lemergence","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dekkbi.com\/?p=34213","title":{"rendered":"Sortir du syst\u00e8me dette : Faye-Sonko face au legs de l\u2019\u00e9mergence"},"content":{"rendered":"\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Pr\u00e8s de 18 milliards de dollars, soit environ 11 000 milliards de francs CFA devront \u00eatre pay\u00e9s aux cr\u00e9anciers du S\u00e9n\u00e9gal en 2024-2029. Dans ce contexte, tenir ses promesses sur les plans social et \u00e9conomique sera une gageure<\/h3>\n\n\n\n<p>L\u2019arriv\u00e9e au pouvoir de Bassirou Diomaye Faye, pr\u00e9sident fra\u00eechement \u00e9lu, et de son ami et mentor, Ousmane Sonko, nouveau Premier ministre, charrie les espoirs de la majorit\u00e9 des S\u00e9n\u00e9galais. La jeunesse, en particulier, a consenti de lourds sacrifices pour la r\u00e9alisation de l\u2019alternance politique. Elle attend avec impatience des ruptures majeures qui pourront acc\u00e9l\u00e9rer les transformations \u00e9conomiques sans lesquelles ch\u00f4mage, sous-emploi, marginalisation et pr\u00e9carit\u00e9 continueront d\u2019ob\u00e9rer son avenir.<\/p>\n\n\n\n<p>Le duo Faye-Sonko a pu b\u00e9n\u00e9ficier de la confiance de nos compatriotes pour avoir articul\u00e9 un discours et un programme en r\u00e9sonance avec les pr\u00e9occupations des jeunes et des segments les plus vuln\u00e9rables et avec les demandes de bonne gestion et de transparence publique. Les ambitions louables et la vision socio\u00e9conomique progressiste de leur mouvement devront cependant composer avec le bilan financier \u00ab&nbsp;sal\u00e9&nbsp;\u00bb de l\u2019\u00ab&nbsp;\u00e9mergence&nbsp;\u00bb qui a \u00e9t\u00e9 promise par le r\u00e9gime pr\u00e9c\u00e9dent.<\/p>\n\n\n\n<p>Si Macky Sall peut se pr\u00e9valoir d\u2019avoir obtenu durant ses deux mandats un taux annuel moyen de croissance \u00e9conomique sup\u00e9rieur \u00e0 ceux observ\u00e9s pour ses pr\u00e9d\u00e9cesseurs, cela est d\u00fb notamment au fait qu\u2019il a b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 d\u2019un contexte international plus favorable (ce dont t\u00e9moignent les performances assez similaires de quelques pays voisins) et qu\u2019il ne s\u2019est pas priv\u00e9 de recourir activement \u00e0 l\u2019endettement ext\u00e9rieur.&nbsp; En 2012, Macky Sall a h\u00e9rit\u00e9 d\u2019un stock de dette publique ext\u00e9rieure (<em>public and publicly guaranteed<\/em>) de 4,2 milliards de dollars, soit 23,7 % du Produit Int\u00e9rieur Brut (PIB), qu\u2019il a port\u00e9 \u00e0 14,5 milliards de dollars en 2022, soit 52,5 % du PIB, selon les donn\u00e9es de la Banque mondiale.<\/p>\n\n\n\n<p>Certes, au regard des perspectives de croissance \u00e9conomique associ\u00e9es \u00e0 l\u2019exploitation du p\u00e9trole et du gaz, le ratio entre le stock de dette publique et le PIB pourrait diminuer, se diront certains, pour se rassurer. Mais ce raisonnement ne serait pas tout \u00e0 fait appropri\u00e9, notamment parce que le ratio dette publique\/PIB est un indicateur pratiquement inutile, quand bien m\u00eame il serait fort pris\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Les gouvernements souverains sur le plan mon\u00e9taire (qui ne s\u2019endettent que dans leur propre monnaie et qui \u00e9voluent en changes flottants) n\u2019ont pas de contrainte de solvabilit\u00e9 tandis que ceux dont la souverainet\u00e9 mon\u00e9taire est moindre peuvent faire d\u00e9faut \u00e0 tout moment. En 2022, le gouvernement du P\u00e9rou \u00e9tait endett\u00e9 en monnaie \u00e9trang\u00e8re et pour partie en monnaie nationale. Il a fait d\u00e9faut avec un ratio dette sur PIB de l\u2019ordre de 33,4 % tandis que le gouvernement japonais, avec un ratio d\u2019endettement de 254 %, cette m\u00eame ann\u00e9e, ne peut jamais faire d\u00e9faut, du fait de sa souverainet\u00e9 mon\u00e9taire.<\/p>\n\n\n\n<p>En mati\u00e8re de solvabilit\u00e9 ext\u00e9rieure, le taux de croissance \u00e9conomique agr\u00e9g\u00e9 est moins important que l\u2019\u00e9volution des revenus ext\u00e9rieurs, notamment la croissance des revenus d\u2019exportation contr\u00f4l\u00e9s par le gouvernement. Parce que la dette ext\u00e9rieure est pay\u00e9e en devises fortes. Si vous avez par exemple un service de la dette de 100 dollars, le fait de pouvoir taxer votre \u00e9conomie pour obtenir l\u2019\u00e9quivalent en monnaie nationale de cette somme (aspect budg\u00e9taire) ne r\u00e9sout pas votre probl\u00e8me (le paiement en dollar). Si les 100 dollars ne sont pas disponibles dans le syst\u00e8me financier domestique, la dette ext\u00e9rieure ne pourra pas \u00eatre honor\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>Entre 2010 et 2021, le ratio entre le stock de dette ext\u00e9rieure et les recettes d\u2019exportation s\u2019est empir\u00e9, passant de 136 % \u00e0 466 %. Sur la m\u00eame p\u00e9riode, la part du service de la dette dans les revenus d\u2019exportation a bondi de 5 % \u00e0 28 %. En d\u2019autres termes, l\u2019\u00e9volution de l\u2019endettement ext\u00e9rieur a \u00e9t\u00e9 beaucoup plus rapide que celle des revenus d\u2019exportation.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019un des p\u00e9ch\u00e9s \u00e9conomiques des plans d\u2019\u00ab&nbsp;\u00e9mergence&nbsp;\u00bb au S\u00e9n\u00e9gal, comme sur le reste du continent, a \u00e9t\u00e9 de stimuler des dynamiques d\u2019endettement en monnaie \u00e9trang\u00e8re qui n\u2019ont ni vraiment dop\u00e9 leurs exportations ni permis de r\u00e9duire relativement leurs factures d\u2019importations (par le biais de leur substitution avec la production locale). S\u2019il en a ainsi \u00e9t\u00e9, c\u2019est parce que les plans d\u2019\u00ab&nbsp;\u00e9mergence&nbsp;\u00bb ont souvent consist\u00e9 \u00e0 prendre des dettes en devises fortes pour financer des projets d\u2019infrastructures ex\u00e9cut\u00e9s par des entreprises \u00e9trang\u00e8res.<\/p>\n\n\n\n<p>Le probl\u00e8me est le suivant&nbsp;: ces projets ont beau \u00eatre tr\u00e8s rentables, pour la plupart ils ne g\u00e9n\u00e8rent que de la monnaie nationale, pas des dollars ou des devises fortes. C\u2019est-\u00e0-dire que ces projets, financ\u00e9s en devises fortes, ne peuvent pas se rembourser d\u2019eux-m\u00eames en devises fortes. Pour payer le service de la dette ext\u00e9rieure qui leur est associ\u00e9, et \u00e9galement permettre la conversion en devises fortes puis le rapatriement des profits et des dividendes obtenus en monnaie nationale par les entreprises \u00e9trang\u00e8res, les gouvernements doivent compter sur les sources traditionnelles de revenus ext\u00e9rieurs et\/ou sur de nouveaux emprunts en monnaie \u00e9trang\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p>Quand la plupart des projets financ\u00e9s par l\u2019emprunt \u00e9tranger ont ce type de profil, il suffit d\u2019un choc n\u00e9gatif sur les sources traditionnelles de revenus (baisse des prix des mati\u00e8res premi\u00e8res) ou d\u2019une hausse des taux d\u2019int\u00e9r\u00eat sur les march\u00e9s financiers internationaux pour qu\u2019une crise de dette souveraine pointe son nez.<\/p>\n\n\n\n<p>Alors que les paiements cumul\u00e9s au titre du service de la dette ext\u00e9rieure ont atteint 7,8 milliards de dollars entre 2012 et 2023, le duo Faye-Sonko fera face entre 2024 et 2029, c\u2019est-\u00e0-dire d\u2019ici \u00e0 la prochaine \u00e9lection pr\u00e9sidentielle, \u00e0 un service de la dette publique ext\u00e9rieure de l\u2019ordre de 11,6 milliards de dollars. Jamais, auparavant, dans l\u2019histoire du pays, un gouvernement n\u2019aura \u00e9t\u00e9 confront\u00e9 \u00e0 une charge de la dette aussi importante en termes absolus et en un temps aussi court. De 1960 \u00e0 2017, le service annuel de la dette publique ext\u00e9rieure n\u2019a jamais d\u00e9pass\u00e9 300 millions de dollars. Depuis 2021, le cap du milliard de dollars a \u00e9t\u00e9 franchi et a continu\u00e9 d\u2019augmenter. Si le service de la dette int\u00e9rieure est pris en compte, c\u2019est pr\u00e8s de 18 milliards de dollars, soit environ 11&nbsp;000 milliards de francs CFA qui devront \u00eatre pay\u00e9s aux cr\u00e9anciers du S\u00e9n\u00e9gal durant la p\u00e9riode 2024-2029. De telles sommes repr\u00e9sentent une ponction importante \u00e0 la fois sur les finances publiques et les ressources du pays.<\/p>\n\n\n\n<p>Avec la C\u00f4te d\u2019Ivoire et le B\u00e9nin, le S\u00e9n\u00e9gal fait partie des rares pays africains pour lesquels le montant du service de la dette attendu pour la p\u00e9riode 2024-2029 est sup\u00e9rieur au cumul du service de la dette observ\u00e9 pour la p\u00e9riode 2012-2023. La responsabilit\u00e9 du syst\u00e8me CFA dans l\u2019endettement ext\u00e9rieur chronique des pays membres n\u2019est pas difficile \u00e0 \u00e9tablir. L\u2019absence de financements ad\u00e9quats, notamment en ce qui concerne les secteurs agricole et industriel, d\u00e9courage la production int\u00e9rieure. La sur\u00e9valuation du taux de change p\u00e9nalise les exportations, rend la production locale peu comp\u00e9titive et facilite les importations. Ce qui cr\u00e9e une situation de d\u00e9ficit permanent de la balance commerciale et plus g\u00e9n\u00e9ralement de perte chronique de devises dans les transactions courantes.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans la plupart des pays du Sud, les d\u00e9ficits prolong\u00e9s de la balance courante entra\u00eenent souvent une d\u00e9valuation\/d\u00e9pr\u00e9ciation de leur taux de change. Dans le cas des pays de l\u2019UEMOA, le maintien des d\u00e9ficits ext\u00e9rieurs et de la parit\u00e9 fixe vis-\u00e0-vis de l\u2019euro n\u2019a \u00e9t\u00e9 possible qu\u2019\u00e0 la condition de renforcer la d\u00e9pendance financi\u00e8re ext\u00e9rieure (dettes en monnaie \u00e9trang\u00e8re et investissements directs \u00e9trangers). Nulle surprise d\u00e8s lors que dans tous ces pays la croissance \u00e9conomique ait pour carburant le capital \u00e9tranger et qu\u2019elle soit \u00ab&nbsp;extravertie&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 c\u00f4t\u00e9 d\u2019une dette ext\u00e9rieure de plus en plus pesante, il faut tenir compte des passifs contingents \u2013 c\u2019est-\u00e0-dire des engagements financiers qu\u2019un \u00c9tat pr\u00e9voit d\u2019honorer au cas o\u00f9 un sc\u00e9nario non d\u00e9sirable se produit \u2013 qui sont l\u00e9gion dans les contrats de partenariat public priv\u00e9 (PPP) sign\u00e9s par le r\u00e9gime pr\u00e9c\u00e9dent et qui sont de v\u00e9ritables bombes \u00e0 retardement budg\u00e9taires.<\/p>\n\n\n\n<p>Par ailleurs, les rapatriements de profits et de dividendes sont cens\u00e9s augmenter consid\u00e9rablement avec l\u2019entr\u00e9e du S\u00e9n\u00e9gal dans l\u2019\u00e9conomie p\u00e9tro-gazi\u00e8re, selon les projections du FMI (d\u00e9cembre 2023). Dans la balance des paiements, les \u00ab&nbsp;revenus primaires&nbsp;\u00bb renvoient aux int\u00e9r\u00eats sur la dette ext\u00e9rieure, aux profits et dividendes rapatri\u00e9s et aux r\u00e9mun\u00e9rations des travailleurs expatri\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>En 2022, les revenus primaires transf\u00e9r\u00e9s depuis le S\u00e9n\u00e9gal s\u2019\u00e9levaient \u00e0 944 milliards de francs CFA dont 323 milliards au titre des int\u00e9r\u00eats sur la dette publique. En 2028, ils devraient atteindre 1159 milliards de francs CFA (dont 428 milliards pour les int\u00e9r\u00eats sur la dette publique). Cette exportation du&nbsp;surplus \u00e9conomique&nbsp;constitue ce que les \u00e9conomistes du d\u00e9veloppement appelaient \u00ab&nbsp;sous-d\u00e9veloppement&nbsp;\u00bb. \u00c0 l\u2019\u00e8re n\u00e9olib\u00e9rale, le m\u00eame ph\u00e9nom\u00e8ne est qualifi\u00e9 d\u2019&nbsp;\u00ab&nbsp;\u00e9mergence&nbsp;\u00bb du fait de l\u2019illusion cr\u00e9\u00e9e par le constat de taux de croissance \u00e9conomique \u00e9lev\u00e9s&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p>Dans un tel contexte, tenir ses promesses sur les plans social et \u00e9conomique sera d\u2019autant plus une gageure que les dispositions du budget 2024 ajoutent quelques difficult\u00e9s suppl\u00e9mentaires. Ce dernier a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9 d\u2019une mani\u00e8re qui exclut du calcul des d\u00e9penses et du d\u00e9ficit publics des amortissements d\u2019un montant de 1248 milliards de francs CFA devant \u00eatre refinanc\u00e9s. Il pr\u00e9voit notamment une r\u00e9duction de moiti\u00e9 des subventions \u00e0 l\u2019\u00e9nergie et une \u00e9limination graduelle de celles portant sur les produits alimentaires. Si ces mesures sont conformes avec les exigences des bailleurs de fonds qui r\u00e9clament un \u00ab&nbsp;retour \u00e0 l\u2019orthodoxie&nbsp;budg\u00e9taire \u00bb, elles sont cependant en porte-\u00e0-faux avec l\u2019engagement du nouveau gouvernement de soulager les m\u00e9nages par rapport \u00e0 la chert\u00e9 de la vie.<\/p>\n\n\n\n<p>En marge du \u00ab&nbsp;syst\u00e8me&nbsp;\u00bb politicien, le duo Faye-Sonko devra faire face \u00e0 un adversaire plus coriace&nbsp;: le s\u00e9culaire \u00ab&nbsp;syst\u00e8me dette&nbsp;\u00bb, c\u2019est-\u00e0-dire les conditions qui maintiennent les pays du Sud dans un sch\u00e9ma structurel de d\u00e9pendance financi\u00e8re et de crises \u00e9conomiques r\u00e9currentes.<\/p>\n\n\n\n<p>Outre la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019une gestion transparente et rationnelle des ressources publiques, il faudra un plus grand contr\u00f4le technique et fiscal sur les secteurs exportateurs, un mod\u00e8le \u00e9conomique davantage orient\u00e9 sur l\u2019\u00e9largissement des march\u00e9s int\u00e9rieurs ainsi que la souverainet\u00e9 mon\u00e9taire, un pilier n\u00e9cessaire, quoique non suffisant, pour s\u2019extirper graduellement du \u00ab\u00a0syst\u00e8me dette\u00a0\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>(PAR NDONGO SAMBA SYLLA)<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pr\u00e8s de 18 milliards de dollars, soit environ 11 000 milliards de francs CFA devront \u00eatre pay\u00e9s aux cr\u00e9anciers du<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":34214,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":["post-34213","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-event-more-news"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/34213","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=34213"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/34213\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":34215,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/34213\/revisions\/34215"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/34214"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=34213"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=34213"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=34213"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}