{"id":21438,"date":"2023-09-14T10:50:33","date_gmt":"2023-09-14T10:50:33","guid":{"rendered":"https:\/\/dekkbi.com\/?p=21438"},"modified":"2023-09-14T10:50:34","modified_gmt":"2023-09-14T10:50:34","slug":"itw-production-de-ble-emigration-dac-djimo-souare-retourne-aux-champs","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dekkbi.com\/?p=21438","title":{"rendered":"ITW \u2013 Production de bl\u00e9, \u00e9migration, Dac\u2026: Djimo Souar\u00e9 retourne aux champs"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Coordonnateur du Programme des domaines agricoles communautaires (Prodc), Djimo Souar\u00e9 explique dans cet entretien les \u00e9volutions des Dac, leur importance pour r\u00e9duire le ch\u00f4mage des jeunes tent\u00e9s de plus en plus par l\u2019\u00e9migration irr\u00e9guli\u00e8re.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Quelle est la situation du Prodac aujourd\u2019hui ?<\/strong><br>Le Prodac va bien. Et il fait son chemin. Nous avons une mission de cr\u00e9ation d\u2019emplois et de participer \u00e0 la souverainet\u00e9 alimentaire. Donc, nous sommes dans l\u2019am\u00e9nagement des terres et dans l\u2019incubation. Et actuellement, nous travaillons dans tous les Domaines agricoles communautaires (Dac) existants, fonctionnels, pour am\u00e9nager des terres et r\u00e9aliser des fermes.<\/p>\n\n\n\n<p>Aussi, nous avons un programme d\u2019incubation des jeunes qui nous viennent des diff\u00e9rentes r\u00e9gions du S\u00e9n\u00e9gal pour les former aux m\u00e9tiers de l\u2019agriculture, \u00e0 l\u2019entrepreneuriat, \u00e0 la gestion des entreprises agricoles. Nous allons cette ann\u00e9e lancer deux initiatives importantes. Un projet d\u2019incubation. Nous incubons \u00e0 Keur Momar Sarr, dans la r\u00e9gion de Louga et dans la r\u00e9gion de K\u00e9dougou, plus de 150 jeunes pour am\u00e9liorer leur employabilit\u00e9, leur permettre d\u2019acqu\u00e9rir les techniques agricoles et am\u00e9liorer leur leadership. Nous avons aussi une autre initiative du Prodac, le programme d\u2019appui aux producteurs dans les zones agricoles, des zones d\u2019implantation des lacs. Et pour cette ann\u00e9e, nous avons accompagn\u00e9 plus de 3000 b\u00e9n\u00e9ficiaires pour une superficie de plus de 6000 hectares, et cela nous a permis d\u2019entretenir plus de 25 000 emplois dans les zones rurales. Donc, c\u2019est dire que c\u2019est un programme qui, aujourd\u2019hui, se porte bien.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Quels sont les Dac fonctionnels, ou bien ils fonctionnent tous ?<\/strong><br>Nous avons trois portefeuilles de projets de premi\u00e8re g\u00e9n\u00e9ration. Donc, ce sont 5 Dac. S\u00e9fa \u00e0 S\u00e9dhiou, Keur Momar Sarr \u00e0 Louga, K\u00e9dougou, Keur Samba Kane et Sangalkam en banlieue dakaroise. Nous avons aujourd\u2019hui trois Dac qui sont fonctionnels : S\u00e9fa (S\u00e9dhiou), Keur Momar Sarr &nbsp;(Louga) et K\u00e9dougou. Concernant Sangal-kam et Keur Samba Kane, les travaux sont en cours et r\u00e9alis\u00e9s \u00e0 peu pr\u00e8s \u00e0 80%. Et nous accueillons une deuxi\u00e8me id\u00e9e o\u00f9 nous faisons un travail d\u2019am\u00e9nagement des terres et accompagnons les producteurs de ces zones au niveau de ces Dac, S\u00e9fa, Keur Momar Sarr et Keur Samba Kane.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Quelles sont les principales activit\u00e9s qui sont effectu\u00e9es ?<\/strong><br>Au niveau de ces Dac, nous avons les centres de formation de services agricoles qui incitent les jeunes aux m\u00e9tiers de l\u2019agriculture et qui accompagnent aussi les producteurs locaux. Nous avons par exemple des tracteurs et des infrastructures qui permettent r\u00e9ellement d\u2019am\u00e9liorer la rentabilit\u00e9 des producteurs dans ces zones-l\u00e0. Et au niveau-m\u00eame de ces Dac-l\u00e0, nous avons des groupements d\u2019entrepreneurs agricoles qui sont issus de ces zones qui font de la production et qui sont accompagn\u00e9s par le Prodac. Et on met toutes les infrastructures \u00e0 leur disposition. Et \u00e7a permet vraiment de booster leur production. Nous avons aussi des jeunes incub\u00e9s qui sont l\u00e0 et certains sont originaires des zones d\u2019implantation des Dac, d\u2019autres originaires d\u2019autres localit\u00e9s du pays. C\u2019est dire qu\u2019aujourd\u2019hui, il y a beaucoup d\u2019activit\u00e9s qui sont men\u00e9es au niveau de ces Dac.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Et pour les autres, la finalisation est en cours ?<\/strong><br>Pour Keur Samba Kane et Sangalkam, les travaux ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9s \u00e0 80%. Donc, les Dac de la premi\u00e8re g\u00e9n\u00e9ration r\u00e9alis\u00e9s avec l\u2019entreprise isra\u00e9lienne Green 2000 qui est actuellement en contentieux avec l\u2019administration fiscale. Ce qui fait que les travaux ont \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9s. Mais, nous essayons de trouver des solutions alternatives pour faire des productions dans ces Dac-l\u00e0. Dans le cadre du programme hivernal, nous avons lanc\u00e9 des campagnes \u00e0 Keur Samba Kane et \u00e0 Sangalkam pour accompagner les producteurs de ces zones, et nous esp\u00e9rons en 2024 terminer et livrer ces Dac. A c\u00f4t\u00e9, il y a les Dac de la deuxi\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration, qui ont \u00e9t\u00e9 financ\u00e9s par la Banque islamique de d\u00e9veloppement (Bid) \u00e0 hauteur de 59 milliards dont 47 pour la Bid et le reste pour la contrepartie de l\u2019Etat du S\u00e9n\u00e9gal. A un moment, les activit\u00e9s ont \u00e9t\u00e9 frein\u00e9es, mais actuellement, nous avons vraiment repris les choses en main et les travaux ont d\u00e9marr\u00e9 dans la r\u00e9gion de Louga, \u00e0 Boulel (Kaffrine), Niombato (Foundiougne) et \u00e0 Facourou (Kolda). Les travaux ont d\u00e9marr\u00e9 et nous esp\u00e9rons au 31 d\u00e9cembre 2024, que ces Dac seront livr\u00e9s. Et cela permettra de r\u00e9ins\u00e9rer les jeunes incub\u00e9s dans les Dac.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Est-ce que ce n\u2019est pas \u00e9galement le moment de penser \u00e0 am\u00e9liorer le portefeuille, \u00e0 faire des travaux sur des routes pour une plus grande exploitation&nbsp;? On voit que notre pays est souvent confront\u00e9 \u00e0 des ruptures de stock comme l\u2019oignon et autres\u2026, est-ce qu\u2019il ne faudrait pas essayer de voir ce qu\u2019il y a \u00e0 faire pour am\u00e9liorer notre production dans d\u2019autres secteurs ?<\/strong><br>C\u2019est ce que nous sommes en train de faire parce que nous avons deux missions. Une mission de cr\u00e9ation d\u2019emplois \u00e0 travers l\u2019incubation, mais aussi, nous voulons la mission de participer \u00e0 la souverainet\u00e9 alimentaire. Dans le cadre du programme d\u2019appui dans les zones des Dac, nous avons fait focus sur une sp\u00e9culation&nbsp;: le ma\u00efs. Le&nbsp; S\u00e9n\u00e9gal importe chaque ann\u00e9e, plus de 400 mille tonnes de ma\u00efs. Et nous avons vraiment fait focus sur le ma\u00efs pour au moins participer \u00e0 am\u00e9liorer la production de ma\u00efs au S\u00e9n\u00e9gal. Et pratiquement dans la zone du sud-est, nous avons vraiment emblav\u00e9 des produits de ma\u00efs pour participer \u00e0 cela et c\u2019est l\u2019essence-m\u00eame du programme, c\u2019est-\u00e0-dire participer pleinement \u00e0 la souverainet\u00e9 alimentaire.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Pourquoi pas le bl\u00e9, qui est en exp\u00e9rimentation \u00e0 Sangalkam ?<\/strong><br>Le bl\u00e9 est en exp\u00e9rimentation \u00e0 Sangalkam. J\u2019ai re\u00e7u des boulangers et producteurs qui sont int\u00e9ress\u00e9s par le Dac de Keur Momar Sarr, dans la r\u00e9gion de Louga, pr\u00e8s du Lac de Guiers. Et nous travaillons sur un projet de convention avec eux, pour exp\u00e9rimenter le bl\u00e9 qui est au niveau du Dac de Keur Momar Sarr.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Par rapport aux objectifs initi\u00e9s, est-ce qu\u2019on peut dire qu\u2019on a atteint les objectifs que l\u2019Etat avait fix\u00e9s en lan\u00e7ant ce projet-l\u00e0 ?<\/strong><br>C\u2019est un programme extr\u00eamement important sur lequel le Pr\u00e9sident fonde beaucoup d\u2019espoir. Le Programme des domaines agricoles communautaires a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9 en 2014 et a pour objectif la cr\u00e9ation au minimum de 300 mille emplois. Au d\u00e9part, il \u00e9tait pr\u00e9vu de r\u00e9aliser 10 Dac \u00e0 travers le S\u00e9n\u00e9gal, et cela devrait permettre de cr\u00e9er 30 mille emplois directs au niveau des Dac et 270 mille hors Dac parce que 30 mille emplois directs, ce sont 90 mille incub\u00e9s au niveau des Dac. Et dans ces 90 mille, chaque incub\u00e9 devrait retourner dans sa r\u00e9gion d\u2019origine pour apr\u00e8s formation, avoir son propre projet, et incuber \u00e0 son tour deux jeunes, ce qui revient \u00e0 270 mille plus les 30 mille, \u00e7a fait 300 mille emplois. Et c\u2019est un objectif que l\u2019on peut atteindre, et qu\u2019on va atteindre. Quand on aura en 2024 9 Dac op\u00e9rationnels, les 5 de la premi\u00e8re g\u00e9n\u00e9ration et les 4 de la deuxi\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration, nous avons aussi en ligne de mire 3 autres projets de Dac. C\u2019est le troisi\u00e8me portefeuille de projets \u00e0 Matam, Notto Diobasse et \u00e0 Tambacounda.<\/p>\n\n\n\n<p>Donc, en fin 2024, nous voulons 9 Dac op\u00e9rationnels et cela va nous permettre d\u2019aller vers l\u2019atteinte de ces&nbsp; objectifs. Maintenant, un programme est une dynamique. Nous avons eu \u00e0 rencontrer des difficult\u00e9s dans le d\u00e9roulement et dans l\u2019ex\u00e9cution du programme, le Covid-19, mais aussi le contentieux avec l\u2019entreprise isra\u00e9lienne Green 2000, mais nous sommes dans une bonne dynamique. Donc, je suis s\u00fbr qu\u2019avant la fin de l\u2019ann\u00e9e 2024, nous allons vers l\u2019atteinte des objectifs et incuber 5000 jeunes. Donc, cela participera \u00e0 l\u2019atteinte de nos objectifs.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Avez-vous une id\u00e9e du nombre de jeunes qui ont \u00e9t\u00e9 incub\u00e9s ?<\/strong><br>Depuis 2014, des centaines de jeunes ont \u00e9t\u00e9 incub\u00e9s. Bien s\u00fbr, un programme, c\u2019est une dynamique, nous avons eu \u00e0 rencontrer des difficult\u00e9s, mais nous sommes sur la bonne voie. Avant la fin de l\u2019ann\u00e9e 2023, nous allons incuber plus de 300 jeunes. Et avec la r\u00e9ception des Dac de deuxi\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration, nous sommes en train de faire des am\u00e9nagements au niveau des Dac de premi\u00e8re g\u00e9n\u00e9ration qui vont augmenter&nbsp; nos capacit\u00e9s d\u2019accueil. Donc, nous allons incuber plus de 5000 jeunes. Et chaque ann\u00e9e, nous allons faire des investissements en travaillant avec d\u2019autres partenaires et structures de l\u2019Etat. Nous pr\u00e9parons une convention avec l\u2019Agence nationale d\u2019insertion et de d\u00e9veloppement agricole (Anida), qui a plus de 672 fermes \u00e0 travers le S\u00e9n\u00e9gal. Donc, de notre c\u00f4t\u00e9, nous allons faire ce travail d\u2019incubation parce que notre c\u0153ur de m\u00e9tier est l\u2019incubation. Et pour que ces jeunes-l\u00e0 soient red\u00e9ploy\u00e9s dans les fermes, nous allons travailler avec les instruments financiers comme la Der et le Fongip pour accompagner les jeunes incub\u00e9s au niveau de ces Dac dans leur r\u00e9gion d\u2019origine. Il y a aussi dans le cadre de la formation avec la 3Fpt, une convention qui est en cours. Donc, il y a un travail de compl\u00e9mentarit\u00e9 \u00e0 faire avec les autres structures de l\u2019Etat et comme \u00e7a, nous arriverons \u00e0 atteindre les objectifs qui nous ont \u00e9t\u00e9 assign\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>Il faudra peut-\u00eatre aller beaucoup plus loin pour fixer ces jeunes dans leur terroir. On voit la \u00abJakartisation de Dakar\u00bb. Pour tous ces jeunes-l\u00e0, soit ils ne sont pas inform\u00e9s de \u00e7a, soit ne sont pas outill\u00e9s. Que va-ton faire pour fixer tous ces jeunes-l\u00e0 dans leur terroir o\u00f9 se trouvent les Dac et les incuber\u2026<br>C\u2019est la mission principale du Prodac&nbsp;: fixer les gens dans leur terroir. C\u2019est pour cela que le chef de l\u2019Etat a am\u00e9nag\u00e9 de vastes \u00e9tendues de terre dans les r\u00e9gions du S\u00e9n\u00e9gal, pour int\u00e9resser les jeunes aux m\u00e9tiers de l\u2019agriculture. Donc, c\u2019est vraiment l\u2019objectif du Prodac. Et nous sommes en train de jouer notre partition \u00e0 ce niveau-l\u00e0. Nous allons augmenter notre capacit\u00e9 pour accueillir le maximum de jeunes, les former et leur montrer que c\u2019est possible. Et \u00e0 travers l\u2019agriculture, on peut vivre dignement dans sa ville ou son village d\u2019origine, et ce travail est en train d\u2019\u00eatre fait. A ce niveau-l\u00e0, je pense que l\u2019Etat a mis en place pas mal d\u2019instruments. Dans les zones rurales, comme le Prodac, l\u2019accompagnement des 3Fpt, l\u2019Anida, l\u2019Onfp, je pense que ces projets de l\u2019Etat arrivent en maturation et ce sera une r\u00e9ponse aux probl\u00e8mes de l\u2019emploi au S\u00e9n\u00e9gal.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Peut-\u00eatre avez-vous aussi une r\u00e9ponse \u00e0 apporter par rapport \u00e0 l\u2019\u00e9migration irr\u00e9guli\u00e8re et \u00e0 lutter contre le ph\u00e9nom\u00e8ne. Vous \u00eates aussi dans ce domaine-l\u00e0 ?<\/strong><br>La question de l\u2019emploi est complexe. La question de la migration l\u2019est beaucoup plus encore, parce qu\u2019il y a beaucoup de param\u00e8tres en jeu. Mais notre r\u00f4le aujourd\u2019hui, c\u2019est de donner de l\u2019espoir aux jeunes S\u00e9n\u00e9galais. C\u2019est ce qu\u2019on est en train de faire, \u00e0 travers le programme des domaines agricoles communautaires, accueillir les jeunes, les former, leur montrer qu\u2019ils peuvent porter des projets rentables qui leur permettraient de vivre dignement dans leur r\u00e9gion d\u2019origine. Donc, nous participons pleinement \u00e0 la lutte contre le ch\u00f4mage des jeunes et nous voulons montrer aux jeunes que c\u2019est bien possible de r\u00e9ussir ici au S\u00e9n\u00e9gal. Aujourd\u2019hui, le chef de l\u2019Etat a lanc\u00e9 beaucoup d\u2019initiatives en direction des jeunes, et si ce projet arrive \u00e0 maturation, nous allons r\u00e9gler le ch\u00f4mage et fixer les jeunes ici au S\u00e9n\u00e9gal. Donc, c\u2019est vraiment notre mission. Chaque ann\u00e9e, 200 mille jeunes entrent dans le march\u00e9 de l\u2019emploi, et le Prodac jouera sa partition. Ce qui est essentiel, c\u2019est de redonner espoir aux jeunes.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Est-ce que les jeunes qui sont dans les zones o\u00f9 sont implant\u00e9s les Dac sont suffisamment inform\u00e9s et sensibilis\u00e9s de la pr\u00e9sence de ces structures-l\u00e0, ce qu\u2019elles font pour changer leur situation ?<\/strong><br>Nous communiquons dans les zones d\u2019implantation des Dac \u00e0 travers des radios communautaires et nous organisons des journ\u00e9es de sensibilisation pour donner les informations qu\u2019il faut \u00e0 la jeunesse, \u00e0 travers aussi nos r\u00e9seaux sociaux. Nous &nbsp;communiquons vraiment pour montrer aux jeunes notre disponibilit\u00e9 \u00e0 les accueillir, les former pour les accompagner, pour en faire des entrepreneurs agricoles.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>En tant que coordonnateur du Prodac, quelles sont les perspectives ?<\/strong><br>D\u00e9j\u00e0 en 2024, nous esp\u00e9rons vraiment que nous allons rendre op\u00e9rationnels et fonctionnels les 5 Dac de la premi\u00e8re g\u00e9n\u00e9ration et terminer les travaux pour les 4 autres de la deuxi\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration, et trouver des financements pour&nbsp; le troisi\u00e8me portefeuille de projets pour les Dac de Matam, Notto Diobasse et Tambacounda.<\/p>\n\n\n\n<p>Et en 2024 d\u00e9j\u00e0, quand nous aurons 9 Dac fonctionnels, nous pourrons vraiment accro\u00eetre nos capacit\u00e9s d\u2019accueil, incuber et former le maximum de jeunes possible et leur offrir des possibilit\u00e9s d\u2019emploi au sein des Dac, et les accompagner pour ceux qui seront appel\u00e9s \u00e0 retourner dans leur village d\u2019origine et \u00e0 cr\u00e9er leur propre business, pour ainsi jouer leur partition dans la lutte contre le ch\u00f4mage.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>En parlant de lien, est-ce qu\u2019il ne faudrait pas aussi essayer de voir au niveau \u00e9tatique avec les diff\u00e9rentes composantes qui tournent autour de l\u2019agriculture ?<\/strong><br>Au sein des Dac, nous avons des infrastructures, des tracteurs, des machines pour la transformation des produits agricoles. Mais en parall\u00e8le, nous travaillons avec les structures de l\u2019Etat. Donc, ensemble, il y a cette collaboration avec les structures de l\u2019Etat, parce que nous avons la m\u00eame mission, c\u2019est-\u00e0-dire r\u00e9pondre aux besoins des populations.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Souvent on a des soucis, c\u2019est la post-production. Comment g\u00e9rer tout \u00e7a&nbsp;?<\/strong><br>C\u2019est une cha\u00eene. Nous sommes dans la production, dans la formation et dans l\u2019accompagnement aussi. Et \u00e0 ce niveau-l\u00e0, tout est organis\u00e9. Nous sommes tout le temps en contact avec les potentiels acheteurs, pour que la production puisse vraiment \u00eatre \u00e9coul\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>Vous \u00eates \u00e9galement pr\u00e9sident du Conseil d\u00e9partemental de Goudiry, qui est une zone frapp\u00e9e par l\u2019\u00e9migration aussi\u2026.<br>C\u2019est une zone de d\u00e9part. Donc, c\u2019est un d\u00e9partement qui \u00e9tait en retard en termes d\u2019infrastructures. Bon, il y a eu des am\u00e9liorations. Et le chef de l\u2019Etat, qui a compris l\u2019\u00e9quit\u00e9 territoriale, qui, il faut le dire, nous a beaucoup aid\u00e9s et accompagn\u00e9s. Des centaines de kilom\u00e8tres de pistes ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9es dans le d\u00e9partement de Goudiry. Des villages ont \u00e9t\u00e9 \u00e9lectrifi\u00e9s, dot\u00e9s de forages, d\u2019infrastructures de sant\u00e9. Donc, il y a une nette am\u00e9lioration \u00e0 ce niveau-l\u00e0. C\u2019est un d\u00e9partement \u00e0 fort potentiel, c\u2019est d\u2019autant plus vrai qu\u2019il constitue le plus vaste au S\u00e9n\u00e9gal, avec plus de 17 mille km2. C\u2019est un d\u00e9partement o\u00f9 la pluviom\u00e9trie est assez bonne. Maintenant, \u00e0 ce niveau-l\u00e0, il y a une am\u00e9lioration en termes d\u2019acc\u00e8s aux infrastructures. Il faut que l\u2019Etat nous accompagne davantage pour qu\u2019on puisse mettre en place de grands projets pour accompagner les jeunes de Tambacounda. Et le pr\u00e9sident de la R\u00e9publique nous a instruits, lors du dernier Conseil des ministres de Tambacounda, de r\u00e9aliser un Dac communautaire \u00e0 Tamba. Donc, nous travaillons sur \u00e7a et je suis s\u00fbr que nous arriverons \u00e0 stopper l\u2019\u00e9migration irr\u00e9guli\u00e8re en redonnant espoir \u00e0 nos jeunes, en les accompagnant pour qu\u2019ils puissent vraiment \u00eatre des entrepreneurs comp\u00e9tents et valoriser le potentiel de la r\u00e9gion.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Souvent les collectivit\u00e9s territoriales ont des soucis de ressources. Comment faites-vous pour les prendre en charge ?<\/strong><br>Au niveau du Conseil d\u00e9partemental que je pr\u00e9side, nous recevons les ressources de l\u2019Etat. Les fonds de dotation et d\u2019\u00e9quipements, mais nous misons beaucoup sur la coop\u00e9ration d\u00e9centralis\u00e9e mais aussi sur un potentiel qui est important comme les migrants qui sont install\u00e9s depuis des ann\u00e9es en France. Et nous avons \u00e0 travers la coop\u00e9ration d\u00e9centralis\u00e9e avec nos parents immigr\u00e9s en France, en Espagne et \u00e0 travers d\u2019autres pays du monde, particip\u00e9 \u00e0 la r\u00e9alisation d\u2019infrastructures dans notre d\u00e9partement. Nous avons, avec l\u2019Association des ressortissants du d\u00e9partement de Goudiry, r\u00e9alis\u00e9 un lyc\u00e9e moderne. Et actuellement, nous sommes aussi sur un projet de centre de sant\u00e9 moderne avec l\u2019Association de la F\u00e9d\u00e9ration des associations de la r\u00e9gion de Tambacounda. Donc, c\u2019est un ensemble et chacun joue sa partition. Et il y a l\u2019Etat qui a un r\u00f4le \u00e0 jouer, les collectivit\u00e9s territoriales, mais nous ne devons pas nous limiter aux transferts des fonds de l\u2019Etat, mais trouver des partenaires strat\u00e9giques comme \u00e0 travers la coop\u00e9ration d\u00e9centralis\u00e9e pour am\u00e9liorer les conditions de vie de nos populations.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Les attentes des populations sont toujours \u00e9lev\u00e9es\u00a0en d\u00e9pit de la limitation des mandats ?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><br>Ce n\u2019est pas facile. Mais les gens ont pu constater depuis quelques ann\u00e9es que nous sommes sur la bonne voie. Il y a eu des am\u00e9liorations. Maintenant, ce que nous demandons \u00e0 l\u2019Etat, c\u2019est d\u2019achever la r\u00e9forme de l\u2019Acte 3 de la d\u00e9centralisation parce que, il faut le dire, les d\u00e9partements ne disposent pas de fiscalit\u00e9. Sur le plan interne, nous ne pouvons compter que sur les ressources transf\u00e9r\u00e9es. Et \u00e0 ce niveau-l\u00e0, nous sommes dans des zones o\u00f9 il y a \u00e9norm\u00e9ment de potentialit\u00e9s de ressources foresti\u00e8res et autres. Je pense qu\u2019\u00e0 ce niveau-l\u00e0, il faut revoir cela et permettre aussi \u00e0 une collectivit\u00e9 territoriale de pouvoir disposer de ressources pour mieux impulser les politiques de d\u00e9veloppement.<br><strong>Propos recueillis par Bocar Sakho (bsakho@lequotiden.sn)<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Coordonnateur du Programme des domaines agricoles communautaires (Prodc), Djimo Souar\u00e9 explique dans cet entretien les \u00e9volutions des Dac, leur importance<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":21439,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":["post-21438","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-event-more-news"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/21438","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=21438"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/21438\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":21440,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/21438\/revisions\/21440"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/21439"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=21438"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=21438"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=21438"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}