{"id":18495,"date":"2023-08-08T16:40:23","date_gmt":"2023-08-08T16:40:23","guid":{"rendered":"https:\/\/dekkbi.com\/?p=18495"},"modified":"2023-08-08T16:40:23","modified_gmt":"2023-08-08T16:40:23","slug":"incroyable-histoire-deux-egyptiens-detournent-des-bateaux-et-les-cachent-au-port-de-dakar","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dekkbi.com\/?p=18495","title":{"rendered":"Incroyable histoire : deux \u00c9gyptiens d\u00e9tournent des bateaux et les cachent\u2026 au Port de Dakar"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Les mis en cause assurent qu\u2019ils cherchaient refuge dans la capitale s\u00e9n\u00e9galaise pour fuir la Guin\u00e9e-Bissau et leur patron qui les aurait menac\u00e9s de mort. Ce dernier jure que ses employ\u00e9s ont ill\u00e9galement fait changer de cap ses navires avec leur cargaison de poissons. Plong\u00e9e dans une rocambolesque affaire qui a n\u00e9cessit\u00e9 \u00e0 la DIC un peu plus de deux mois d\u2019enqu\u00eate.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Le 19 mai dernier, le procureur de la R\u00e9publique fait parvenir \u00e0 la DIC un soit-transmis concernant la plainte du nomm\u00e9 Hossam Koumayha. Sont vis\u00e9s, Salem Tahan et Ali Kanoun. Le plaignant est un armateur \u00e9tabli en Guin\u00e9e-Bissau. Il est le propri\u00e9taire de la soci\u00e9t\u00e9 de p\u00eache d\u00e9nomm\u00e9e Ocean Fishing Bissau SARL. Son entreprise dispose dans ce pays de bateaux de p\u00eache et d\u2019unit\u00e9s de cong\u00e9lation de produits halieutiques.<\/p>\n\n\n\n<p>Tahan et Kanoun sont \u00e9gyptiens. Ils \u00e9taient employ\u00e9s par Koumayha en qualit\u00e9 de capitaines des bateaux \u00abHassan &amp; Fekry\u00bb et \u00abAleman\u00bb, respectivement. Ils ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9f\u00e9r\u00e9s au parquet mardi 25 juillet. D\u2019apr\u00e8s nos informations, ils sont poursuivis pour d\u00e9tournement de navire, fausse route, entrave aux r\u00e8glements sur la police et la s\u00e9curit\u00e9 de la navigation et contrebande.<\/p>\n\n\n\n<p>Les deux mis en cause auraient ill\u00e9galement, selon l\u2019enqu\u00eate, conduit les deux navires de leur patron des eaux bissau-guin\u00e9ennes vers celles s\u00e9n\u00e9galaises. Ils les auraient cach\u00e9s au Port de Dakar avant de d\u00e9charger et d\u2019essay\u00e9, en vain, de mettre sur le march\u00e9 leurs chargements de poissons.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Contrat de location<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Mars 2021. Pour renforcer la flotte de son entreprise, Hossam Koumayha prend les deux bateaux en location aupr\u00e8s des deux \u00c9gyptiens qu\u2019il a traduits en justice. Chaque navire lui a co\u00fbt\u00e9 12 000 dollars (environ 7,1 millions F CFA) pour un an d\u2019exploitation. Le contrat de location \u00e9tabli, il fait changer l\u2019immatriculation \u00e9gyptienne des bateaux en les mutant en Guin\u00e9e-Bissau.<\/p>\n\n\n\n<p>Suivant leur accord, Salem Tahan et Ali Kanoun restent aux commandes des navires. Les activit\u00e9s d\u00e9marrent en janvier 2022, date \u00e0 laquelle le contrat de location a pris effet. Les deux capitaines effectuaient des mar\u00e9es de huit jours au maximum, au terme desquelles ils retournaient \u00e0 quai et mettaient le produit de la p\u00eache \u00e0 la disposition de l\u2019usine.<\/p>\n\n\n\n<p>La collaboration dure un an sans accroc. Mais le 8 avril dernier, vers 10 heures, Hossam Koumayha rel\u00e8ve une anomalie dans le syst\u00e8me de contr\u00f4le de ses navires : \u00abHassan &amp; Fakry\u00bb et \u00abAleman\u00bb tanguent loin des eaux bissau-guin\u00e9ennes. Et atteindront les fronti\u00e8res maritimes s\u00e9n\u00e9galaises \u00e0 14 heures.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Silence radio<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019armateur tente en vain de joindre ses collaborateurs. Le syst\u00e8me de communication et de localisation des deux bateaux est coup\u00e9. De m\u00eame que les VMS, qui permettent de contr\u00f4ler les navires au niveau de la zone CEDEAO.<\/p>\n\n\n\n<p>Koumayha r\u00e9ussit \u00e0 joindre l\u2019inspecteur de l\u2019un des bateaux. Mais ce dernier lui apprend que ceux-ci ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9tourn\u00e9s et se situaient \u00e0 quelques nautiques du Port de Dakar. L\u2019homme d\u2019affaires informe les autorit\u00e9s comp\u00e9tentes bissau-guin\u00e9ennes avant de sauter dans un avion pour Dakar.<\/p>\n\n\n\n<p>Il n\u2019\u00e9tait pas au bout de ses peines en posant les pieds dans la capitale s\u00e9n\u00e9galaise. Avant de se rendre au Port de Dakar et de d\u00e9couvrir que ses navires sont cach\u00e9s au quai 105, il se heurte au refus du minist\u00e8re s\u00e9n\u00e9galais de la P\u00eache lorsqu\u2019il sollicite le blocage de la cargaison de poissons.<\/p>\n\n\n\n<p>La tutelle lui fait savoir que compte tenu du caract\u00e8re p\u00e9rissable du chargement, il a autoris\u00e9 son d\u00e9barquement et son stockage dans une usine sp\u00e9cialis\u00e9e de la place, en attendant l\u2019issue de la proc\u00e9dure.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Stockage<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019usine en question est d\u00e9nomm\u00e9e Diop &amp; Fr\u00e8res. Elle appartient \u00e0 un certain Aliou Thiam, PDG de l\u2019\u00c9tablissement Baye Niass, sp\u00e9cialis\u00e9 dans la p\u00eache, l\u2019armement, la consignation, la manutention et la transformation de produits halieutiques. Consignataire des deux navires, Thiam a rachet\u00e9 \u00abDiop &amp; Fr\u00e8res\u00bb \u00e0 Mamadou Diop. Au moment du litige au sujet des navires battant pavillon bissau-guin\u00e9en, les deux hommes \u00e9taient en train de finaliser la vente, mais l\u2019acqu\u00e9reur avait d\u00e9j\u00e0 pris le contr\u00f4le de la soci\u00e9t\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Le PDG de l\u2019\u00c9tablissement Baye Niass d\u00e9clare avoir \u00e9t\u00e9 engag\u00e9 en f\u00e9vrier 2022 comme consignataire des deux bateaux par un certain Nicolas Nectoux. Il affirme que ce dernier, ressortissant fran\u00e7ais, s\u2019est pr\u00e9sent\u00e9 \u00e0 lui comme le repr\u00e9sentant l\u00e9gal des deux navires au S\u00e9n\u00e9gal. Il lui avait, dit-il, confi\u00e9 comme r\u00f4le de s\u2019occuper de toutes les formalit\u00e9s administratives pour chaque entr\u00e9e des bateaux au Port de Dakar.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est ainsi que, rapporte-t-il, Nicolas Nectoux lui a annonc\u00e9, le 8 avril dernier, l\u2019arriv\u00e9e \u00e0 Dakar du \u00abHassan &amp; Fekry\u00bb et du \u00abAleman\u00bb. Il alerte la Capitainerie pour obtenir les autorisations d\u2019entr\u00e9e, prend contact avec la police pour les formalit\u00e9s de clearance et informe la douane pour les visites d\u2019inspection \u00e0 quai.<\/p>\n\n\n\n<p>Tout est manifestement bien pos\u00e9 sur les roulettes. Mais \u00e0 l\u2019arriv\u00e9e des navires, l\u2019information tombe : les autorit\u00e9s maritimes lui font savoir que les bateaux font l\u2019objet d\u2019un contentieux et que, par cons\u00e9quent, les formalit\u00e9s en cours sont suspendues. Aliou Thiam c\u00e2ble le minist\u00e8re de la P\u00eache et obtient l\u2019autorisation de d\u00e9charger la cargaison de poisson. Il la conserve dans ses unit\u00e9s de cong\u00e9lation en attendant l\u2019issue du diff\u00e9rend.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>D\u00e9saccords<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Quid de la quantit\u00e9 de poisson d\u00e9barqu\u00e9e ? Il informe que ses agents lui avaient communiqu\u00e9 15 tonnes, mais apr\u00e8s l\u2019inventaire qu\u2019il a lui-m\u00eame supervis\u00e9, il a retenu 22,505 tonnes pour les deux bateaux. En plus, il a recens\u00e9 1610 cassettes qu\u2019il a gard\u00e9es dans ses entrep\u00f4ts.<\/p>\n\n\n\n<p>Aliou Thiam assure que les op\u00e9rations de d\u00e9chargement et de stockage ont \u00e9t\u00e9 men\u00e9es par son agent shipping, Amadou Gu\u00e8ye, en pr\u00e9sence de Nicolas Nectoux et sous la supervision d\u2019un agent de la Direction de la protection et de la surveillance des p\u00eaches (DPSP) et d\u2019un repr\u00e9sentant du minist\u00e8re de la P\u00eache.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Si Amadou Gu\u00e8ye, Mamadou Diop et Mamour Thiam Ndiaye, employ\u00e9 \u00e0 Diop &amp; Fr\u00e8res, qui ont \u00e9t\u00e9 entendus dans le cadre de l\u2019enqu\u00eate, ont confirm\u00e9 les d\u00e9clarations de Aliou Thiam, Nicolas Nectoux les a en partie contest\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce dernier d\u00e9clare d\u2019embl\u00e9e que, contrairement \u00e0 l\u2019affirmation de Thiam, il ne s\u2019est jamais pr\u00e9sent\u00e9 comme le repr\u00e9sentant des deux navires. Plut\u00f4t, corrige-t-il face aux enqu\u00eateurs, il est le repr\u00e9sentant des deux capitaines \u00e9gyptiens. Et pour convaincre ses interlocuteurs, il a d\u00e9pos\u00e9 la procuration \u00e9tablie en ce sens par les mis en cause \u00e0 leur arriv\u00e9e \u00e0 Dakar.&nbsp;&nbsp; &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Nicolas Nectoux a d\u00e9clar\u00e9 avoir \u00e9t\u00e9 inform\u00e9 de l\u2019arriv\u00e9e des deux navires la veille, le 7 avril donc. Il pr\u00e9cise avoir \u00e9t\u00e9 alert\u00e9 par t\u00e9l\u00e9phone par Ali Kanoun. Ce dernier lui aurait fait savoir qu\u2019ils allaient, lui et Hassan Tahan, s\u2019enfuir de la Guin\u00e9e-Bissau \u00e0 bord de leurs navires pour venir se r\u00e9fugier \u00e0 Dakar. D\u00e9plorant que leur patron leur devrait plusieurs mois de salaire et ne cesserait de les menacer de mort chaque fois qu\u2019ils \u00e9mettent le souhait de r\u00e9silier le contrat qui les lie. Il \u00e9tait alors question, pour Nectoux, d\u2019aider les fugitifs \u00e0 entrer au Port de Dakar. Ce qu\u2019il fit.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce dernier a admis avoir ensuite assist\u00e9 au d\u00e9chargement de la cargaison des deux navires ainsi qu\u2019\u00e0 leur convoyage par camions au niveau de l\u2019usine Diop &amp; Fr\u00e8res. Il s\u2019est en revanche empress\u00e9 d\u2019ajouter qu\u2019il ignore la composition du chargement et sa quantit\u00e9, m\u00eame si les deux capitaines lui auraient confi\u00e9 avoir d\u00e9charg\u00e9 chacun 10 tonnes environ.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Vente bloqu\u00e9e, contradictions<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Le Fran\u00e7ais et les deux \u00c9gyptiens ont-ils vendu une partie du stock de poissons d\u00e9barqu\u00e9 des deux navires ? Nicolas Nectoux jure que non, confort\u00e9 ar les deux mis en cause.<\/p>\n\n\n\n<p>Certes, Hassan Tahan et Ali Kanoun ont r\u00e9v\u00e9l\u00e9 avoir mandat\u00e9 Nectoux pour \u00e9couler le produit. Et dans cette perspective, le Fran\u00e7ais leur a remis en guise d\u2019avance sur le total de la probable vente ult\u00e9rieure, 3,2 millions et 3,5 millions de francs CFA, respectivement. Mais lorsque le produit a \u00e9t\u00e9 bloqu\u00e9 par le minist\u00e8re de la P\u00eache et stock\u00e9 dans les entrep\u00f4ts de Diop &amp; Fr\u00e8res, la vente \u00e9tait devenue impossible.<\/p>\n\n\n\n<p>Constatant les contradictions dans les d\u00e9clarations des uns et des autres, la DIC a organis\u00e9 une confrontation entre Hossam Koumayha, Aliou Thiam et Nicolas Nectoux. Cette initiative n\u2019a pas permis aux enqu\u00eateurs d\u2019avancer plus loin. Chacun ayant, selon ces derniers, camp\u00e9 sur sa position. Notamment, \u00e0 propos de la dur\u00e9e de validit\u00e9 du contrat liant le plaignant aux deux mis en cause.<\/p>\n\n\n\n<p>Celui-ci prenait effet le 4 juillet 2021 pour expirer 4 juillet 2022. Mais, signale Hassan Tahan, compte tenu du retard dans la livraison des deux navires, un accord verbal a \u00e9t\u00e9 trouv\u00e9 avec le plaignant pour une prolongation jusqu\u2019en janvier 2023.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce contrat \u00e9tait-il renouvelable \u00abpar tacite reconduction\u00bb comme le pr\u00e9tend Hossam Koumayha ? Non, jure les deux mis en cause. Apr\u00e8s la date du 4 juillet 2022, ces derniers ont-ils intent\u00e9 une action en justice contre leur ex-patron ? Inimaginable en Guin\u00e9e-Bissau, selon Tahan et Kanoun. Qui affirment qu\u2019une telle proc\u00e9dure n\u2019aboutirait \u00e0 rien puisque Koumayha serait super prot\u00e9g\u00e9 dans ce pays.<\/p>\n\n\n\n<p>En clair, la seule solution qui s\u2019offrait \u00e0 eux, pour \u00e9chapper des griffes de leur patron, d\u2019apr\u00e8s leur version, c\u2019\u00e9tait de s\u2019enfuir. Et le S\u00e9n\u00e9gal semblait, \u00e0 leurs yeux, le refuge id\u00e9al.<\/p>\n\n\n\n<p>Ces d\u00e9clarations n\u2019ont pas convaincu les enqu\u00eateurs. Les deux \u00c9gyptiens ont \u00e9t\u00e9 ainsi d\u00e9f\u00e9r\u00e9s au parquet pour d\u00e9tournement de navire, fausse route, entrave aux r\u00e8glements sur la police et la s\u00e9curit\u00e9 de la navigation et contrebande.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>\u00c9normes pertes<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Le plaignant d\u00e9plore des pertes \u00e9normes. Il assure que les huit jours de mar\u00e9es de ses navires lui ont rapport\u00e9 51 tonnes, 28 tonnes pour \u00abHassan &amp; Fekry\u00bb et 23 tonnes pour \u00abAleman\u00bb, soit au total 30 millions de francs CFA, en plus de 2100 cassettes d\u2019une valeur de plus de 51 millions de francs CFA.<\/p>\n\n\n\n<p>Et ce n\u2019est pas tout. Koumayha d\u00e9clare que son entreprise doit payer des p\u00e9nalit\u00e9s de 110 millions de francs CFA, pour \u00abHassan et Fekry\u00bb, et 55 millions de francs CFA pour \u00abAlema\u00bb. La faute ? Le fait que les balises des deux navires aient \u00e9t\u00e9 coup\u00e9es par ses employ\u00e9s et que ceux-ci aient franchi les fronti\u00e8res maritimes de la Guin\u00e9e-Bissau sans l\u2019autorisation des autorit\u00e9s comp\u00e9tentes de ce pays.<\/p>\n\n\n\n<p>En outre, l\u2019armateur accuse les deux \u00c9gyptiens d\u2019avoir d\u00e9tourn\u00e9 13 000 litres de gasoil stock\u00e9s dans les deux navires. D\u2019une valeur totale de 8 millions 385 mille francs CFA, ce carburant devait servir pour d\u2019autres mar\u00e9es. \u00c0 cela s\u2019ajoute l\u2019arr\u00eat d\u2019exploitation de deux mois des deux bateaux dont le pr\u00e9judice serait, selon le plaignant, de 120 millions de francs CFA.<\/p>\n\n\n\n<p>Si vous faites chauffer la calculette, il ressort que Hossam Koumayha aurait perdu en tout 374 millions 385 mille francs CFA. Et la facture risque d\u2019\u00eatre plus sal\u00e9e parce que les navires ne reprendront pas leurs activit\u00e9s tant que le contentieux n\u2019est pas vid\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Source &#8211; seneweb<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les mis en cause assurent qu\u2019ils cherchaient refuge dans la capitale s\u00e9n\u00e9galaise pour fuir la Guin\u00e9e-Bissau et leur patron qui<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":18496,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[21],"tags":[],"class_list":["post-18495","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-societe"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/18495","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=18495"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/18495\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":18497,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/18495\/revisions\/18497"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/18496"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=18495"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=18495"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=18495"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}