{"id":18265,"date":"2023-08-05T11:12:15","date_gmt":"2023-08-05T11:12:15","guid":{"rendered":"https:\/\/dekkbi.com\/?p=18265"},"modified":"2023-08-05T11:12:15","modified_gmt":"2023-08-05T11:12:15","slug":"ziguinchor-commerce-de-lanacarde-un-business-a-la-noix","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dekkbi.com\/?p=18265","title":{"rendered":"#Ziguinchor \u2013 Commerce de l\u2019anacarde : Un business \u00e0 la noix"},"content":{"rendered":"\n<p>Le traitement des noix de cajou est une activit\u00e9 lucrative qui constitue une alternative au ch\u00f4mage des jeunes et des femmes. Cependant, l\u2019activit\u00e9 fait intervenir divers acteurs dont de valides bras qui en b\u00e9n\u00e9ficient in\u00e9galement. Dans ce reportage, effectu\u00e9 au niveau des magasins de stockage de l\u2019anacarde \u00e0 Ziguinchor, les ouvriers demandent un meilleur traitement financier compte tenu de la p\u00e9nibilit\u00e9 du travail. Au m\u00eame moment, les entrepreneurs se frottent les mains gr\u00e2ce \u00e0 une longue campagne et une production abondante.Par Khady SONKO \u2013 Une dizaine de femmes trient des noix de cajou au fur et \u00e0 mesure que de jeunes hommes, arm\u00e9s de pelles, les dispersent sur une vaste b\u00e2che \u00e9tendue sur le sol. Il s\u2019agit d\u2019une op\u00e9ration de traitement de l\u2019anacarde en cette fin de saison. Les derni\u00e8res productions n\u00e9cessitent cette op\u00e9ration pour \u00e9viter d\u2019emballer dans un sac puis dans un camion ou conteneur ne serait-ce qu\u2019une noix pourrie. \u00abUne seule noix pourrie dans un sac, c\u2019est comme une pomme de terre pourrie dans un sac, cela risque de contaminer toute la marchandise\u00bb, explique Ousmane Kaba, l\u2019un des ouvriers du magasin de stockage sis au quartier Diabir. Les femmes sont assises sur les noix qu\u2019elles trient sous un soleil de midi de cette mi-juillet, s\u2019exposant ainsi \u00e0 une chaleur extr\u00eame \u00e0 longueur de journ\u00e9es. Elles enl\u00e8vent les mauvaises noix, reconnaissables de par leur couleur, qu\u2019elles gardent soigneusement chacune dans un r\u00e9cipient. \u00abApr\u00e8s, il s\u2019agira de mettre les noix en sac et de les ranger dans le magasin de stockage\u00bb, expli\u00adque l\u2019une d\u2019elles. Les habits tremp\u00e9s, des gouttes de sueur d\u00e9goulinant de son visage, H\u00e9l\u00e8ne avance pour mieux expliquer son travail p\u00e9nible \u00e0 premi\u00e8re vue : \u00aboh que notre travail est dur. D\u2019abord, on ne travaille que quand il y a du soleil. C\u2019est imp\u00e9ratif. Plus le soleil est ardent, plus c\u2019est int\u00e9ressant. C\u2019est-\u00e0-dire qu\u2019il faut traiter les noix pendant qu\u2019elles s\u00e8chent. C\u2019est p\u00e9nible. Autant dire que nous s\u00e9chons nous aussi\u00bb, ironisa-t-elle. \u00abAlors que nous n\u2019y gagnons presque rien. C\u2019est parce qu\u2019il n\u2019y a pas d\u2019autres offres que nous sommes oblig\u00e9es de faire \u00e7a\u00bb, ajouta Fatou S. Tout en expliquant leur travail, elles continuent de trier. Il n\u2019est pas question qu\u2019elles s\u2019arr\u00eatent. Le temps est pr\u00e9cieux \u00e0 double titre. D\u2019abord c\u2019est une course contre la pluie qui peut tomber \u00e0 tout mo\u00adment, m\u00eame avec un ciel ensoleill\u00e9, ensuite elles sont pay\u00e9es en partie sur la base des d\u00e9chets enlev\u00e9s. Le kilogramme de noix de cajou infect\u00e9es qu\u2019elles ont tri\u00e9 leur est pay\u00e9 \u00e0 100 francs Cfa. \u00c7a, c\u2019est la paie personnelle. Celle collective concerne le groupage des noix et leur mise en sac. \u00abNous formons des tas de ces noix et nous les mettons dans les sacs que nous cousons ensuite. On le fait ensemble. Apr\u00e8s le responsable nous paie le sac \u00e0 150 francs. Et enfin, nous nous partageons l\u2019argent\u00bb, d\u00e9taille notre interlocutrice. Ce qu\u2019elle gagne varie entre 1500 et 5 mille francs. Tout d\u00e9pend du soleil et de la d\u00e9termination des membres. \u00abParfois, il y a des fain\u00e9antes qui gonflent le nombre et qui ne foutent rien. Elles aiment l\u2019argent mais ne savent pas travailler. C\u2019est pourquoi les querelles sont fr\u00e9quentes ici\u00bb, se plaint H\u00e9l\u00e8ne. Dans un autre quartier, pr\u00e9cis\u00e9ment \u00e0 K\u00e9nia, m\u00eame p\u00e9nibilit\u00e9 de la m\u00eame t\u00e2che. Mais ici, notre interlocutrice, qui a requis l\u2019anonymat, est frileuse sur les revenus. \u00abCela varie. Il y a des journ\u00e9es agr\u00e9ables o\u00f9 on peut gagner jusqu\u2019\u00e0 2500 francs. Mais il nous arrive de descendre avec 700 francs \u00e0 la fin de la journ\u00e9e\u00bb, confie-t-elle. \u00abDis plut\u00f4t 7000 quand c\u2019est une journ\u00e9e b\u00e9nite et 3000 quand cela ne marche pas\u00bb, lan\u00e7a sa camarade dans un dialecte.Ousmane Kaba est venu de Mbour pour travailler comme ouvrier dans les magasins de stockage d\u2019anacarde \u00e0 Zi\u00adguinchor. \u00abSi on n\u2019est pas assez actifs pour ramasser et faire entrer, les noix de cajou peuvent prendre l\u2019eau et se g\u00e2ter, donc nous sommes le moteur de cette activit\u00e9\u00bb, se vante Ousmane Kaba. \u00abOn peut descendre avec 14 mille comme hier par exemple\u00bb, confie-til.Les ouvriers ont certes un travail dur qui requiert beaucoup de force physique, mais ils trouvent du temps pour s\u2019amuser ou discuter de tout et de rien. Leur travail consiste \u00e0 d\u00e9charger les camions ou conteneurs qui arrivent sur le site pour ranger les sacs dans les magasins, les sortir quand il y a du soleil et verser le contenu sur des b\u00e2ches \u00e9tendues devant le magasin. Une fois que les femmes finissent de trier, le s\u00e9chage et la mise en sac, les ouvriers reprennent service en remettant les sacs en magasin. Ensuite, ils remplissent les camions ou conteneurs qui quittent le site pour le port. Une tonne d\u00e9charg\u00e9e monnayant 1500 ou 2 mille francs, selon la g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9 du payeur. \u00abOn nous paie la tonne \u00e0 1500 francs. Une tonne d\u00e9charg\u00e9e 1500, ressortie pour s\u00e9chage 1500, remettre dans le magasin m\u00eame somme, et c\u2019est aussi la m\u00eame somme quand il s\u2019agit de charger un camion\u00bb, indique Ousmane Kaba. Le jeune homme de 28 ans ainsi que tous les ouvriers abord\u00e9s souhaitent une augmentation de la paie \u00e0 la tonne ou au conteneur. \u00abAu moins 2000 F, car c\u2019est p\u00e9nible\u00bb, ont-ils tous demand\u00e9. Ni \u00e0 Diabir ni \u00e0 K\u00e9nia, aucun des ouvriers n\u2019a accept\u00e9 de dire combien ils peuvent gagner dans une saison. \u00abNous y trouvons notre compte, m\u00eame si c\u2019est p\u00e9nible. A la fin de la saison, quelqu\u2019un qui g\u00e8re bien son argent peut avoir un bon fonds pour mener d\u2019autres activit\u00e9s\u00bb, confie Ousmane Thiam.Vendeur de friperie, il cesse son commerce pour travailler comme ouvrier \u00e0 chaque saison d\u2019anacarde. Oumar partage son exp\u00e9rience : \u00abJe suis vendeur gr\u00e2ce \u00e0 ce travail de man\u00e9beur (man\u0153uvre) pendant la p\u00e9riode des noix de cajou. La premi\u00e8re fois, j\u2019ai gagn\u00e9 400 mille et suis all\u00e9 me lancer dans la vente de friperie. Je suis toujours vendeur, mais quand arrive cette p\u00e9riode des noix de cajou, je suspends le commerce et je reviens dans les magasins.\u00bb \u00abMoi, en temps normal, je conduis un Jakarta que j\u2019ai pu m\u2019offrir gr\u00e2ce \u00e0 ce travail de man\u00e9beur\u00bb, confessa Ndiol, tout souriant. Son souci, qu\u2019il partage avec d\u2019autres gar\u00e7ons, c\u2019est l\u2019alimentation. \u00abIl faut qu\u2019ils augmentent la bouffe. C\u2019est tr\u00e8s peu ce que le patron donne pour manger\u00bb, plaida-t-il. En effet, le g\u00e9rant du magasin qu\u2019ils appellent respectueusement \u00abpatron\u00bb, met \u00e0 leur disposition un sac de riz et 20 litres d\u2019huile, plus parfois une modique somme de 5 mille francs pour la d\u00e9pense. Il appartient aux ouvriers de se cotiser pour compl\u00e9ter la d\u00e9pense et trouver une femme pour la pr\u00e9paration du repas. \u00abParfois, chacun donne 500 francs et une ou deux femmes parmi les man\u00e9beur se chargent de la pr\u00e9paration. Sinon, nous nous attachons les services d\u2019une dame pour la payer apr\u00e8s\u00bb, expliquent-ils.Les risques li\u00e9s \u00e0 l\u2019activit\u00e9Les ouvriers et les femmes peuvent se permettre d\u2019esp\u00e9rer une augmentation de la paie. Celle-ci est pass\u00e9e de 1000 francs la tonne \u00e0 1300, avant d\u2019arriver \u00e0 1500. Cependant, une augmentation n\u2019est pas dans les projets des op\u00e9rateurs de l\u2019anacarde. Ceux-ci estiment avoir d\u00e9j\u00e0 beaucoup fait pour les ouvriers. C\u2019est vrai qu\u2019ils font partie du maillon de la cha\u00eene, mais les ouvriers ne courent aucun risque. \u00abM\u00eame s\u2019ils te d\u00e9chargent un conteneur ou camion de noix pourries, tu devras les payer, ce n\u2019est pas leur probl\u00e8me. Les Indiens ou les Chinois rejettent ta marchandise, ils ne partagent pas les risques. Il nous arrive de perdre des tonnes parce qu\u2019elles ont \u00e9t\u00e9 impact\u00e9es par l\u2019humidit\u00e9 ou parce que les revendeurs interm\u00e9diaires ont sabot\u00e9 le travail en m\u00e9langeant des noix de mauvaise qualit\u00e9 aux bonnes. Mais m\u00eame pour aller jeter ces noix, nous les payons le chargement et le d\u00e9chargement. Voyez-vous cela ?\u00bb, se plaint Abdou\u00adlaye Diallo, g\u00e9rant du magasin \u00e0 Kenia. \u00abUne noix pourrie dans un sac, c\u2019est comme une pompe de terre pourrie dans un sac. Cela va infecter tout le sac. Aussi, tu peux \u00eatre en train de s\u00e9cher et la pluie te surprend. D\u00e8s que les noix prennent l\u2019eau, tu perds le contrat avec le partenaire indien. Lui, quand il vient, avant de payer, il teste les noix, le outon ou le neton. Il peut te demander de res\u00e9cher les noix. Il refait le test et te demande \u00e0 nouveau de les res\u00e9cher. Tout \u00e7a, ce sont des d\u00e9penses que tu devras assumer. A la fin, le partenaire peut baisser le prix parce que la qualit\u00e9 a diminu\u00e9\u00bb, a d\u00e9velopp\u00e9 Abdoulaye. L\u2019autre risque, c\u2019est avec les revendeurs interm\u00e9diaires. \u00abOn peut leur faire confiance, leur donner de l\u2019argent car ils vont dans les profondeurs, ramasser des noix. Les gens v\u00e9reux m\u00e9langent les bonnes et les mauvaises noix. L\u2019essentiel pour eux, c\u2019est de remplir leur part de tonnes. Comme \u00e0 notre niveau on ne peut pas appr\u00e9cier la qualit\u00e9, les Indiens, quand ils d\u00e9couvrent que la qualit\u00e9 n\u2019y est pas, ils cassent les prix et c\u2019est nous qui perdons\u00bb, d\u00e9plore Abdou\u00adlaye Diallo. A l\u2019en croire, parfois les vendeurs interm\u00e9diaires fuient avec leur argent, pour dire que les risques sont gros. \u00abOn peut y gagner comme on peut y perdre. Mais il y a plus de pertes.\u00bbLes propri\u00e9taires des magasins semblent \u00eatre les grands gagnants dans ce business. Le magasin visit\u00e9 \u00e0 Diabir est lou\u00e9 aux Indiens \u00e0 7 millions Cfa pour deux mois. Au niveau de K\u00e9nia, le local est lou\u00e9 \u00e0 10 millions Cfa. La saison des noix de cajou peut durer 3 \u00e0 4 mois. \u00abCela peut aller jusqu\u2019\u00e0 20 ou 30 millions. C\u2019est pourquoi maintenant tout le monde construit des magasins, car \u00e7a g\u00e9n\u00e8re de l\u2019argent\u00bb, souffle-t-on. Il fut un moment o\u00f9 les magasins \u00e9taient rares parce qu\u2019il y avait un retard au port. Les noix \u00e9taient rest\u00e9es dans les magasins, il n\u2019y avait pas de d\u00e9part alors que la production \u00e9tait abondante. La deuxi\u00e8me production a trouv\u00e9 sur place la premi\u00e8re. Du coup, un probl\u00e8me de stockage s\u2019est pos\u00e9 partout. Ce qui a rench\u00e9ri le loyer des magasins de stockage. La pr\u00e9sente campagne, qui tire \u00e0 sa fin, aura \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s abondante. Elle a dur\u00e9 plus que d\u2019habitude parce qu\u2019il y a beaucoup de production. \u00abNormalement, la campagne devait finir ce mois de juillet, mais nous allons continuer parce les noix sont disponibles et les Indiens en ach\u00e8tent. Donc on va continuer l\u2019activit\u00e9\u00bb, a soutenu Abdoulaye Diallo.S\u2019y ajoutent les frais vers\u00e9s \u00e0 la mairie qui, selon le gestionnaire du stock sis \u00e0 K\u00e9nia, per\u00e7oit deux fois : au niveau du Port de Ziguinchor et niveau du site de s\u00e9chage. \u00abSur ce petit espace, la mairie nous a r\u00e9clam\u00e9 300 mille francs Cfa. Pourtant, le propri\u00e9taire du terrain passe souvent r\u00e9clamer l\u2019espace car il veut y cultiver. Je me demande \u00e0 quoi joue la mairie. Heureusement que nous quittons les lieux aujourd\u2019hui. Le travail est fini\u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 Ousmane. Les camions de noix de cajou proviennent de l\u2019int\u00e9rieur de la r\u00e9gion, mais \u00e9galement de la Gambie et de la Guin\u00e9e-Bissau, ces deux pays frontaliers.Les Indiens sont les patrons de la plupart des sites. Mais ils n\u2019ont pas voulu s\u2019exprimer. Le pr\u00e9texte est qu\u2019ils ne parlent pas fran\u00e7ais. Du coup, ils d\u00e9l\u00e8guent leurs g\u00e9rants pour toutes les questions. Pour celles qui les concernent directement, ils ne veulent rien dire. Les destinations des noix sont l\u2019Inde et le Vietnam. Si la tonne d\u2019anacarde brute se vend, selon un acteur sous l\u2019anonymat, \u00e0 290 ou 300 mille francs Cfa, le produit fini est vendu \u00e0 7 millions la tonne en Inde ou au Vietnam, destinations privil\u00e9gi\u00e9es des productions s\u00e9n\u00e9galaises.<\/p>\n\n\n\n<p>ksonko@lequotidien.sn<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le traitement des noix de cajou est une activit\u00e9 lucrative qui constitue une alternative au ch\u00f4mage des jeunes et des<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":18266,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":["post-18265","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-event-more-news"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/18265","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=18265"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/18265\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":18267,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/18265\/revisions\/18267"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/18266"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=18265"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=18265"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=18265"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}