{"id":17812,"date":"2023-07-31T09:42:30","date_gmt":"2023-07-31T09:42:30","guid":{"rendered":"https:\/\/dekkbi.com\/?p=17812"},"modified":"2023-07-31T09:42:31","modified_gmt":"2023-07-31T09:42:31","slug":"de-kayar-a-lompoul-desespoir-et-tragedie-des-migrants","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dekkbi.com\/?p=17812","title":{"rendered":"De Kayar \u00e0 Lompoul\u00a0: D\u00e9sespoir et trag\u00e9die des migrants"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Certaines embarcations de migrants \u00e9chouent sur la plage et d\u2019autres en font leur point de d\u00e9part. Sur la grande c\u00f4te s\u00e9n\u00e9galaise qui va de Kayar \u00e0 Saint-Louis, l\u2019\u00e9migration irr\u00e9guli\u00e8re reste une dure r\u00e9alit\u00e9 avec laquelle il faudra faire face.&nbsp;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong><u>Reportage de Maguette&nbsp;NDONG et Arame NDIAYE, (Photos Assane SOW)<\/u><\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Cette pirogue que vous voyez l\u00e0-bas transportait des clandestins&nbsp;\u00bb, pointe du doigt le jeune p\u00eacheur, Oumar. Une information qui suscite la curiosit\u00e9 de tous les passagers du v\u00e9hicule 4\u00d74 qui nous m\u00e8ne \u00e0 Lompoul. L\u2019embarcation en tant que telle a \u00e9chou\u00e9 sur la plage, entre Diogo sur mer et Lompoul, il y a quatre jours. Il n\u2019en reste plus que des carcasses calcin\u00e9es dont une grande partie est engloutie par la mer. \u00ab&nbsp;Quand ils \u00e9chouent sur la plage la nuit, les migrants mettent le feu \u00e0 la la pirogue de peur d\u2019\u00eatre d\u00e9nonc\u00e9s. Ensuite, ils s\u2019enfuient dans la bande aux filaos&nbsp;\u00bb, renseigne Oumar, originaire de Fass Boye. L\u2019\u00e9migration clandestine, le jeune homme la conna\u00eet pour avoir vu, plusieurs de ses amis p\u00eacheurs quitter son village et aller en Espagne en prenant les pirogues. \u00ab&nbsp;Moi, je n\u2019ai jamais \u00e9t\u00e9 tent\u00e9 par l\u2019\u00e9migration. J\u2019ai mon m\u00e9tier et je m\u2019y plais bien&nbsp;\u00bb, confie le jeune homme tout heureux de se balader sur cette plage que les vagues viennent de temps \u00e0 autre envahir. Contrairement au jeune p\u00eacheur, ils sont nombreux \u00e0 prendre la mer pour aller en Espagne.<\/p>\n\n\n\n<p>Entre Kayar et Saint-Louis en passant par Lompoul, Mboro sur mer et Gandiole, les stigmates de l\u2019\u00e9migration irr\u00e9guli\u00e8re sont bien visibles. Ici, c\u2019est un bateau arraisonn\u00e9, l\u00e0 c\u2019est un cimeti\u00e8re marin qu\u2019on vous montre. Ailleurs, c\u2019est la trag\u00e9die qui vous est racont\u00e9e dans les moindres d\u00e9tails. C\u2019est le cas \u00e0 Tassin\u00e8re, \u00e0 une trentaine de kilom\u00e8tres de Saint-Louis. Il y a deux semaines de cela, plusieurs corps ont \u00e9t\u00e9 rep\u00each\u00e9s par des bonnes volont\u00e9s. \u00ab&nbsp;Onze corps ont \u00e9t\u00e9 rep\u00each\u00e9s ici. Ils \u00e9taient tous de jeunes gens \u00e2g\u00e9s entre 18 et 20 ans&nbsp;\u00bb, renseigne Lamine Fall, p\u00eacheur \u00e0 Tassin\u00e8re. Ce bonhomme au fort embonpoint fait partie de ceux qui ont men\u00e9 les secours en compagnie des Sapeurs-pompiers appel\u00e9s \u00e0 la rescousse. Certains de ces corps qui \u00e9taient dans un \u00e9tat de d\u00e9composition tr\u00e8s avanc\u00e9, ont \u00e9t\u00e9 enterr\u00e9s dans le cimeti\u00e8re du village. \u00ab&nbsp;L\u2019embarcation que vous voyez l\u00e0-bas avait \u00e0 son bord des migrants. Quatre d\u2019entre eux sont morts&nbsp;\u00bb, confie le p\u00eacheur, le c\u0153ur meurtri. Selon lui, ces volontaires \u00e0 l\u2019\u00e9migration clandestine se perdent souvent en mer. Une fois sur les c\u00f4tes saint-louisiennes, ils sont pris dans un \u00e9tau sur l\u2019embouchure. \u00ab&nbsp;Souvent, dit-il, ils ne savent pas quoi faire et ici, il est facile de se perdre si on ne conna\u00eet pas le chemin&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 quelques kilom\u00e8tres de l\u00e0, Salla Sow, femme transformatrice de produits halieutiques \u00e0 Lompoul est anim\u00e9e par une grande tristesse. V\u00eatue d\u2019un l\u00e9ger grand boubou \u00e0 cause de la chaleur, la bonne dame regarde vaguement la mer. \u00ab&nbsp;Je reviens d\u2019une maison, \u00e0 c\u00f4t\u00e9. Deux jeunes de m\u00eame p\u00e8re et de m\u00eame m\u00e8re sont d\u00e9c\u00e9d\u00e9s en mer en tentant d\u2019aller en Espagne&nbsp;\u00bb, renseigne celle qui g\u00e8re l\u2019Union locale des femmes transformatrices de Lompoul. D\u2019apr\u00e8s la bonne dame, c\u2019est une v\u00e9ritable trag\u00e9die que le village est en train de vivre. \u00ab&nbsp;Il y a beaucoup de facteurs qui conduisent ces gens \u00e0 agir de la sorte. On a l\u2019impression qu\u2019ils n\u2019ont plus peur de la mort&nbsp;\u00bb, se d\u00e9sole-t-elle.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>\u00ab&nbsp;On n\u2019a plus espoir&nbsp;\u00bb<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>En effet, les nombreuses pertes en vies humaines n\u2019ont jamais \u00e9mouss\u00e9 la volont\u00e9 des candidats au voyage. Ils deviennent de plus en plus nombreux. \u00ab&nbsp;Beaucoup de jeunes se pr\u00e9parent en ce moment. On n\u2019a plus espoir&nbsp;\u00bb, indique un jeune p\u00eacheur avec le sourire. Pape Sow, responsable du Comit\u00e9 local de la p\u00eache artisanale (Clpa) \u00e0 Lompoul tente d\u2019expliquer ce d\u00e9sespoir des jeunes gens, \u00e0 l\u2019heure actuelle. \u00ab&nbsp;Avant, les p\u00eacheurs \u00e9taient tr\u00e8s peu nombreux \u00e0 partir en Espagne, mais aujourd\u2019hui avec les nombreuses difficult\u00e9s qui nous assaillent, les gens ne savent plus \u00e0 quel Saint se vouer&nbsp;\u00bb, renseigne le bonhomme. Selon lui, l\u2019indiscipline des navires \u00e9trangers et la surp\u00eache sont autant de maux qui les emp\u00eachent de progresser. \u00ab&nbsp;Entre 2021 et 2023, beaucoup d\u2019embarcations d\u2019ici ont perdu leur mat\u00e9riel de p\u00eache \u00e0 cause de ces bateaux \u00e9trangers. On avait pr\u00e9vu de nous rembourser, mais jusque-l\u00e0, on n\u2019a pas un centime&nbsp;\u00bb, regrette le coordinateur du Cpla.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 Fass Boye et \u00e0 Kayar aussi, c\u2019est la m\u00eame rengaine. \u00ab&nbsp;Les p\u00eacheurs vivent des heures difficiles et cela risque d\u2019accentuer le ph\u00e9nom\u00e8ne de l\u2019\u00e9migration au S\u00e9n\u00e9gal&nbsp;\u00bb, souligne Madieb Boye, le chef du village de Fass Boye. La qu\u00eate d\u2019un avenir meilleur fait partie de ce qui pousse les gens \u00e0 vouloir partir \u00e0 tout prix. Mor Mbengue, un jeune Kayarois et coordonnateur du Comit\u00e9 local de la p\u00eache artisanale est un ancien volontaire \u00e0 l\u2019\u00e9migration. \u00ab&nbsp;Je faisais partie des personnes que le Ministre de l\u2019Int\u00e9rieur d\u2019alors, Ousmane Ngom avait aid\u00e9 \u00e0 retourner au S\u00e9n\u00e9gal. C\u2019\u00e9tait en 2006. Aujourd\u2019hui, je suis revenu, mais rien n\u2019a chang\u00e9 dans mon quotidien&nbsp;\u00bb, confie Mor. Actuellement, la plupart de ses amis d\u2019enfance qui ont tent\u00e9 l\u2019aventure ont d\u00e9j\u00e0 construit leurs maisons. \u00ab&nbsp;En ce qui me concerne, je n\u2019ai m\u00eame pas encore une parcelle pour penser \u00e0 construire. L\u2019\u00e9migration est une porte de sortie de cette mis\u00e8re que nous vivons au quotidien&nbsp;\u00bb, pense Mor Mbengue.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019agriculteur Elimane Dione n\u2019\u00e9met pas un avis contraire au p\u00eacheur. La pomme de terre qui est la ressource phare de cette zone mara\u00eech\u00e8re est menac\u00e9e par de nombreuses difficult\u00e9s qui ont pour noms&nbsp;: absence d\u2019unit\u00e9s de conservation, de pistes de production et d\u2019eau. \u00ab&nbsp;Il s\u2019y ajoute qu\u2019on veut nous d\u00e9lester de nos champs \u00e0 cause de l\u2019autoroute \u00e0 p\u00e9age qui doit passer ici. On a pr\u00e9vu de nous payer les impenses et non la terre que nos anc\u00eatres ont travaill\u00e9 plusieurs ann\u00e9es durant&nbsp;\u00bb, regrette ce paysan de Kayar.<\/p>\n\n\n\n<p>Les m\u00eames maux sont v\u00e9cus par les agriculteurs de Fass Boye. \u00c0 cause des activit\u00e9s des soci\u00e9t\u00e9s mini\u00e8res, les travailleurs de la terre de cette commune de Darou Khoudoss (D\u00e9partement de Tivaouane) perdent de jour en jour des surfaces cultivables. \u00ab&nbsp;Souvent quand la Grande cote op\u00e9rations (Gco) m\u00e8ne ses activit\u00e9s, on nous arrache nos terres, mais une fois l\u2019op\u00e9ration termin\u00e9e, l\u2019\u00c9tat via le service des Eaux et for\u00eats reprend ces terres. C\u2019est incompr\u00e9hensible&nbsp;\u00bb, souligne Moda Samb, adjoint au maire de la commune de Darou Khoudoss. Ici, comme partout ailleurs sur la zone des Niayes, les difficult\u00e9s auxquelles les secteurs de la p\u00eache et de l\u2019agriculture sont confront\u00e9s motivent les jeunes \u00e0 prendre les pirogues. M\u00eame si les risques de voir leurs r\u00eaves engloutis par la mer sont toujours l\u00e0. Un vieil homme rencontr\u00e9 sur la plage de Kayar r\u00e9pond \u00e0 cette inqui\u00e9tude. \u00ab&nbsp;Qui ne risque rien n\u2019a rien&nbsp;\u00bb, pense-t-il.<\/p>\n\n\n\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/lesoleil.sn\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/Lamine-FALL-Piroguier-Tassin%C3%A8re.jpg\" alt=\"\" width=\"1000\" height=\"666\"><\/p>\n\n\n\n<p>LAMINE FALL, P\u00caCHEUR \u00c0 TASSIN\u00c8RE<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Le sauveur de l\u2019embouchure<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p><strong>&nbsp;<\/strong><strong>Ag\u00e9 d\u2019une cinquantaine d\u2019ann\u00e9es, le p\u00eacheur Lamine Fall est une \u00e2me g\u00e9n\u00e9reuse. Il est toujours le premier \u00e0 organiser les secours quand des embarcations de migrants \u00e9chouent sur les c\u00f4tes du Gandiole.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>&nbsp;<\/strong>\u00c0 Tassin\u00e8re, un village du Gandiole, situ\u00e9 \u00e0 une trentaine de kilom\u00e8tres de Saint-Louis, Lamine Fall ne passe jamais inaper\u00e7u. Ce p\u00eacheur, quinquag\u00e9naire qui se distingue par son embonpoint a son nom li\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9migration clandestine. Plusieurs fois, il a secouru des migrants en d\u00e9tresse \u00e0 l\u2019embouchure du fleuve. \u00c0 ses risques et p\u00e9rils, le plus souvent. \u00ab&nbsp;En 2019, j\u2019ai pass\u00e9 une nuit \u00e0 la gendarmerie parce qu\u2019une pirogue contenant deux jeunes avait atterri ici. Ils \u00e9taient tr\u00e8s fatigu\u00e9s et j\u2019\u00e9tais venu les aider. On m\u2019a alors emmen\u00e9 \u00e0 la gendarmerie pour t\u00e9moigner&nbsp;\u00bb, se rappelle le p\u00eacheur, le visage attrist\u00e9. R\u00e9cemment, onze corps ont \u00e9chou\u00e9 sur la plage de Tassin\u00e8re. Ils \u00e9taient des jeunes \u00e2g\u00e9s entre 18 et 20 ans. Lamine fait partie des volontaires qui ont organis\u00e9 les secours jusqu\u2019\u00e0 l\u2019aube. Toujours c\u2019est avec le c\u0153ur meurtri que ce volontaire dans l\u2019\u00e2me tente de sauver ces jeunes. \u00ab Les corps rep\u00each\u00e9s sont toujours dans un \u00e9tat d\u00e9plorable. \u00c7a nous fait toujours du mal de voir un jeune \u00e0 la fleur de l\u2019\u00e2ge mourir sans r\u00e9aliser ses r\u00eaves \u00bb, regrette-t-il. Tr\u00e8s peu de gens s\u2019en sortent. Les plus chanceux de ces naufrag\u00e9s sont amen\u00e9s \u00e0 la boulangerie du quartier pour qu\u2019ils se r\u00e9chauffent avant de pouvoir retrouver leur esprit. \u00ab&nbsp;Parfois, j\u2019allume un feu de bois et je les mets de c\u00f4t\u00e9s tout en leur faisant siroter du caf\u00e9. Quelques minutes apr\u00e8s, ils commencent \u00e0 pouvoir parler&nbsp;\u00bb, soutient Lamine Fall. Ce qui importe, selon lui, c\u2019est que ces jeunes morts ou vivants puissent \u00eatre accueillis dans la dignit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>D\u2019apr\u00e8s Lamine, il y a plusieurs corps qu\u2019on voulait enterrer sur place, mais il s\u2019y est farouchement oppos\u00e9. \u00ab J\u2019avais dit niet car, je voulais que leurs proches les r\u00e9cup\u00e8rent. Aujourd\u2019hui, ils m\u2019appellent pour me remercier car ils disent que c\u2019est gr\u00e2ce \u00e0 moi qu\u2019ils ont la possibilit\u00e9 d\u2019aller se recueillir sur leurs tombes chaque vendredi&nbsp;\u00bb, rapporte le p\u00eacheur. Aujourd\u2019hui, il est tellement habitu\u00e9 \u00e0 ramasser les corps des migrants que ses enfants et sa femme ont fini par conna\u00eetre les gestes \u00e0 faire &nbsp;en pareille situation. \u00ab&nbsp;On est souvent \u00e0 ses c\u00f4t\u00e9s quand il y a une pirogue de migrants. On n\u2019a plus peur \u00e0 cela&nbsp;\u00bb, rapporte sa femme Ma\u00efmouna.<\/p>\n\n\n\n<p>M\u00eame s\u2019il regrette ces nombreux morts de migrants, Lamine Fall comprend ces jeunes gens gagn\u00e9s souvent par le d\u00e9sespoir. Ils vont en Europe en vue de chercher un avenir meilleur. \u00ab J\u2019ai appris \u00e0 une centaine de jeunes comment p\u00eacher, mais ils ont fini par prendre les navires pour aller en Espagne. Aujourd\u2019hui, ils sont revenus et ont construit de luxueuses villas et achet\u00e9 de belles voitures, alors que moi je suis toujours au point de d\u00e9part \u00bb, explique-t-il. D\u2019apr\u00e8s lui, c\u2019est ce qui pousse les plus jeunes \u00e0 suivre leurs pas.<\/p>\n\n\n\n<p>Actuellement, Lamine ne souhaite que la reconnaissance des autorit\u00e9s \u00e9tatiques. Car, depuis plusieurs ann\u00e9es, il ne va plus \u00e0 Kafountine comme le font plusieurs p\u00eacheurs du Gandiole. C\u2019est plut\u00f4t ses enfants qui continuent \u00e0 faire les campagnes dans les autres localit\u00e9s du pays. \u00ab\u00a0Malgr\u00e9 tout le travail qu\u2019il fait, l\u2019\u00c9tat ne l\u2019a jamais soutenu. Apr\u00e8s avoir sauv\u00e9 et nourri ces jeunes, d\u2019autres viennent s\u2019approprier le m\u00e9rite. Lamine ne se d\u00e9courage jamais car, il fait cela de mani\u00e8re d\u00e9sint\u00e9ress\u00e9e\u00a0\u00bb, soutient son \u00e9pouse Ma\u00efmouna.<\/p>\n\n\n\n<p>LESOLEIL<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Certaines embarcations de migrants \u00e9chouent sur la plage et d\u2019autres en font leur point de d\u00e9part. 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