Au fur et à mesure que les élections locales approchent, l’adrénaline monte en puissance dans la commune de Diass. Certains leaders politiques s’adonnent à la violence verbale. Et cela ne fait pas plaisir au candidat de Benno bokk yaakaar (Bby) à la mairie de Diass. «Je profite de l’occasion pour dire aux acteurs que la politique, ce n’est pas l’art de faire des invectives, des calomnies, mais plutôt de dire à la population comment la commune sera gérée et quel est le programme qui sera mis en place pour la développer.

 

Faisons attention à nos propos, car la vie va continuer après le 23 janvier», a conseillé Cheikh Tidiane Diouf, lors de son meeting d’investiture. Devant une forte mobilisation de ses militants et sympathisants, le maire sortant dit ne pas comprendre les nombreuses polémiques dans la commune. «On a l’impression que les élections locales ne se passent qu’à Diass. J’ai honte d’entendre des propos aussi irresponsables de la part de certains leaders. Il faut qu’on revoie la façon de faire de la politique dans cette commune», a-t-il ajouté.

 

L’ancien premier adjoint de feu Aliou Samba Ciss entend bien assumer leur bilan. Mais, il appelle ses pourfendeurs à «savoir raison garder». Cheikh Tidiane Diouf a également invité ses adversaires à éviter de tenir des promesses qu’ils ne vont jamais honorer. «Pour être maire, je ne dirais jamais des contrevérités sur des gens ni sur mon programme. Lorsque le Prési­dent Macky Sall me choisissait tête de liste de cette coalition, est-ce que j’ai demandé à l’être ?

 

Pourtant, il y a un leader qui clamait urbi et orbi que c’est lui qui est candidat de Bby dans cette commune. Il pensait que sans cela, il ne pourrait pas aller aux élections locales. Pendant ce temps, nous étions dans notre coin en train de travailler et aujourd’hui, la vérité a éclaté au grand jour, car le Président Macky Sall a porté son choix sur nous», a-t-il rappelé, faisant allusion apparemment à Mamadou Ndione. M. Diouf a d’ailleurs donné rendez-vous aux militants de Bby dans les prochains jours pour revenir sur son bilan mais aussi sur son programme.

Par Alioune Badara CISS(Correspondant) – abciss@lequotidien.sn