Hier au siège de l’Institut Pasteur de Dakar, la structure et le Groupe de la mutuelle panafricaine de gestion des risques (Arc) de l’Union africaine ont signé un protocole d’accord. Il vise à soutenir les capacités régionales de surveillance épidémiologique et de réponse aux épidémies.

Pour mieux préparer, planifier et répondre aux épidémies et faire face aux autres foyers de maladies infectieuses à fort impact, le Groupe de la mutuelle panafricaine de gestion des risques (Arc) et la Fondation Institut Pasteur de Dakar (Ipd) ont signé hier un protocole d’accord. «Ce que nous venons de signer entre parfaitement dans le cadre de notre ambition, notre vision de pouvoir rendre le continent africain beaucoup plus résilient par rapport aux changements climatiques mais par rapport aussi aux épidémies», a déclaré face à la presse, le Sénégalais Ibrahima Cheikh Diong, sous-Secrétaire général des Nations unies et Directeur général de l’Arc. Il regroupe 35 pays membres de l’Union africaine (Ua). En effet, cette collaboration va permettre de soutenir l’évaluation des capacités des Etats membres de l’Ua en matière de surveillance épidémiologique, de réponse aux épidémies et de diagnostic de laboratoire. Selon M. Diong, le choix de l’Institut Pasteur est lié à sa réputation reconnue mondialement.

Ainsi pour Dr Amadou Alpha Sall, Administrateur général de l’Institut Pasteur de Dakar, «ce partenariat revêt un caractère particulier très important qui dénote une vision commune dans les objectifs de l’organisation que dirige M. Ibrahima Cheikh Diong qui est l’Arc». Et d’ajouter : «Cette organisation et l’Institut Pasteur ont la même vision sur la nécessité pour les pays d’avoir une démarche de planification et de préparation aux épidémies afin de mieux y répondre.» L’avantage en travaillant avec l’Arc, pour lui, c’est de profiter de l’expérience qu’ils ont déjà démontrée en matière de planification et de lutte contre des grands fléaux comme les sécheresses ou le problème climatique. Donc ce partage d’expérience permettra à l’Institut Pasteur de renforcer ses capacités dans le domaine des catastrophes naturelles. Cela se justifie par le fait que les deux entités ont des «compétences très complémentaires», d’après Dr Amadou Alpha Sall.

Il estime qu’avec le processus d’accélération engagé par l’Institut Pasteur qui travaille dans un programme pour mettre à disposition le vaccin Covid-19 dès l’année 2022, l’apport de l’Arc sera important. Par ailleurs, le directeur de l’IP annonce que l’Ipd est «dans une dynamique de prévoir tant qu’ils n’auront pas atteint le niveau d’immunité suffisant qu’il peut y avoir de vagues supplémentaires. Nous sommes dans la dynamique de dire qu’est-ce qui va se passer s’il y a 3e, 4e et 5e vagues ? Nous faisons tout ce qu’il faut pour être prêts en ce moment». Après la signature de ce protocole d’accord, ces deux partenaires vont faire face à des défis d’ordre organisationnel, de planification, de ressources financières, etc.

Par Mamadou SAKINE –
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