« Destin : La saga Winx », une adaptation terne du dessin animé culte

Netflix adapte en prises de vues réelles la série d’animation italienne des années 2000 : « Winx Club ». Une série très attendue par les fans, mais dont le résultat est décevant.

Article rédigé par  Manon Botticelli

France Télévisions  Rédaction Culture

« Winx ! si tu me tiens bien la main / Nous aurons tous les pouvoirs« . Toute une génération d’enfants connaissait ce refrain par cœur, lorsque le dessin animé italien Winx Club est arrivé en France en 2004. 17 ans plus tard, les téléspectateurs d’hier ont bien grandi et la plateforme Netflix joue sur la nostalgie en adaptant en prises de vues réelles les aventures du club de fées. La série, composée de six épisodes d’une heure, est portée par Brian Young, le producteur de la série pour adolescents Vampire Diaries.

Netflix avait déjà revisité le dessin animé Le secret de Sabrina, dans une version gothique et amusante. Destin : La saga Winx reprend à peu près les mêmes ingrédients : univers sombre et fantastique, tourments adolescents. Mais cette fois, la mayonnaise ne prend pas, c’est même une grosse déception.

Un univers sombre et menaçant

Comme dans le dessin animé, nous suivons Bloom qui fait sa rentrée dans l’école de fées d’Alfea. On découvre avec elle cet Autre-Monde dont elle ne sait pas grand-chose : Bloom a grandi dans une famille d’humains et vient tout juste de découvrir ses pouvoirs magiques. Bien sûr, sa scolarité ne sera pas de tout repos. Aidée de quatre autres fées, la jeune fille va devoir affronter les étranges créatures qui menacent Alfea. En parallèle, elle va tenter de percer le secret de ses origines.

On comprend dès les premières images que la série Destin : la saga Winx sera esthétiquement très différente du dessin animé mignon et coloré dont elle s’inspire. Oubliez les couleurs pop et les paillettes, les nouvelles Winx évoluent dans un univers sombre et menaçant. Visuellement, la production vise clairement un public « young adults » (jeunes adultes). Les couloirs d’Alfea nous rappellent un peu ceux de Poudlard, l’école des sorciers d’Harry Potter.

Manque d’épaisseur

Les paysages d’Irlande – où a été tournée la série – offrent des ambiances tantôt féériques tantôt mystérieuses. Mais le décor ne suffit pas et la magie disparaît assez vite au vu des nombreux défauts qui plombent la série : les personnages sont dès le départ peu attachants voire, pour certains, carrément détestables. Dans cette nouvelle version, les cinq fées qui composent le club des Winx se retrouvent constamment en conflit. On se voit regretter le groupe de copines et l’ambiance enjouée de l’ancien « Winx Club ». Le casting avait déjà suscité la colère de certains fans, lors de la diffusion de la bande-annonce, pour son manque de diversité par rapport au dessin animé.

Péripéties et intrigues amoureuses s’enchaînent pour tenir le téléspectateur en haleine. Mais avec un scénario trop bancal et des dialogues qui nous font parfois lever les yeux au ciel, on ne regarde finalement que distraitement les six épisodes. Si Destin : La saga Winx peut se montrer divertissante, on ressent tout du long un manque d’épaisseur. Et on en attendait mieux.

 

Affiche de la série "Destin : la saga Winx" (Netflix)

 

La fiche :

Créateur : Brian Young
Genre : Fantastique, Aventure
Acteurs : Abigail Cowen, Hannah van der Westhuysen, Precious Mustapha
Pays : Etats-Unis
Durée : 6 x 60 min
Sortie : 22 janvier 2021
Plateforme : Netflix

Synopsis : Destin : la saga Winx s’attache au parcours initiatique de cinq fées fréquentant Alfea, pensionnat féerique situé dans l’Autre Monde. C’est là qu’elles doivent apprendre à maîtriser leurs pouvoirs magiques, tout en découvrant l’amour, en surmontant leurs rivalités et en affrontant les monstres qui menacent de les détruire.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *