Quand Tony Yoka affronte Christian Hammer, dit « le marteau », le combat démarre dès la pesée

BOXE – Tony Yoka défie l’Allemand Christian Hammer, ce vendredi soir (22h30), à la H Arena de Nantes. Et le surnom facile de son adversaire n’est pas du genre à effrayer le champion olympique 2016 des poids lourds

La conquête, épisode 9. Deux mois après sa victoire supersonique (K.-O. en une minute et 24 secondes) contre Johann Duhaupas à La Défense, Tony Yoka (28 ans), champion olympique 2016, est déjà de retour sur les rings pour un combat en dix rounds qui se déroulera à la H Arena de Nantes, à huis clos, ce vendredi soir (22h30). Face à lui, Christian Hammer, 33 ans, un boxeur germano-roumain qui compte 25 victoires (dont 15 par K.-O.). Les deux hommes auraient dû s’affronter il y a un an, mais le combat avait été reporté parce qu’Hammer s’était blessé.

Jeudi, après s’être fait attendre pendant un peu plus d’une heure pour la pesée et la conférence de presse, Tony Yoka (18e mondial) est arrivé telle une rock star dans une grosse berline noire, il en est descendu avec ses lunettes de soleil teinte bleutée sur le nez. Quelques secondes après, un mini-van avec à son bord  Estelle Mossely. La championne olympique 2016 – mariée avec Tony Yoka – affronte la Bosniaque Pasa Malagic lors de la soirée à la H Arena. « Il y a la team Yoka et la team Mossely », souffle, en souriant, un proche de l’organisation. 17h15 : Christian Hammer affiche ses 117,700 kg sur la balance. Le boxeur un peu balourd est escorté d’un promoteur à la fois photographe, traducteur et amuseur de galerie. Il parle même à la place de son poulain quand il est demandé à Hammer quelle stratégie il adoptera vendredi contre Yoka : « Vous la verrez demain [vendredi] ! », s’amuse-t-il.

Hammer voit de « la peur dans les yeux de Yoka »

A trois mètres, attablé au même pupitre, Tony Yoka (108,5 kg sur la balance), qui vise la conquête du titre mondial des poids lourds, joue les pince-sans-rire et envoie quelques uppercuts avant même le combat. « Tony, le surnom de Hammer [traduction de marteau en anglais], c’est le marteau, ça t’inspire quoi ? », lance un journaliste dans l’assemblée. « Il n’a quand même pas un gros ratio de K.-O. à son actif, je ne trouve pas qu’il porte bien ce surnom… » Silence puis sourires dans la salle. Même ambiance quand Christian Hammer, pourtant peu volubile, lance sans vergogne, mais sans fixer du regard son adversaire : « Ce que je vois dans les yeux de Tony Yoka là maintenant ? Je vois de la peur… » Sourire narquois de Tony Yoka.

En septembre 2019, lors du dernier combat de Yoka à Nantes, l’Allemand Michael Wallisch avait mis genou à terre après trois reprises. Doit-on s’attendre à davantage d’adversité cette fois-ci ? Tony Yoka, avec un air sérieux : « Il a de sacrées références. Hammer, ça reste au-dessus au niveau classement de Duhaupas [le Français concassé en septembre dernier]. Il ne vient pas sur la pointe des pieds. Je m’attends à un combat dur, je me suis préparé en conséquence. Je ne sous-estime jamais mes adversaires, maintenant, j’espère que lui, il est prêt ! » Une dernière phrase lancée sans un regard vers Hammer et son promoteur.

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