Budget du CESE : Idy a de quoi faire la noce, selon Cheikh Abdou Mbacké Bara Doli

Le projet de loi de finances pour l’année 2021 a été examiné, hier jeudi, par les députés à l’Assemblée nationale.

Ceux de l’opposition ont dénoncé l’augmentation des budgets de l’Assemblée nationale, du CESE et du HCCT. Ils ont également interpellé les ministres des Finances et du Budget et de l’Economie, du Plan et de la Coopération sur les fonds destinés à l’honorariat des anciens présidents du CESE. «Au moment où vous bradez les licences de pêche, les pêcheurs n’ont plus rien dans la mer et aujourd’hui, ils se sont reconvertis en passeurs d’émigrés clandestins. Sans compter le problème de l’eau où voir une goutte d’eau est devenu un casse-tête. Aujourd’hui, vous prenez une institution comme le CESE pour la doter d’un budget conséquent et vous demandez à son président de faire la noce et refaire son bureau, acheter des véhicules et garder le reste dans sa poche», s’alarme  Cheikh Abdou Mbacké Bara Doli, président du Groupe parlementaire «Liberté et démocratie».

Il affirme qu’au même moment, les Sénégalais tirent le diable par la queue et sont tenaillés entre les effets de la Covid-19 et le manque de moyens. D’ailleurs, le député se demande pourquoi on augmente le budget de l’Assemblée nationale alors qu’il n’y a aucune traçabilité pour l’utilisation du budget 2020. Il suggère de rassembler tous les frais de missions de l’Assemblée nationale et de la présidence de la République pour soulager les populations, puisque personne n’est sorti presque du pays cette année avec la restriction des voyages à cause de la Covid-19. «A l’Assemblée nationale aussi le président avait dit qu’il allait prendre 50 millions de F CFA pour le fonds Covid-19. Donc pourquoi on ne récupère pas ses sous à la présidence ? Nous ne pouvons pas accepté qu’on prenne tout l’argent du pays pour le mettre dans des institutions comme le CESE et HCCT», dit-il encore. «La démocratie a un coût», répond Abdoulaye Daouda DIALLO, ministre des Finances pour justifier ces hausses. Le projet de loi de finances de l’année 2021 est arrêté à 4 589, 15 milliards de F Cfa contre 4 215, 2 milliards de F Cfa en 2020 soit une hausse de 373, 95 milliards de F Cfa en valeur absolue et  8, 9 % de valeur relative.

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