NOUVEAU VACCIN DE LA COVID19 – Dr Waly Coly Diouf prévient sur les conséquences dans le futur

Le vaccin contre le nouveau coronavirus suscite moult réactions de la part du monde sanitaire. Si certains experts estiment qu’il est efficace à plus de 93%, le docteur Wally Coly Diouf, pharmacien de profession a attiré l’attention des décideurs sur ledit vaccin qui pourrait être «néfaste» dans le futur à cause du non-respect des différentes phases des essais cliniques qui se font selon lui en trois phases et devrait prendre huit ans.
L’actualité sanitaire internationale est dominée ces temps-ci par l’éventuelle découverte de vaccin contre la Covid-19. Selon le pharmacien Waly Coly Diouf, spécialiste en analyses physicochimique et management qualité des produits de santé et des aliments, toutes les grandes firmes pharmaceutiques sont dans une course à la découverte du vaccin qui serait efficace à plus 93% contre le coronavirus.

Face à cette situation, docteur Diouf a décidé de tirer la sonnette d’alarme. En sa qualité de pharmacien, il a rappelé que la recherche d’un nouveau médicament doit normalement prendre au moins huit (8) ans si on veut respecter les différentes phases des essais cliniques qui se font en trois étapes dont la première consiste à évaluer la sécurité d’emploi du produit, son devenir dans l’organisme, son seuil de tolérance ainsi que les effets indésirables. Sur ce point docteur Diouf a déclaré : «elle permet aussi de définir la dose et la fréquence d’administration qui seront recommandées pour les autres phases études suivantes».

La phase II encore appelée pharmacologique consiste selon le praticien, a confirmé l’activité clinique préliminaire et/ou pharmacologique du médicament à la dose recommandée à l’issue de la phase I. «La phase III permet de faire l’étude Comparative de l’efficacité du nouveau médicament au placebo ou à un médicament de référence s’il existe», a-t-il renseigné.

Et de poursuivre : «en dehors de ces essais cliniques, il faut aussi faire les études de bio-stabilité du médicament dans le temps qui permettent de déterminer sa formulation galénique et sa durée de vie du produit». Revenant sur la situation épidémiologique de la pandémie à Covid-19 avec son taux de mortalité très élevé dans le monde fait qu’il urge de disposer dans les plus brefs délais pour sauver des vies. Une situation qui inquiète le pharmacien et déclare: «ce qui veut dire que certaines étapes de ces essais cliniques ne seront pas faites ou seront bâclées avec tous les risques que cela implique. Il est important de noter qu’un produit peut s’avérer inoffensif sur la personne mais avoir de graves conséquences dans le futur. Nous pouvons citer l’exemple du médiator».

Pour Dr Diouf, les toxicités peuvent avoir de très graves conséquences qui vont même jusqu’à survenir chez leurs descendances. «Cette forme de toxicité d’un médicament ou d’un produit peut ne pas manifester aucun effet secondaire inattendu chez la personne qui reçoit le traitement mais c’est plutôt les descendants du sujet traité qui vont manifester des malformations. L’exemple de la Thalidomide est toujours d’actualité» a-t-il avancé. Et de poursuivre : «au vu de ces risques, nous voudrons attirer l’attention des décideurs de faire très attention car, le vaccin qui sera homologué risque d’être administré à une importante population».

Au regard de l’urgence sanitaire, le pharmacien a attesté «qu’il est indispensable que les essais de phase IV soit scrupuleusement respectés si on sait que ces derniers plus connus sous le nom essais post AMM ou pharmacovigilance ne sont mis en œuvre qu’en cours d’utilisation du médicament».

Denise ZAROUR MEDANG

SUDONLINE

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