Vol de bétail: le chauffeur de taxi Abdourahmane Siby condamné à 6 mois de prison ferme

Abdourahmane Siby, chauffeur de taxi-bagages de son état, a été attrait à la barre du tribunal des flagrants délits de Dakar ce vendredi, pour vol de 23 chèvres au préjudice du berger, Mamadou Sow. Malgré ses dénégations, le juge l’a condamné à deux ans d’emprisonnement, dont six mois ferme.

C’est dans la journée du 21 juillet dernier, que le berger, Mamadou Sow, domicilié à Keur Ndiaye Lô a été victime de vol de 23 chèvres. Seulement après avoir entrepris des recherches sans succès, le sieur Sow a surpris vers 1h du matin, Abdourahmane Siby dans un bâtiment en construction en train d’embarquer le butin dans son taxi, en compagnie des nommés, Abou Dia et Djiby Dia.

« Aussitôt, j’ai informé les éléments de la brigade de Sangalkam. Dès qu’ils ont aperçu les pandores, Abdourahmane Siby et ses acolytes qui avaient fini de parquer les bêtes, ont démarré leur véhicule. Après une course-poursuite avec les hommes en bleu, Abdourahmane Siby s’est arrêté et tous les trois sont descendus avant de prendre la tangente. Et Siby a été appréhendé »,  a déclaré la partie civile.

Interrogé par le juge, Abdourahmane Siby, né en 1984, soutient qu’il n’est mêlé ni de près ni loin au vol. A l’en croire, il était chargé de transporter les chèvres à l’abattoir de Rufisque au prix de 15 mille francs pour le compte d’Abou Dia. « C’est Abou Dia qui m’avait demandé de lui transporter les chèvres à l’abattoir de Rufisque. Il m’avait trouvé chez moi à 1h du matin en compagnie de Djiby Dia. Dans un premier temps, j’avais même refusé. Parce que, j’étais fatigué. Je venais de rentrer d’un long voyage.

Lorsqu’il a insisté, j’ai accepté. Mais, je ne savais pas qu’ils avaient volé les bêtes. J’ai connu Abou Dia comme vendeur de lait. Et, je gagne ma vie à la sueur de mon front avec mon taxi », s’est-il défendu sans convaincre de sa bonne foi.

Convaincu de la culpabilité du prévenu, la représentante du Ministère public a requis deux ans d’emprisonnement, dont six mois ferme contre lui.

Prenant son contre-pied, Me Abdoulaye Seck a plaidé la relaxe de son client.

Rendant sa décision, le juge qui a suivi le réquisitoire du parquet a condamné le prévenu à deux ans d’emprisonnement, dont six mois ferme.

Kady Faty Leral

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