EVALUATION CENTRES D’EXCELLENCE AFRICAINS – Les voies du progrès scientifique

La Banque mondiale et des pays africains tiennent un atelier de quatre jours sur le fonctionnement des centres d’excellence africains (Cea), de formation et projet de recherche en Master et Doctorat. Après satisfecit, des recommandations sont attendues.

Les centres d’excellence africains (Cea) sont initiés afin d’accroître les compétences dans des filières spécifiques ayant un impact sur le développement. Selon la responsable des programmes Développement humain de la Banque mondiale, Sophie Naudeau, il existe une forte demande non satisfaite de techniciens, d’ingénieurs, de personnels médicaux, d’agronomes et de chercheurs hautement qualifiés pouvant contribuer à la croissance des secteurs en plein essor tels que l’agriculture, les technologies de l’information et de la communication, l’énergie hydraulique ou les infrastructures. De son avis, il est essentiel de former la jeunesse pour renforcer les capacités du continent. D’où l’importance de la tenue de l’atelier de Dakar portant sur les projets des centres d’excellence africains.

De ce fait, elle fait état de la mise en œuvre d’un modèle de financement basé sur les résultats, afin d’orienter les institutions d’enseignement et de recherche vers la performance, dans le déroulement du Cea 1. Lequel a aidé les institutions africaines d’enseignement supérieur à concilier leurs programmes d’enseignement et de recherche avec les défis de développement régionaux. Il s’est agi aussi de soutenir des institutions dynamiques qui sont progressivement devenues plus indépendantes en matière de gestion et d’administration. De même, le centre a encouragé et a soutenu les institutions africaines en vue de l’atteinte des normes de qualité internationale.

A l’approche de la clôture du projet, elle reste fière de constater les résultats excellents atteints dans les 22 Cea participant à cette aventure. Depuis le commencement, ce projet a contribué à la promotion de l’enseignement des études en Master. Il a permis d’atteindre des standards de qualité internationale, conduisant à l’obtention d’accréditations internationales dans plus de 57 programmes, près de 8 000 étudiants ont directement bénéficié de ce projet et ont pu faire des stages dans des secteurs et organisations clés de leurs pays et de la région.

‘’Cea Impact‘’

Les universités ont amélioré leurs stratégies de génération de revenus. Ce qui leur a permis d’atteindre plus de 40 millions de dollars américains en fonds externes à travers la plateforme Cea. ‘’Nous sommes heureux de pouvoir affirmer qu’il a tenu sa promesse’’, annonce la responsable des programmes Développement humain à  la Bm, Sophie Naudeau. En guise d’exemple, pendant l’épidémie Ebola, le premier échantillon du virus au Nigeria a été testé à l’université Redeemers, une université privée qui avait été sélectionnée comme centre d’excellence sur les maladies infectieuses sous Cea 1. Le projet a également révélé l’importance de faire un choix plus ciblé des centres sélectionnés, afin de répondre de manière plus efficace aux demandes régionales en compétence et en recherche, de développer et de renforcer les liens avec les industries, de soutenir le développement des capacités institutionnelles des universités hébergeant les Cea, d’assurer une meilleure coordination avec les partenaires régionaux et internationaux.

Le secrétaire général de l’Association des universités africaines, Etienne Ehouan Ehile, soutient que le Cea Impact a été possible grâce aux bons résultats atteints à 6 mois de la clôture de la 1re phase des Cea en Afrique de l’Ouest et du Centre. L’objectif du financement additionnel des centres d’excellence d’Afrique pour l’enseignement supérieur pour l’Impact du développement, est de supporter les établissements bénéficiaires à promouvoir la spécialisation régionale.

Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Cheikh Oumar Hanne, entend prendre en compte des recommandations qui seront retenues pour une recherche de qualité. Il fait part de 56 centres d’excellence africains opérationnels dans les universités de 22 pays pour un total de 24 000 étudiants dont 10 500 en Master.

Depuis 2014, le Sénégal a bénéficié d’un financement de 16 millions de dollars, alors que 143 millions de dollars devront être injectés en Afrique pour les projets en cours. Il reste convaincu que les Cea ont permis aux étudiants africains de se doter de compétences scientifiques. A son avis, cette rencontre a permis de briser les barrières linguistiques et géographiques qui pendant longtemps ont inhibé la collaboration interafricaine, un cadre propice de concertation. Il y ajoute que les deux nouveaux centres pilotés partiellement à l’Ucad (le Cea Agir-Environnement-Santé) et le Centre d’excellence africain en agriculture pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle (Agrisan) participent qualitativement et quantitativement à la nouvelle vision de l’enseignement supérieur.

AIDA DIENE

 

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