SOUVENT ACCUSÉS D’AGRESSION, DE VOL, DE VENTE DE CHANVRE INDIEN…Les Jakartamen ripostent

 

Dans la ville de Thiès, les conducteurs de vélos-taxis appelés ‘’Jakarta’’ ont une image écornée. Très souvent mis en cause dans des histoires de vol à l’arrachée dans les rues, de consommation et de vente de drogue, mais aussi d’agression, entre autres, les Jakatarmen ont profité, ce week-end, de leur assemblée constitutive pour apporter une réplique à leurs ‘’ennemis’’.

 

Taxés de voleurs, de vendeurs et de consommateurs de chanvre indien, d’agresseurs ou même de pédophiles par les populations, les conducteurs de Jakarta en souffrent. Eux qui se disent membres d’un secteur ‘’très organisé’’, ne veulent plus de ces qualificatifs qui leur collent à la peau.

En marge de leur assemblée générale constitutive tenue ce week-end, ils ont apporté la réplique à ceux qu’ils considèrent comme leurs ‘’ennemis’’ qui travaillent uniquement à ‘’ternir leur image’’.

Selon le nouveau secrétaire général du Syndicat national des conducteurs de deux-roues, affilié à la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (Cnt), ce mauvais procès ne doit plus continuer.

‘’Nous, conducteurs de moto-Jakarta, rencontrons d’énormes problèmes. Les gens nous traient de tous les noms d’oiseaux. A tout moment, on nous colle des motifs que je ne veux pas citer ici et qui n’honorent pas la pratique de notre métier. Chaque jour, c’est pareil. On ne dit que du mal de nous. Tout le monde, ici, sait de quoi je parle’’.

Moustapha Thiam de poursuivre : ‘’Les gens nous prennent pour des bandits, alors que nous sommes, pourtant, dans un secteur très bien organisé. Maintenant, il faut que ceux-là arrêtent de ternir notre image. Les conducteurs de vélos-taxis sont des soutiens de famille rompus à la tâche et immensément responsables. On ne se reconnait pas dans ces discours. Désormais, nous allons y faire face et c’est quelque chose à régler dans l’immédiat.’’

Le nouveau Sg du Syndicat national des conducteurs de deux-roues souligne que lui et ses camarades vont se réunir davantage et à chaque fois que de besoin, pour prendre en charge tous les problèmes qui minent le développement de leur secteur d’activité.

Dans un autre registre, le Jakartaman en chef a souligné leur difficulté à accéder à une formation sans laquelle ils ne peuvent obtenir des permis de conduire, des cartes grises mais aussi des assurances. Moustapha Thiam indique qu’il appartient au gouvernement de les aider à se conformer à la loi, en leur permettant de bénéficier de formation digne de ce nom.

GAUSTIN DIATTA (THIES

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *