Libye : « ce qui pose problème, c’est l’absence de contrôle sur les armes françaises »

Alors que quatre missiles antichars appartenant à la France ont été retrouvés dans un camp pro-Haftar, le ministère des armées nie qu’elles ont été transférées à des forces locales. Michel Tibiana, président d’honneur de la Ligue des droits de l’Homme réagit sur franceinfo.

À la suite des révélations du New York Times, mardi 9 juillet, expliquant que quatre missiles antichars de type Javelin avaient été achetés par la France aux États-Unis, le gouvernement français a admis, mercredi 10 juillet, que ces missiles retrouvés dans une base du maréchal libyen Khalifa Haftar, près de Tripoli, lui appartenaient. La ministre des Armées, Florence Parly, a expliqué qu’il s’agissait d’armes hors d’usage, que les Français avaient stockées dans un dépôt et qui donc n’avaient pas été vendues à la milice.

« J’avoue quand même être quelque peu dubitatif sur le fait qu’on laisse à l’abandon des missiles antichars et que l’on puisse les retrouver ensuite entre les mains d’une milice », a expliqué Michel Tubiana, président d’honneur de la Ligue des droits de l’Homme, mercredi 10 juillet, sur franceinfo.

« Il y a dans ce domaine du commerce des armes un souci à la fois de rentabilité mais aussi un souci politique qui échappe à tout contrôle démocratique« , poursuit-il, dénonçant « l’absence de contrôle sur les armes françaises ».

franceinfo : Est-ce que cette révélation vous étonne ?

Michel Tubiana : Oui elle m’étonne, parce que si j’ai bien compris les explications données par le gouvernement français, il s’agirait de vieux missiles en mauvais état. Je ne savais pas que l’armée française était si riche qu’elle pouvait se priver d’engins de ce genre, (…)

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