Le « Suffren », tout nouveau sous-marin nucléaire d’attaque français, va prendre la mer

Vendredi 12 juillet 2019, la France célébrera la mise à l’eau de son tout nouveau sous-marin d’attaque nucléaire, le « Suffren ». Construit par Naval Group, il est le premier de la classe des Barracuda, destinée à renforcer la composante navale de la dissuasion nucléaire au moins jusqu’en 2060.

C’est un premier bain de mer des plus attendus. Le sous-marin d’attaque nucléaire « Suffren » sera mis à l’eau vendredi 12 juillet 2019, avant de faire l’objet de plusieurs mois d’essais en mer. Il devrait être livré à la marine nationale en 2020. Cinq autres suivront jusqu’en 2029 pour remplacer progressivement les SNA de la classe Rubis.

Une « base secrète et immergée »

Le Barracuda, au devis de neuf milliards d’euros, pourra effectuer des frappes contre terre en pouvant tirer jusqu’à quatre missiles de croisière navals en une seule salve, ce que ne peut pas faire son prédécesseur, l’actuel Rubis mis en service au début des années 1980. Il sera en outre doté d’un hangar de pont amovible qui servira de point de départ aux nageurs de combat et à leurs équipements,lesquels peuvent aller jusqu’à de mini-sous-marins. Il deviendra ainsi « une base secrète et immergée », selon Bertrand Dumoulin, porte-parole de Marine nationale, qui s’est exprimé lors d’une conférence de presse au siège de Naval Group.

Les 4 spécificités du sous-marin

– Long de 99 mètres, le Barracuda aura une autonomie de 70 jours, contre 45 jours pour le Rubis.
– Il pourra emporter 50 % d’armes en plus que son prédécesseur.
– Il a été aménagé pour pouvoir accueillir des femmes dans des chambres de quatre à six lits. Au total, il pourra embarquer jusqu’à 70 personnes.
– Parmi ces 70 personnes figureront cinq nageurs de combat et deux analystes, les « oreilles d’or », capables grâce à une ouïe extraordinaire de déceler des bruits précis comme ceux provoqués par les ouvertures ou fermetures de portes des tubes lance-armes sur un bâtiment de guerre.

Le rôle des sous-marins d’attaque nucléaire est de capter discrètement des renseignements autour de lui sans révéler sa présence, tout en protégeant les sous-marins nucléaire lanceurs d’engin (SNLE) et en escortant des bâtiments spéciaux comme le porte-avions Charles-de-Gaulle.

 

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